SI JEUNESSE SAVAIT
Pour que le choix de la jeunesse compte
Association des jeunes féministes de la République Démocratique du Congo

OFFRE D'EMPLOI

POSTULEZ AU POSTE DE DIRECTEUR(TRICE) EXÉCUTIF (VE)

Avez-vous moins de 30 ans ?

Êtes-vous un ou une activiste féministe ?

Êtes-vous intéressé-e par les droits sexuels des adolescentes, internet et entrepreneuriat ?

Aimeriez-vous diriger une équipe dynamique, et motivée à faire avancer les droits des jeunes congolais ?

Vous êtes certainement le prochain directeur ou la prochaine directrice exécutive que recherche si jeunesse savait.

Date limite : le 30 NOVEMBRE 2022

RECRUTEMENT COORDONNATEUR (TRICE) RESEAU EGALE

Dans le cadre du Projet Leaving No One Behind-Empowerment des entrepreneurs LGBTI+ et leurs communautés à Kinshasa, nous sommes à la recherche du coordonnateur(trice) du réseau Egale, le réseau regroupant les entrepreneurs LGBTI+ de Kinshasa.

Responsable Programmes de Si Jeunesse Savait

Avez-vous moins de 30 ans et souhaitez vous rejoindre une équipe des jeunes passionnés dans la défense des droits humains, plus particulièrement les droits des femmes et groupes marginalisés?

Alors postulez comme responsable aux programmes de Si Jeunesse Savait et rejoignez notre équipe!

Cliquez ici pour découvrir la description du poste

Dans le cadre de la mise en place du projet Talents Pluriels, mis en oeuvre par Cuso Internationnal, Sodeico Développement, Jeunialissime et Si Jeunesse Savait, nous procédons à un recrutement des jeunes à travers la ville de Kinshasa

1. Recrutement des jeunes entrepreneurs et désireux d’entreprendre pouvant bénéficier d’une
formation et d’un accompagnement sur l’entrepreneuriat

Projet : Talents Pluriels
Mission : Formation et accompagnement des jeunes entrepreneurs
Type de recrutement : Identification des Jeunes entrepreneur de moins de 34 ans
Emplacement : Kinshasa
Date de publication : 05 Août 2022
Date de clôture : 30 Août 2022

Cliquez ici pour découvrir tous les détails sur l'appel à candidature

2. Recrutement des jeunes désireux de bénéficier d’une formation et d’un accompagnement sur la recherche d’emploi

Projet : Talents Pluriels
Mission : Formation des jeunes sur la recherche d’emploi
Type de recrutement : Identification des Jeunes à former pour l’emploi
Emplacement : Kinshasa
Date de publication : 05 Août 2022
Date de clôture : 30 Août 2022

Cliquez ici pour découvrir les modalités de recrutement

RECRUTEMENT D'UN.E CONSULTANT.E INDIVIDUEL.LE POUR LA RÉALISATION DE L'ETUDE D'IMPACT ENVIRONNEMENTAL SOMMAIRE DU PROJET TALENT PLURIELS

Dans le cadre de la mise en oeuvre du projet Talent Pluriels, Cuso International cherche à recruter un (e) consultant(e) individuel(le) pour la réalisation de l'étude d'impact environnemental sommaire du projet.

Les détails sur cet appel d'offre peuvent être obtenus sur demande au plus tard le 15 Août 2022 à 16h00 en écrivant à emile.mayamba@cusointernational.org en copiant richine.kapinga@cusointernational.org ou en version papier aux heures ouvrables au bureau de Cuso International, SODEICO développement, Jeunialissime et enfin Si Jeunesse Savait, tous à Kinshasa sur les adresses ci-dessous:

Pour plus des détails sur l'offre, cliquer ici

OFFRE D'EMPLOI

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Avez-vous moins de 30 ans ?

Êtes-vous un ou une activiste féministe ?

Êtes-vous intéressé-e par les droits sexuels des adolescentes, internet et entrepreneuriat ?

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Date limite : le 30 NOVEMBRE 2022

Les personnes vivant avec albinisme subissent dans la plupart de temps différentes formes des violences dans la communauté.
Pour célébrer la Journée internationale de sensibilisation à l'albinisme, notre équipe du projet "Intégrité corporelle", a tenue une séance de sensibilisation des jeunes de la fondation Mwimba-Texas dans la commune de Mont-Ngafula.
Au cours de cette activité, nos deux chargés du projet ont échangé avec les jeunes albinos sur les notions des droits à l'autonomie et l'intégrité corporelle.

Viols, membres sectionnés à la machette, les agressions, insultes, les jeunes albinos en sont victimes au quotidien. Ces pratiques résultent essentiellement de croyances populaires qui prêtent aux corps des albinos des pouvoirs magiques sur le marché noir.

Ainsi, à travers cette activité, financée par notre partenaire La Fondation David et Lucile PACKARD, nous avons encouragé les jeunes albinos à développer l'estime de soi, de s'accepter, s'assumer, afin de prendre part pleinement à la société et être acteur du changement. Egalement, nous avons partagé avec eux sur les cadres juridiques qui les protègent et sécurisent leurs droits, qu'ils peuvent en tout le temps brandir en cas des violences ou autres discriminations faites à leur égard.

#MonDroit, #MaSanté
La République Démocratique du Congo est parmi les pays de l'Afrique Subsaharienne qui affiche un taux de mortalité maternelle le plus élevé au monde, et on compte 251.160 adolescentes qui avortent chaque année et perdent leurs vies, contribuant ainsi à l'échelle de 20% de la mortalité maternelle !

Pour réduire ce taux considérablement élevé, nous avons lancé une série des sensibilisations pour promouvoir les droits à la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes de 14 à 24 ans et toutes les questions y relatives sans tabou.

Ces activités sont menées dans le cadre du projet "Droit Na Ngayi, Santé Na Ngayi" (Mon Droit, Ma santé) mis en œuvre par Si Jeunesse Savait grâce à notre partenaire Monde Selon les femmes et exécuté dans quatre (4) communes de la ville Kinshasa.

Les activités communautaires permettront aux adolescents (es) et jeunes d'avoir une connaissance approfondie sur le Protocole de Maputo ainsi que leurs droits aux soins complets d'avortement selon les prescrits de la loi en RDC.

Si Jeunesse Savait, Structure Féministe de la République Démocratique du Congo, est une association sans but lucratif, apolitique et n'appartenant à aucune obédience religieuse.

Notre mission est de Faire la promotion et la protection des droits humains, réaliser des études et des recherches, offrir des services, renforcer les capacités, et assurer l'autonomisation financière de tous adolescents et jeunes en particulier, les filles et des minorités sexuelles, puis promouvoir et renforcer un leadership fort de ces personnes pour qu'elles parlent pour elles-mêmes, en leur nom, dans leur propre environnement.

Devenez membre de la structure en rejoignant l’Assemblée Générale. Comment obtenir son adhésion? :

Veillez donc joindre ces informations par mail sur coordination@mwasi.com , en mentionnant sur l'objet du mail ''Demande d’adhésion''

Si Jeunesse Savait, Pour que le choix de la jeunesse compte!

Mardi 22 mars, la délégation ministérielle bruxelloise accompagnée du Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale, Rudi Vervoort, a procédé à la visite des locaux de Si Jeunesse Savait afin de s'imprégner de notre travail sur terrain en faveur des jeunes de la communauté LGBTI+.

Des échanges tournant sur les différents projets pilotés par SJS, entre autre: EKOKI projet sur la masculinité positive et Leaving No One Behind-Empowerment des entrepreneurs LGBTI+ et leurs communautés à Kinshasa.

Cette visite de la délégation Bruxelloise à Kinshasa, est en marge de la mission qui vise à mettre en avant et capitaliser les relations entre la ville de Kinshasa et la région bruxelloise. Une façon pour la Belgique de redynamiser les relations mutuellement avantageuses déjà existantes.

Profitant de cette occasion, le Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale a tenu à échanger personnellement avec les activistes LGBTI+ et les bénéficiaires directs du projet Leaving No One Behind, qui ont fait parvenir au ministre le plaidoyer sur la nécessité d'accentuer les initiatives visant à les outiller et renforcer leurs capacités afin de les rendre compétitifs et compétents sur le marché de l'emploi ou entrepreneurial.

De son côté, le Ministre-Président de la région bruxelloise-capitale s'est imprégné du contexte et le vécu des jeunes LGBTI+ dans notre communauté et a promis de poursuivre cette volonté de sa région à accompagner la ville de Kinshasa dans la réalisation de ses nombreux projets et prendre en compte le plaidoyer de ces jeunes.

Si Jeunesse Savait et son partenaire çavaria, ce grâce à l'appui financier de la Région de Bruxelles-capitale, avions lancé depuis Décembre 2021, le projet dénommé "Leaving No One Behind-Empowerment des entrepreneurs LGBTI+ et leurs communautés à Kinshasa". Ce projet vise à soutenir les initiatives en faveur de la communauté LGBTI+ et créer une image positive de la communauté, ce qui peut favoriser leur inclusion.

Ainsi, à travers cette initiative, nous lançons un appel à projet aux organisations ou réseaux des jeunes entrepreneurs LGBTI+ ou aspirants en entrepreneuriat à soumissionner des microprojets dont les principaux bénéficiaires seraient la communauté LGBT+.

Date limite de dépot: 04 Avril 2022

Les informations complémentaires à cet appel sont données à travers les fichiers présents ci-dessous.

08.03.2022-CANEVAS-MICROPROJETTélécharger
08.03.2022-APPEL-A-PROJET-SJS-1Télécharger

Fondation David & Lucile Packard et L’ONG Si Jeunesse Savait lancent le Projet sur L’intégrité corporelle

Si Jeunesse Savait en collaboration avec son partenaire Packard, initient un projet de 3 ans autour de « l'Intégrité corporelle ». Ce projet donne une base de prévention et de lutte pour les jeunes femmes et les adolescentes qui sont plus souvent touchées par les violences basées sur le genre.
L’intégrité corporelle est une thématique très importante et transversale pour les adolescents et jeunes en RDC avec tout ce qu’il représente en termes d’inviolabilité du corps humain.

Le principe d'intégrité corporelle recouvre le droit de chaque être humain (et donc des enfants) à l'autonomie et à l'auto-détermination par rapport à leur propre corps. En d'autres termes, seule la personne concernée a le droit de prendre des décisions concernant son propre corps, et personne d'autre.
A travers ce projet, nous aborderons quatre domaines principaux suivants dont Les agressions sexuelles, Les violences entre partenaires intimes, Les violences domestiques et les dictats sociaux tels que ceux relatifs à la mode, à la beauté qui peuvent être nuisibles pour la santé mentale et physique des filles.

Si Jeunesse savait vise à travers ce projet atteindre tout adolescent et jeune aussi bien que dans les écoles qu’en dehors des systèmes d’éducation classique. Notons également que les questions de groupes spécifiques dont les jeunes vivant avec le VIH, les jeunes LGBTQIA+, les jeunes vivant avec handicap, etc, feront partie intégrante de ce projet qui a un caractère inclusif.

En RDC, 28,1% des congolais sont au chômage, 63% vivent dans la pauvreté. Alors que de nombreux congolais luttent pour satisfaire leurs besoins de base, cette situation présente également de nombreuses opportunités aux entrepreneurs qualifiés.

Se lancer dans une activité génératrice des revenus est devenue une solution de plus d’un tiers de la population congolaise.

Exerçant des activités diverses avec les moyens de bord, entre autre : vente des articles alimentaires, épicerie, articles de mode ou accessoires, commerce en ligne des articles divers, vente des services, etc.

Créer sa propre entreprise est une possibilité qui intéresse des nombreuses personnes et en particulier LGBTI+. Pour certains jeunes de cette communauté, travailler à son propre compte peut être préférable à un emploi où les LGBTI+ souffrent de la stigmatisation et de la discrimination et/ou sont confrontées à des barrières à l’emploi.

Certains préfèrent être indépendants et tandis que d’autres préfèrent travailler à distance, en particulier les personnes transgenres et de genre non conforme qui souffrent de la plus forte discrimination.

Pour répondre aux défis des personnes LGBTI+, Si Jeunesse Savait en tant que structure inclusive, son partenaire Cavaria, et grâce à l'appuie financier de Brussels-Capital Region, se proposent d’implémenter en RDC un projet « Leaving no one behind-empowerment des entrepreneurs LGBTI+ et leur communauté de Kinshasa ». Ce projet vise généralement à améliorer la situation socio-économique de la communauté LGBTI+ vivant à Kinshasa tout en renforçant leur leadership en se consolidant dans un réseau de travail mais également d’encourager les efforts de chacun d’être autonome pour agir en suivant ses perspectives et objectifs entrepreneurial.

Le projet débute à travers une étude pour identifier les priorités, les besoins des jeunes entrepreneurs et aspirants entrepreneurs LGBT+, et ensuite, ces jeunes bénéficieront d’un accompagne en terme de formation, coaching pour accroitre leur business et atteindre leurs objectifs .

16 Jours d'activisme, 16 Jours de renforcement et accentuation des activités communautaire pour lutter contre les violences faites aux femmes. Au cours de cette période, nous avons organisé des activités tant pour les jeunes que pour les adultes

Visite de la ministre Belge Meryame KITIR

Pour le lancement de nos activités des 16 Jours d'activisme, nous avons eu l'occasion d'échanger avec la ministre belge de la Coopération au développement, Méryame Kitir, et ce, en compagnie des jeunes adolescents de la commune de bandalungwa dans nos clubs des jeunes lors de la sensibilisation communautaire.

Sensibilisation avec les personnes de petites tailles

Notre deuxième activité pendant cette période était axée sur la sensibilisation des personnes des petites tailles sur les formes des violences et un échange sur leurs vécus et les différentes violences dont elles font face afin de trouver les mécanismes d'y mettre fin.

Journée Portes Ouvertes

Pour faire redécouvrir notre univers et notre travail à la communautés, nous avons organisé une journée portes ouvertes où nous avons reçu des jeunes et adultes afin de discuter sur nos actions et thématiques de travail en mettant plus un accent sur la santé sexuelle et reproductive.

Campagne en ligne ''Agir Avec Elle''

La lutte pour la défense des droits de la femme ne s'arrête pas que pendant les 16 Jours d'activisme, de ce fait, nous avons initié la campagne en ligne ''Agir Avec Elle'' qui s'étend du 13 au 25 Décembre 2021. Cette campagne vise la promotion des droits à la santé sexuelle et reproductive des femmes et jeunes filles particulièrement le droit à l'avortement.

Cette campagne de deux semaines se veut un moyen d’amener des hommes et des jeunes garçons à être les premiers promoteurs des droits à la santé sexuelle et reproductive des femmes et des jeunes filles, particulièrement les droits à l’avortement sécurisé.

Les seize jours d’activisme contre les violences basées sur le genre ont pris fin le 10 décembre, mais le combat continue. Ainsi, cinq organisations, Si jeunesse savait, Santesexuelle.cd, Amour Afrique Congo, Racoj, et Cfleg lancent-elles une campagne en ligne dénommée « AGIR AVEC ELLE ».

Cette campagne de deux semaines se veut un moyen d’amener des hommes et des jeunes garçons à être les premiers promoteurs des droits à la santé sexuelle et reproductive des femmes et des jeunes filles, particulièrement les droits à l’avortement sécurisé.

Il sera surtout question de sensibiliser les internautes sur le danger et les conséquences des avortements clandestins en présentant des chiffres officiels. Mais aussi de rappeler le cadre légal des questions d’avortement en République démocratique du Congo, particulièrement de l’article 14 du Protocole de Maputo.

Plus de 250 mille internautes sont ciblés à travers des courts messages et des articles de presse qui seront publiés dans différentes pages réseaux sociaux et sites web des organisations qui prennent part à cette campagne.

La RDC a signé sans réserve depuis 2008 le Protocole de Maputo, une charte africaine qui autorise l'avortement en cas de viol, inceste et toutes autres raisons thérapeutiques pour préserver la santé et la vie de la femme. Malgré cela, des nombreuses femmes et filles continuent d’avorter clandestinement soit par ignorance soit par la peur de voir ces droits leur être refusés par une société conservatrice.

Selon l'Etude démographique de la santé (EDS 2013-2014), l'avortement non sécurisé est la deuxième cause de mortalité maternelle en RDC (846 décès sur 100 000 naissances vivantes). 

Pour la seule ville de Kinshasa, il se produit plus de 400 avortements clandestins par jour, selon une étude réalisée en 2016 par l'Ecole de santé publique et Guttmacher Institute. 

L’implication des hommes aux côtés des femmes est une nécessité pour mettre fin à ces avortements clandestins.

AGIRAVECELLE

Depuis 1992, la Journée internationale des personnes handicapées est célébrée chaque année le 3 décembre à travers le monde. Cette journée vise à promouvoir les droits et le bien-être des personnes handicapées dans toutes les sphères de la société et du développement et à accroître la sensibilisation à leur situation particulière dans tous les aspects de la vie politique, sociale, économique et culturelle.

Au niveau mondial, l’OMS estime que 15% des personnes vivent avec un handicap, et que cette proportion augmente en situation de crise. Ainsi, la RDC n’échappe pas à cette réalité et les prévalences sur les zones de crises doivent être attendues comme supérieures au seuil global de 15%.

Fort malheureusement, le constat fait en RDC est qu’une grande partie des personnes vivants avec handicap se livrent à la mendicité ou sont dans des mauvaises conditions de vie par manque d’accès à l’éducation ou le taux réduits d’accéder à un emploi. Elles ont également un accès moindre que quiconque aux soins de santé, à la vie sociale.

De par ces faits, les personnes vivant avec handicap sont exposées à un risque élevé de pauvreté, de violence, de négligence ou d’atteintes et sont au nombre des personnes les plus marginalisées dans nos  communautés.

Autisme, handicap mental, handicap visuel, handicap auditif, handicap moteur ou autres types, constituent pour certains un motif de discrimination ou stigmatisation à l’égard des personnes qui en sont atteintes et les femmes sont doublement marginalisées selon La Convention des Nations Unies relative aux Droits des Personnes Handicapées.

Réalisant les inégalités préexistantes et l’ampleur de l’exclusion dont les personnes vivants avec handicap subissent démontrent comment le respect des droits humains est bafoué et pourtant ces droits sont inscrits dans la constitution congolaise et le pays a ratifié la convention des Nations unies sur le sujet en 2015.

Trop souvent, ceux qui vivent avec un handicap sont considérés comme des sujets de gêne et, au mieux, de condescendance et de charité … Même s’ils jouissent des mêmes droits que d’autres sur le papier, en réalité, ils ont souvent été marginalisés et se sont vu refuser les chances que d’autres tiennent pour acquises.

Le handicap ne doit pas constitué un frein dans la vie et une raison d’exclusion. Cette journée internationale instauré doit être une occasion de questionnement : « Est-ce que cette journée a raison d’être célébré en RDC si les inégalités continuent à être perpétré contre les personnes vivants avec handicaps ? »

Nous devons repenser aux stratégies pour résoudre le problème d’intégration sociale et favoriser l’insertion économique des personnes vivant avec un handicap étant qu’acteur du changement dans notre pays.

Les questions de lutte contre les violences basées sur le genre demeurent encore d’actualité en République Démocratique du Congo. Cette année pour le lancement des activités des 16 Jours d’activisme contre les violences basées sur le genre  qui débutent le 25 Novembre, la Ministre belge de la Coopération au développement et de la Politique des Grandes villes, Meryame Kitir a saisi cette occasion pour s’imprégner de notre travail sur cette thématique.

Dédiée chaque année comme la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux minorités du genre, le 25 Novembre de cette année a été marqué par la visite de la ministre belge chargée de la coopération et de sa délégation. Etant une journée significative dans notre lutte, nous avons, à l’occasion tenu nos clubs des jeunes pour une sensibilisation sur les formes de violences qui existent et des mécanismes pour l’élimination de ce fléau.

Au cours de sa visite, la ministre a eu l’occasion d’échanger avec le staff de Si Jeunesse Savait sur les différents projets réalisés entre autre sur la masculinité positive, également s’imprégner de notre travail terrain dans la lutte contre les violences dont les femmes subissent et plus particulièrement les jeunes filles.

Profitant de cette occasion, la ministre a échangé avec des jeunes dans les clubs organisés par SJS et aussi avec les jeunes artistes des différentes disciplines afin de prendre connaissance de leurs travaux, leurs réalités et leur  vision du monde artistique.

Témoignant son engagement pour la défense des droits des femmes, l'égalité de genre et la lutte contre la violence basée sur le genre, la ministre Meryame Kitir a, au terme de sa visite, manifesté l’intérêt de subventionner les activités sur la masculinité positive afin d’intensifier nos actions sur terrain.

30 novembre - 18h-20h30 - 10 Rue du Méridien

Que signifie être féministe au Brésil et en République Démocratique du Congo aujourd’hui ? Comment s’organise cette militance ? Quelles sont les stratégies de résistance, les avancées et les écueils ? Les alliances avec d’autres combats ?

Pour répondre à ces questions, Si Jeunesse Savait partagera son expérience à travers Patrick Maliani Issa, notre Responsable Programme DSSR qui sera l'un des intervenants de cette conférence, au coté de Danielle Coenga-Oliveira, universitaire brésilienne.

Deux regards singuliers, deux contextes très différents mais certainement des analogies et des ponts à construire et cela pour éclairer l'opinion sur la militance des droits de la Femme.

Patrick Maliani Issa est Responsable du programme DSSR (Droit à la santé sexuelle et reproductive), Il accompagne entre autres les efforts de plaidoyer de SJS pour un avortement sécurisé en RDC. Il est le lauréat du prix YO PE OKOKI HOPE AWARD, (JEUNIALISSIME, 2019), pour son investissement personnel dans la mise en œuvre des droits et le renforcement des capacités de la communauté LGBTQI en RDC.

Danielle Coenga-Oliveira est candidate au doctorat en science politique et études féministes à l’Université du Québec à Montréal. Dans le cadre de sa thèse doctorale, elle se penche sur le rapport entre les politiques antiféministes « anti-genre » et la démocratie à l’intérieur de l’État brésilien. Elle est aussi titulaire d’une maîtrise en psychologie sociale (Université de Brasilia, au Brésil) et d’une maîtrise en études internationales (Université de Montréal).

Un évènement organisé par le Monde selon les femmes et l’Université des femmes.

A l’occasion de la célébration de la journée mondiale du cryptage, un public diversifié passionné du numérique a assisté à une Master class,  organisée par I-CSSI (Institut Cyber sécurité et Sécurité des Infrastructures) en partenariat avec Internet Society chapitre de la RDC (ISOC). Au cours de ces assises, Si Jeunesse Savait a été représentée par ses membres.

Cette rencontre avait principalement pour objectif de sensibiliser les internautes à adopter un comportement tendant à soutenir le cryptage et l’utilisation des plateformes cryptées de bout en bout.

La première partie de cette masterclass animée par des panelistes experts en cryptage était introduite par le thème : renforcer la gouvernance de l'internet en RDC. Chiffrement et cryptage : différence et mise en œuvre

Cette thématique a conduit les participants à assister à la seconde partie de la journée avec  les différentes présentations des étudiants de la première promotion d’I-CSSI. Au cours de leurs exposés, les étudiants ont sensibilisés les participants sur l'importance de la Cyber sécurité dans notre pays.

Par cette sensibilisation, Nathalie Kienga, Initiatrice et Directrice des programmes de I-CSSI a, au cours de son allocution rappelé que "La cybersécurité aujourd'hui, est un enjeu majeur pour le continent africain, encore plus pour la RDC au vu de la taille du pays, au vu des stratégies qui sont mises en place aujourd'hui. Il est important de sensibiliser à la cybersécurité, car c'est l'affaire de tous, que ça soit au niveau des institutions, que ça soit au niveau des entreprises mais également de la société civile. Tous doivent être prêts à répondre à des attaques cyber, tous doivent être conscients aux risques numériques de cybercriminalité, car ils existent. Aujourd'hui, nous on essaye de pousser à ce que la population soit un peu sensibilisée à la cybercriminalité pour qu'elle puisse se protéger elle-même, qu'elle puisse protéger le pays mais également le continent".

La protection des données étant indispensable pour rendre internet plus sécurisé en faveur des citoyens du monde et de la RDC, d’où, l’importance de sensibiliser les utilisateurs à soutenir le cryptage.

Ainsi, à travers cette collaboration, ISOC RDC et I-CSSI ont décidé de travailler ensemble afin de sécuriser l'internet et pour maintenir une collaboration entre les parties prenantes pour la sécurisation de l'internet en générale et pour le développement de la cybersécurité en particulier autour des différents axes dont :

En consensus avec ses partenaires, Cuso International a mis en place un concept pour réunir ses organisations partenaires autour des différentes thématiques.
Share-Meeting constitue un projet visant un partage d’expérience et de savoir-faire de chaque organisation partenaire de Cuso International.
En amont, le projet SHARE vise à améliorer le mieux-être économique et social des personnes les plus pauvres, les plus marginalisées et les plus vulnérables, en particulier les femmes et les filles dans les pays en développement, avec la mission de contribuer aux objectifs de développement durable (ODD).
En plus de renforcer l’engagement des Canadiens pour le développement international et les principaux enjeux mondiaux, ce projet vise à améliorer le rendement des partenaires des pays en vue de promouvoir des initiatives novatrices et un développement environnemental durable plus inclusif qui feront progresser l'égalité des genres en mettant en œuvre les champs d’action pour la Politique d’aide internationale féministe du Canada.
De ce projet, le concept Share-Meeting a été créé dont le but à travers ces rencontres est que chaque partenaire du projet SHARE opte pour un sujet faisant partie de son axe d'intervention afin de le partager aux autres organisations dans le cadre d'un renforcement des capacités.
Pour ces rencontres dont la première séance débutée en Septembre 2021, Share Meeting aspire être un espace qui réunit des organisations évoluant sur différents axes d’intervention mais ayant en commun le désir d’apprendre sur le travail des autres, leurs réussites, les obstacles liés à leur travail et leur façon d’aider leurs communautés.
Pour rappel, Cuso International est un organisme de développement international sans but lucratif qui s’est donné pour mission d’éradiquer la pauvreté et les inégalités.
Cuso collabore avec des gouvernements, des organismes de la société civile, des organisations multilatérales et des entreprises du secteur privé à la création et la prestation de programmes visant l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et des filles et l’accès à des emplois de qualité pour les jeunes.


En moins d’une décennie, l’explosion des médias en ligne et l’exigence croissante d’une action publique plus efficace en Afrique ont laissé entrevoir des opportunités sans précédent d’innovation dans le domaine de l’initiative citoyenne, appelée « civic tech ». Des outils numériques sont désormais disponibles, mais le manque de connaissances ou l’absence d’un écosystème freinent le développement de ces initiatives. En réponse à cela, Connexions Citoyennes se propose de mieux faire connaître la civic tech et d’accompagner les acteurs et actrices qui souhaitent développer un projet. Connexions Citoyennes est aussi un projet inclusif avec une forte ambition en faveur de l'égalité des genres.
Le MOOC Connexions Citoyennes, d’une durée de 6 séquences, a donc été pensé comme un outil de sensibilisation aux enjeux, contraintes et possibilités de l’innovation numérique et citoyenne. Ce MOOC s’adresse à toutes et à tous, gratuitement et sans restriction.
Vous aurez accès à 4 modules thématiques dans chacune des 6 séquences. Chaque module est composé d’une vidéo, de ressources, d’un quiz et d’un accès à un débat en ligne. En validant les 6 quiz de fin de séquence, vous obtiendrez à l’issue de ce MOOC une attestation de réussite. Pour bénéficier de ce MOOC rejoignez-nous à travers www.connexions-citoyennes.com
Parmi les intervenants de cette session, nous avons :
Sinatou SAKA
Journaliste pour le groupe France Médias Monde (RFI, France 24), Sinatou Saka est spécialiste de la recherche sur le numérique dans des domaines qui permettent de travailler sur les problèmes de société en Afrique. Elle coordonne ainsi le RFI Challenge App Afrique, un concours d’innovation numérique dont l’objectif est de favoriser l’émergence de la ville intelligente en Afrique à travers le développement d’applications mobiles ou de tout autre service numérique.
Imed Bensaied
Journaliste, rédacteur présentateur, Imed Bensaied présente notament "Tech 24", une émission du canal arabophone de France 24 consacrée aux nouvelles technologies, ainsi que la version arabe des "Observateurs", l'une des émissions phares de la chaîne. Il couvre régulièrement les salons dédiés aux nouvelles technologies : CES, IFA, MWC.
Rendez-vous maintenant sur www.connexions-citoyennes.com pour rejoindre notre communauté.


Journée de la Jeune fille célébrée chaque 11 octobre, est une occasion de repenser aux nouvelles stratégies pour la sensibilisation et l’accompagnement des adolescentes sur les questions liées à leur sexualité, leur autonomisation et leurs droits.
Cette année, le thème en rapport avec cette journée est « Génération numérique, notre génération », ce thème qui est une occasion d’une part de rappeler à la jeune fille la nécessité de s’approprier de l’outil informatique et de tous les avantages qu’il présente dans ce monde en pleine évolution. Cette fille qui est au centre de cette journée et qui doit activement contribuer au développement du pays doit se doter des compétences qui lui permettrons d’être compétitive dans le monde professionnel et dans la vie active.
Et d’une part, cette journée est une occasion de rappeler aux autorités les efforts à fournir pour répondre aux besoins des jeunes filles pour contribuer pleinement à leur émancipation.
En effet, malgré les efforts du gouvernement à répondre aux besoins des adolescentes dans certains domaines qui leur préoccupent notamment l’éducation, la santé, le droit à l’information. Le domaine lié à la santé sexuelle et reproductive des adolescentes restent à ce jour très préoccupant car plusieurs défis à relever sont encore là, tels que l’accès à l’information, l’accès aux services, l’accès aux produits.
Notons par ailleurs que cette responsabilité d’accompagner les jeunes filles n’inclus pas seulement les autorités mais également nous les organisations de la société civile. Bien que le terrain reste encore vaste à couvrir concernant cette mission que les organisations doivent s’assigner, nous nous devons avec les faibles moyens que nous possédons accentuer nos actions pour que chaque fille à travers le pays prenne conscience de sa valeur et des moyens mises à sa disposition pour atteindre son émancipation.


Un combat qui nous concerne tous et toutes!

Elles subissent toutes sortes de mépris,

Elles sont mal vues et deviennent parfois l’objet de moquerie et de rejet dans leur communauté.

Oui ! Ces femmes ont choisi d’interrompre volontairement leur grossesse, elles ont senti

la nécessité d’y mettre un terme par un avortement médicalisé.

Pas facile parfois de prendre cette décision pour certaines mais souvent la situation leur oblige.

Partant des statistiques, la RDC se classe parmi les 10 pays qui contribuent le plus aux décès maternel liés aux avortements clandestins, soit l’avortement représente la 2ème cause majeure /5 de la Mortalité Maternelle en RDC, Selon une étude du PNSR ESP en 2012.

En 2018, le protocole de Maputo a été publié au journal officiel et cela a donc emmené à dépénaliser l’avortement dans des cas bien précis d’agressions sexuelles, viol, inceste et dans le cas où la grossesse menace la santé mentale de la mère ou la vie de la mère ou fœtus.

Malheureusement la stigmatisation liée aux avortements empêche les femmes qui en ont besoin d’accéder à ces services et faisant face toutes ces contraintes sociétales cela les pousser vers des avortements clandestins qui sont l’une des causes premières de la mortalité et de la morbidité maternelle.

Toute femme qui avorte est-elle une meurtrière ? Arrivons-nous à chercher à savoir la détermination cachée derrière leur décision sans juger ? ou bien hâtons-nous premièrement de les stigmatiser ou de les pointer du doigt ?

Aucune femme ne mérite le rejet suite à sa décision d’avorter !

Considérons qu’à chaque acte de stigmatisation que nous posons cela amène certaines de nos sœurs à réaliser des avortements clandestins bien qu’ayant subi des actes de violences sexuelles ou un des cas édictés dans le protocole de Maputo. Et ces avortements clandestins amènent parfois à la mort!

Ce combat nous concerne tous,

L’avortement sécurisé est un droit et un choix réfléchi !

Participons à la réduction de la stigmatisation liée aux avortements pour sauver la vie et garantir la santé des femmes et des filles de la RDC.


L'employabilité des Jeunes, une question qui nécessite une implication collective
Du 29 au 30 septembre, nous avons participé à Kinshasa à une réunion stratégique pour l'emploi des jeunes en RDC.

Organisée par le mouvement mondial ONE, cette rencontre qui a réuni les leaders des organisations des jeunes venant de Kinshasa et de Goma avait comme objectif de pousser des réflexions sur les causes de la non employabilité des jeunes en République Démocratique du Congo ainsi que des opportunités de développer le secteur d'emploi pour aboutir à la création d'une charte congolaise sur l'emploi des jeunes, imposable à toutes les autorités mais également pour l'Union africaine.

Il sied de noter que cette rencontre qui s'est tenue à Kinshasa pour le compte de la RDC, a été organisée également dans 4 autres pays de l'Afrique notamment le Nigeria et Kenya qui feront eux aussi les chartes pour être déversé dans une seule charte au niveau de l'Union africaine pour soutenir l'emploi de tous les jeunes en Afrique.


Si Jeunesse Savait, Partenaire de la première édition du Forum de l'Etudiante Congolaise
Dans notre mission d'œuvrer dans la promotion et la défense des droits des femmes, nous avons participé étant que #partenaire à la 1ere édition du Forum de l'étudiante congolaise, organisé le samedi 18 septembre à Kinshasa.

Tenu sous la direction du REC (Représentation des étudiants du Congo), ces moments d'échanges avec des étudiants (es) ont tourné autour du "Leadership féminin en milieu estudiantin face aux défis des violences sexuelles basées sur le genre".

Différentes thématiques ont été abordées, entre autre : l'entrepreneuriat, le leadership, le droit à la santé reproductive des jeunes, les nouvelles technologies, les violences sexuelles basées sur le genre afin pour atterrir sur un moment de motivation et partage d'expérience. Ceci dans le but d'éveiller la conscience de chacun et ensemble développer des mécanismes pour mettre fin à ces violences qui affectent la jeune fille dans notre société et plus particulièrement dans le milieu universitaire.


Technologie de l’information et de la communication

La promotion des technologies de l’information et de la communication par SJS se fait de façon innovante et plaisante.

En tant que Féministe, nous reconnaissons l’importance de faire entendre notre voix et parler pour nous même.

Nous utilisons les TIC puisqu’elles sont de notre temps et correspond parfaitement à nos besoins, en plus d’être un moyen efficace d’atteindre un grand nombre de personnes.

Nos actions comprennent

Les droits à la Santé Sexuel et reproductifs sont des droits de la personne liant la sexualité aux principes du respect de la vie privée, de l’égalité ainsi qu’aux valeurs d’intégrité, d’autonomie et de dignité des indivisdus (fédération laïque de planning familial)

Même en mettant de côté des us et coutumes d’un autre siècle ou pratiques de religion qui dictent un certain nombre de comportements sexuels et reproductifs, il existe encore des usages qui nuisent au bien être sexuel et reproductif des populations. (Les viols et autres formes de violences sexuelles, l’excision, les mariages précoces/ forcées la reconstruction de l’hymen, etc.)

Si jeunesse contribue au plaidoyer pour que les femmes, les filles et minorités sexuelles du Congo puissent être libre de faire des choix quant à leur sexualité, qu’elles puissent accéder aux services de santé et à l’information qui respectent et soutiennent leurs choix.

Sachez que ce qui s’est passé n’était pas de votre faute, c’est la faute de votre agresseur, alors n’ayez aucune crainte dites-nous tous, nous sommes là pour vous aider.

Une agression sexuelle désigne tout acte sexuel non désiré commis par une personne sur une autre. Elle n’est jamais acceptable,

L’agression sexuelle, qui est un acte de violence commis par une personne dans le but d’exercer son pouvoir sur une autre, peut se manifester sous différentes formes :

Ceci est puni dans la loi n° 06/018 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le Décret du 30 janvier 1940 portant Code pénal congolais dans la Section III : Des autres infractions de violences sexuelles

Appelez-nous ou écrivez-nous pour une assistance au +243 890 000 660 ou +243 840 114 114

Autrefois, l’avortement était interdit sous toutes ses formes en RDC y compris par le code pénal. mais depuis le 14 mars 2018, date de la publication au journal officiel reprenant les dispositions de la charte africaine des droits de l'homme et des peuples, relatifs aux droits de la femme en Afrique communément appelé Protocole de Maputo , l’avortement sécurisé  est autorisé dans certains cas suivant les prescrits de l’article 14, alinéa 2 point C de ce protocole qui indique que les états s’engagent à :

« Protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus. »

Découvrez le numéro spécial du Journal officiel à travers http://www.leganet.cd/Legislation/JO/2018/jos.05.06.2018.o.pdf

Pour plus amples explication contacter nous au numéro Whatsapp :  +243 890 000 660/ +243 840 114 114

L’homophobie désigne les manifestations de mépris, rejet, et haine envers des personnes, des pratiques ou des représentations homosexuelles ou supposées l'être.

Est ainsi homophobe toute organisation ou individu rejetant l'homosexualité et les homosexuel-le-s, et ne leur reconnaissant pas les mêmes droits qu'aux hétérosexuel-le-s. L'homophobie est donc un rejet de la différence, au même titre que la xénophobie, le racisme, le sexisme, les discriminations sociales, liées aux croyances religieuses, aux handicaps, etc.

Oui, en RDC comme yailleurs, il y a des personnes victimes d’homophobies.  Si vous avez besoin de notre aide ou de témoigner, contacter nous au numéro Whatsapp 0840114114/ 0890000660.  Nous pourrons vous aider du mieux que nous pourrons. Sachez toute fois, bien que la RDC n’autorise pas le mariage des personnes du même sexe, la législation congolaise ne criminalise pas l’homosexualité et l’autorise pas pour autant. Elle reste donc muette. Ainsi, vous ne devez donc pas comparaitre devant la loi du simple fait d’être homosexuelle. Si vous ou l’un de vos proches se retrouve dans cette situation, écrivez-nous au numéro WhatsApp pour comprendre comment vous apporter notre solidarité.

Salut ! Cher(e) ami (e)

De quel service as-tu besoin ?

As-tu besoin d’une information particulière ?

As-tu besoin d’un service de contraception ?

As-tu besoin d’un service de soins après avortement ?

As-tu besoin d’un service de soutien contre les violences sexuelles ?

As-tu besoin d’un conseil sur la sécurité en ligne ?

As-tu besoin d’un conseil sur un projet entrepreneurial ?

As-tu besoin d’une formation ou d’un renforcement des capacités ?
Autre ?

Contactez nous au +243 840 114 114 / +243 890 000 660

Ou envoyez nous un mail sur contact@mwasi.com

Autrefois, l’avortement était interdit sous toutes ses formes en RDC y compris par le code pénal. mais depuis le 14 mars 2018, date de la publication au journal officiel de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relatifs aux droites de la femme en Afrique communément appelé Protocole de Maputo , l’avortement sécurisé  est autorisé dans certains cas suivant les prescrits de l’article 14, alinéa 2 point C de ce protocole qui indique que les états s’engagent à :

« Protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus. »

Pour plus amples d’explication contacter nous au numéro Whatsapp :  0890000660/ 0840114114

Peu de Congolais cernent aujourd’hui tous les contours de la loi en vigueur sur les questions d’avortement. A Kinshasa, même celles qui en ont légalement droit recourent à des avortements clandestins, craignant les stigmatisations et le regard des autres…

Ozone, quartier situé dans la commune de Ngaliema, à l’Ouest de Kinshasa. Sur une des avenues qui jouxtent la Route de Matadi, une parcelle (résidentielle) a, d'emblée, un air commode : une cour commune. Pourtant, dans une des maisons annexes contigüe à une grande bâtisse, un "hôpital" clandestin de deux pièces fonctionne uniquement sur rendez-vous. On peut y trouver une table – sans dossier – sur laquelle montent des femmes enceintes qui désirent avorter. Au coin de l’angle de la fameuse table, un vase de curettes utérines visiblement rouillées par le mauvais nettoyage après usage. Pas des gants stérilisés. Le maitre du lieu (qui joue le rôle d'un médecin) fait le toucher vaginal au moyen d’un préservatif masculin porté comme un gant.

A l’entrée à droite, un lit grinçant réservé à la récupération des femmes qui se font avorter sous anesthésie générale. Un peu comme une sorte de salle de réveil. Sur ce lieu servant également de salle de réception, une dame – la cinquantaine révolue – attend avec un air inquiet la sortie de sa fille de 15 ans qu’elle a accompagnée pour une IVG.

La fille est enceinte d’un homme d’environ 40 ans que sa mère estime être un inconnu pour la famille. « Cette fille va me faire tuer. Ma réputation et celle de la famille sera mise en mal, si cette histoire [de grossesse] ne s’arrête pas », murmure la mère de la fille. Elle dit éviter d’amener son enfant à l’hôpital où est abonnée toute la famille par crainte de propager la nouvelle de cette grossesse et de l’avortement qui s’en suivra, affirmant que la tante paternelle de cette mineure travaille également dans ce grand hôpital. « Si elle apprend que c’est pour l’avortement, notre vie est foutue », craint-elle.

*La loi congolaise et le Protocole de Maputo*

Pourtant sa fille, 15 ans, était en droit de bénéficier d’une assistance médicale par des prestataires qualifiés. La loi congolaise considère tout rapport sexuel, quoique consenti, entre une personne majeure et une personne mineure comme un viol. Au-delà du fait que sa mère pouvait porter plainte pour viol, la grossesse de sa fille est donc issue de cette circonstance. L’article 14, alinéa 2, point C, du Protocole de Maputo d’application en République démocratique du Congo, depuis 2018, autorise l’avortement sécurisé « en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus. »

Sur le plan médical, cet avortement doit aussi obéir aux normes universelles édictées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce qui n’est pas le cas du lieu secret où cette mère a amené sa fille par peur des stigmatisations. Cela, avec le risque de perdre la vie de son enfant ou d’hypothéquer ses chances de devenir mère, à son tour, dans l’avenir.  Parmi les femmes et jeunes filles qui vont dans cet endroit, se trouvent celles dont la loi interdit l’interruption volontaire de grossesse. Mais, aussi, d’autres dont les cas entrent – sans le savoir – dans la catégorie des avortements autorisés par la loi.

Equipe de campagne

Quelques semaines après avoir sollicité discrètement un avortement, une fille de 16 ans se dispute avec sa voisine et amie qui trahit leur confidence. Depuis, les regards des habitants du quartier sur la fille ont changé négativement.

Nicha*, c’est l’histoire d’une fille de 16 ans, dans la commune de Kintambo, à Kinshasa, née au moment où sa mère décède après son accouchement. Elle ne vit désormais qu’avec son père dans la maison familiale. Son grand frère est parti de la maison suite aux mésententes avec la compagne de son père. Une compagne qui a fini, elle aussi, par quitter le père de Nicha un peu vieillissant.

Alors, quand Nicha réalise qu’elle est enceinte, elle se tourne vers une voisine proche, la mère de son amie du quartier. Cette mère va la conseiller de garder la grossesse et d’avoir le courage de partager la nouvelle à son père. Mais Nicha connaît peut-être mieux son père que quiconque et décide de prendre le chemin inverse. Elle va finalement interrompre cette grossesse.

Mais quelques mois après l’avortement, lorsqu’une dispute sur un sujet banal éclate entre Nicha et son amie, cette dernière balance la confidence au milieu de plusieurs curieux. Des mots qui vont bouleverser le quotidien de Nicha.

« Elle est, depuis, catégorisée dans le quartier comme un mauvais exemple. Beaucoup de parents ont même interdit à leurs enfants de la fréquenter. Je me mets parfois à sa place et imagine ce que cela représente d’être pointée constamment du doigt, raconte Emilie, une autre voisine de Nicha. C’est tout le monde qui est au courant que la fille avait avorté ».

La confidentialité est une des armes contre la stigmatisation des soins d’avortement. Si elle est trahie comme pour le cas de Nicha, elle peut avoir un effet inverse nuisible. La Loi sur la Santé publique de 2018, dans son article 15, stipule  qu’en « matière d’accès aux soins de santé, nul ne peut faire l’objet de discrimination, de brimade ou de toute autre forme ou de privation en raison des considérations tribale, ethnique, religieuse, raciale, professionnelle, sociale, philosophique, politique ou de sexe ».

Dans la société congolaise, des pesanteurs socioculturelles et religieuses continuent d’être des freins à l’acceptation des évolutions légales dans l’accès à l’avortement.

Par ailleurs, la loi congolaise considère  tout rapport sexuel, quoique consenti, entre une personne majeure et une personne mineure comme un viol. La grossesse de Nicha à 16 ans est donc issue d’un viol. L’article 14, alinéa 2, point C, du Protocole de Maputo d’application en RDC, depuis 2018, autorise l’avortement sécurisé notamment si la grossesse est issue d’un viol. Sur le plan médical, cet avortement doit obéir aux normes universelles édictées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Equipe de campagne

*Prénom d’emprunt

Ayant grandi dans une banlieue de Kinshasa, Louise* – 15 ans – est devenue mère à 14 ans après avoir été violée par un jeune homme de son quartier. Orpheline de mère, sa tante qui l’héberge n’a pas voulu la soumettre à l’IVG pour, lui disait-elle, éviter la honte de la famille. Et pourtant, c’est ce que Louise  a toujours vécu depuis ce malheureux accident de la vie.

Silhouette d’enfant, faible de poitrine, Louise n’affiche aucune apparence d’une mère. Pourtant, elle l’est devenue depuis plus d’une année. Fin 2018, elle fréquentait une famille dans son quartier où elle avait une amie. « Pendant que je somnolais chez mon amie,  un de ses cousins m’a demandé d’aller me coucher puisque je ne me sentais pas aussi bien. Pendant que mon amie s’attelait à autre chose un peu  plus loin dans la parcelle, son cousin m’a violé », explique Louise.

Un fait qu’elle n’a communiqué qu’à son amie. Celle-ci l’a fait savoir à sa famille et le cousin a été renvoyé de la maison.  Mais près de trois mois après, Louise réalise que l’acte n’était pas sans conséquence. Elle était enceinte. « J’ai parlé de cette situation à ma tante, elle a menacé aussi de me chasser du toit familial. Je lui ai demandé si elle pouvait m’aider à se faire avorter, elle m’a répondu qu’elle ne devait pas assumer cette honte de la famille. Ma grossesse était le fruit de mon imprudence, je devais m’assumer », relate-t-elle.

Son amie qui connaissait déjà sa situation de grossesse a contribué à la propagation de la nouvelle dans le quartier. « J’étais devenue doublement un sujet de moquerie. A la fois de ma tante qui me qualifiait de ‘‘pute’’ par ce que j'ai pensé à l’avortement et de certaines personnes du quartier parce qu’on m’a rendu grosse par un inconnu », se rappelle Louise.

Après son accouchement, la jeune femme n’a pas pu allaiter le bébé. Un  des membres de la famille de l’auteur du viol a récupéré le bébé.

" Ma vie a basculé, regrette Louise. Puisque j’ai arrêté mes études et je ne vis plus comme un enfant. Ma famille me demande parfois de cotiser pour la nourriture. Quand je réponds en blaguant que je ne suis qu’un enfant et que je ne travaille pas, certains se moquent en s’interrogeant : mais comment tu as pu enfanter ? ».

Pourtant, le problème de Louise pouvait bénéficier d’une assistance, étant un des cas repris dans le Protocole de Maputo qui apporte un assouplissement au Code pénal congolais qui  interdit toute pratique d'avortement. Le Protocole de Maputo en vigueur en RDC autorise l'avortement dans des cas spécifiques, notamment « en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du foetus. » La peur de la stigmatisation a empêché Louise d'agir selon son choix. Et malheureusement, elle vit cette stigmatisation chaque jour.

 

Équipe de campagne

 

Louise*, prénom d’emprunt

Ignorant qu'elle était enceinte, Prisca, 28 ans, a pris des antibiotiques pour guérir ce qu'elle pensait être des infections vaginales. Mais ces produits, pris sans consulter un médecin, vont mettre en danger sa vie et celle du fœtus. 

Dans le cadre de la campagne #RespectezMonChoix, Prisca s'est confiée à santesexuelle.cd.

La jeune dame sort d'un mariage, il y a plus d'une année.

" Mon ex-mari et sa famille estimaient que j'étais stérile", raconte-t-elle.

Après la fin de l'union coutumière avec le premier homme de sa vie, Prisca a trouvé un nouveau compagnon avec qui elle partage une vie amoureuse depuis 7 mois. Et, c'est dans cette relation qu'elle est tombée enceinte, sans le savoir.

Influencée par son passé, elle ne croyait plus être capable de procréer. Et quand elle ressent l'inconfort dans son intimité féminine, Prisca a pensé à tout sauf à un malaise de grossesse.

" Mes amies m'ont dit que ça devait être des infections ovulaires et m' ont proposé de prendre quelques antibiotiques ", révèle-t-elle.

"Après quelques semaines, rien ne changeait. Au contraire, mon état s'était aggravé. Je commençais à avoir de petits saignements régulièrement.  C'est alors que je me suis rendue à l'hôpital. Là, le médecin m'a diagnostiqué une grossesse en souffrance.  Ce n'était plus possible de la garder au regard des médicaments que j'avais pris pour me soigner des infections. A ma grande surprise, le médecin m'a proposé un avortement par perfusion. Après trois séances, les choses s'aggravaient toujours. D'après le médecin, mes  trompes avaient des problèmes. En harmonie avec la famille, je devais subir une intervention chirurgicale pour extirper tous les déchets dans mon utérus".

Après cette dure épreuve, Prisca doit maintenant faire face à la stigmatisation dans le quartier, voire dans sa famille. Même sa relation avec l'auteur de la grossesse est au bord de la rupture. "Il m'accuse, comme presque tout le monde, d'avoir volontairement chercher cet avortement. Or, j'ignorais totalement être enceinte", regrette-t-elle.

Selon l'article 14 du Protocole de Maputo, un avortement est notamment autorisé si la grossesse met en danger la vie de la mère ou du fœtus. Et Prisca s'est retrouvée, sans le souhaiter, dans ce cas.

Jules Ntambwe

 

Il y a plus d’une année, Anne*, la vingtaine révolue, devait choisir entre soigner une tuberculose osseuse aigue et garder sa première grossesse après le mariage. Aujourd’hui guérie et à nouveau enceinte, elle nous partage, non sans peine, une page la plus difficile de sa vie.

« En mai 2019, j’avais de sérieuses douleurs au dos. Je ne pouvais plus me lever. Mon mari, c’est mon héros. Il pouvait bien m’aider à tout faire, mais ce n’était pas facile», témoigne Anne, non sans laisser échapper quelques gouttes de ses yeux perçantes, en se remémorant ce qu’elle qualifie de « pire moment de son existence ».

« Nous sommes allés voir un ami à mon mari qui est médecin. N’étant pas spécialiste en la matière, il va tout de même constater une anomalie et va nous recommander chez un médecin spécialiste dans un centre hospitalier de la place où je vais subir quelques examens  », raconte-elle.

La radiographie va révéler une tuberculose osseuse, à la grande incrédulité du couple.

« Le cliché démontrait que j’avais trois vertèbres, au total, qui s’abimaient déjà. Au niveau de ma hanche, j’avais un os gonflé. Mais, on a eu du mal à y croire et nous avons pris l’option d’aller dans un grand hôpital de la capitale », renchérit Anne.

« J’ignorais que j’étais enceinte »

Le couple espère que dans ce grand hôpital situé dans la commune de Limete, les résultats du cliché précédent seront démentis.

« Nous avons passé un tas d’examens, dont celui de VIH/Sida. Le médecin va nous demander de tout recommencer à zéro : la radiologie, l’IRM ... Mais avant tout, il avait constaté que j’étais enceinte, ce dont j’ignorais. Il a pris le temps d’en parler à mon mari. Pour le médecin, avant d’entrer dans toutes ces machines, il n’était pas bon pour moi de garder cette grossesse, explique Anne. Et avec les anciens clichés qui évoquaient une tuberculose osseuse, le médecin parlait d’une impossibilité de garder la grossesse qui était à ses premières semaines ».

Choix difficile

Ainsi, Anne devait-elle choisir entre soigner une tuberculose osseuse aigue et garder une première grossesse après le mariage.

«Après mon mari, le médecin a décidé de m’en parler, car c’est de mon corps qu’il s’agissait. Après l’avoir écouté, j’avais des larmes. C’était ma première grossesse et je voulais bien avoir cet enfant. Mais le médecin m’a dit : ‘’nous devons te sauver, le bébé viendra toujours. Ce n’est pas grave et tout va bien se passer ».

Et de poursuivre : « Je n’avais plus de choix. J’avais tellement mal... Il était encore 9 heures lorsque la grossesse a été interrompue en toute sécurité. Après quelques heures de repos, nous sommes repartis sur d’autres examens. Au finish, l’hôpital va confirmer la tuberculose osseuse aigue. Je devais prendre des médicaments sans interruption pendant douze mois ».

Un avortement sécurisé sauve des vies

Aujourd’hui, Anne a retrouvé le sourire. Totalement guérie de cette tuberculose, elle est retombée enceinte depuis 32 semaines et sera bientôt mère d’un garçon. Sa grossesse évolue bien et sans complications.

L’histoire d’Anne est riche en enseignements. Elle démontre que, très souvent, des femmes se retrouvent dans des situations où l’avortement s’impose comme la seule alternative pour leur santé ou leur vie.

Cette histoire souligne aussi, à elle seule, la nécessité de recourir aux soins d’avortement dans des conditions sécurisées, selon les normes de l’OMS. Un avortement sécurisé sauve non seulement des vies, mais épargne également des complications qui peuvent avoir des conséquences sur la procréation.

Face à une grossesse qui met en danger la vie d’une femme, le recours à l’avortement sécurisé est autorisé en RDC, conformément à l’article 14, alinéa 2, point C, du Protocole de Maputo publié en avril 2018 au Journal Officiel. D’ailleurs depuis 1990, le Code d’éthique des médecins autorise les avortements thérapeutiques.

Le cadre légal sur les questions d’avortement ayant évolué en RDC, la perception des uns et des autres devait aussi évoluer. Stigmatiser une femme ou une fille pour avoir recouru au service d’avortement, sans connaître ses vraies raisons est une atteinte à ses droits.

Equipe de campagne

*Anne, prénom d’emprunt     

 

 

Si Jeunesse Savait et Santesexuelle.cd lancent la campagne "Respectez Mon Choix!" Cette campagne, essentiellement en ligne, vise à réduire les impacts de la stigmatisation sur des femmes et filles ayant bénéficié de soins d'avortement, grâce à une communication de changement de mentalité.

La République démocratique du Congo a adhéré en 2008 à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples relative aux droits de la femme en Afrique, communément appelée "Protocole de Maputo". Publié le 14 mars 2018 dans le Journal Officiel congolais, cet instrument international autorise, dans son article 14, alinéa 2, point C, les recours à l'avortement en cas de grossesses issues « de viols, d'agressions sexuelles, d'incestes et celles qui mettent en danger la santé mentale et physique des femmes ou la vie de la mère ou encore du fœtus ».

Dans sa circulaire publiée dans le Journal Officiel le 6 avril 2018, le président du Conseil supérieur de la Magistrature a rappelé aux chefs des juridictions et office des parquets civils et militaires l'application de cette disposition. La Constitution, dans son article 125, consacre la primauté des dispositions d'un traité ou d'un accord international régulièrement conclus sur les dispositions légales contraires. Ainsi, l'article 14.2.C du Protocole de Maputo prime sur le Code pénal congolais qui, dans ses articles 165, 166 et 178, interdit tout recours à l'avortement quelles qu'en soient les raisons.

Bien avant le Protocole de Maputo, l'avortement thérapeutique et les soins après avortement sont appliqués depuis 1970, dans les règles de la déontologie médicale.

Malgré toutes ces avancées en termes des droits, des femmes et des filles qui ont eu recours aux services légaux d'IVG continuent de faire l'objet des stigmatisations et des rejets dans une société congolaise moins informée sur la question et dominée par des pesanteurs socioculturels.

A travers la campagne #RespectezMonChoix, Si Jeunesse Savait, structure féministe qui promeut le leadership des jeunes femmes dans les domaines des droits sexuels et reproductifs, l’entrepreneuriat et les technologies de l’information et de la communication et  Santesexuelle.cd, premier média congolais spécialisé sur les questions de santé sexuelle et reproductive  veulent réduire les impacts de la stigmatisation des femmes ayant bénéficié des soins après avortement. Cela, grâce à une communication de changement de mentalité. La campagne bénéficie de l'accompagnement de Monde selon les  Femmes, de la Coalition de lutte contre les grossesses non désirées (CGND) et de Hesperian Health Guides.

Durant un mois, soit du 10 août au 10 septembre, des articles de presse narratifs et des messages accompagnés des visuels seront partagés en ligne sous le hashtag #RespectezMonChoix! pour toucher les internautes congolais et de l'Afrique.

Il est également envisagé, dans le cadre de cette campagne, un accompagnement de personnalités (artistes, politiques…) qui soutiennent les droits en santé sexuelle et reproductive des femmes et jeunes filles. Mais aussi des plaidoyers auprès des décideurs pour que le choix légal de chaque femme et chaque fille congolaise en cette matière soit respecté.

Equipe de la campagne

Le 17 mai est consacré à la lutte contre l’homophobie, aussi la promotion des Technologies de l’information et de la communication, dans cette optique nous dédions la fin de ce mois  à l’apprentissage du numérique chez nous, Si jeunesse savait. 

En cette période pandémique dû à la Covid-19, l’expansion significatif du numérique et les apparitions en continue des nouvelles applications offrent la possibilité de garder contact avec ses proches malgré les mesures préventives visant à restreindre les contacts physiques dans le but de limiter la propagation du virus, néanmoins comme toute médaille, les TIC ont deux revers le positif et le négatif.  Le positif est qu’elle nous  simplifient la vie et certaines choses du quotidien tels que la rencontre avec ses proches, les partages, l’apprentissage, le commerce, et tant d’autre et le négatif qui entre autre ouvre la porte aux abus perpétrés par des utilisateurs/trices malveillant.e.s ou facilite les violences basées sur le genre.  C’est ainsi qu’il est recommandé d’avoir une certaine connaissance des règles de sécurité en ligne pour bien profiter de cette innovation.

Et pour vous aider, dans cet article nous vous avons concoctés une soupe des règles indispensables de la sécurité en ligne.

Aujourd’hui, nous parlerons du MOT DE PASSE : la première ligne de défense pour sa sécurité en ligne

Ce qu’il faut savoir

Toujours avoir un mot de passe FORT (comment le rendre fort)

Fréquence changement mot de passe

Choses à éviter pour le mot de passe

Nous espérons que cet article vous aidera à avoir une sécurité maximale en ligne et à profiter pleinement de ce monde virtuel.

 

Si Jeunesse Savait (SJS), Association Sans But Lucratif, invite votre Cabinet à soumettre des offres techniques et financières d’audit de l’Association.

L’offre technique et l’offre financière devront être soumises à la direction exécutive de l’Association Si Jeunesse Savait avant le 03/04/2020.

Retrouvez toutes les informations relatives à l'appel en cliquant sur ce lien  Offre d'appel pour un cabinet d'audit SJS

Toutes les offres ainsi que la correspondance doivent être adressées à :

Si Jeunesse Savait au n° 08, avenue Bamboma, Q/ Bisengo, C/ Bandaluga

E-mail : coordination@mwasi.com avec copie pour agathe@mwasi.com

Agressivité, violences domestiques, comportements nocifs ou agressifs envers les femmes ou les hommes, la domination par la violence : toutes ces actions énumérées et pleines d’autres encore constituent les signes d’une masculinité toxique.

Ces comportements sont surtout liés à la répression des émotions, à la fausse idée que pour être un “homme” il faut d’abord être invulnérable, insensible et se donner au maximum à son travail.

Bien souvent dans nos familles, nos communautés, nos écoles, nous observons des comportements agressifs de nos amis ou de nos frères ; quelles attitudes avons-nous face à cela?

Face à ce comportement qui plonge les jeunes dans des actes des violences, nous, Jeunes de Si Jeunesse Savait, à travers le projet EKOKI nous sensibilisons les jeunes filles et garçons dans les clubs dans le souci de prévenir ce comportement toxique, diminuer l’incidence de la violence auprès des jeunes et renforcer l’empouvoirement des filles pour dénoncer ces violences.

A travers ce projet, d’un côté, les filles participent aux clubs des jeunes filles et voient leur pouvoir renforcé pour dénoncer et ne pas se soumettre à la violence, d’un autre côté, les garçons intègrent des attitudes et des comportements équitables entre les garçons et les filles et ainsi, les communautés sont impactées par les campagnes et le relais des messages antiviolence.

Le projet est mis en œuvre pour créer effectivement des environnements favorables pour empêcher la participation des jeunes et des adolescents dans les situations de violences et ainsi transformer les comportements toxiques en comportement positifs.

Face aux comportements toxiques, nous devons tous agir, agir pour stopper cela, agir pour changer des mentalités, agir pour instaurer le respect et l’égalité entre tous.

Nous ne sommes pas obligés de faire la même chose, nous devons imiter les bonnes choses et abandonner celles qui sont nuisibles à nous et aux autres pour mettre fin aux masculinités toxiques et les transformer en masculinités positives.

Au cours d’une cérémonie organisée le mardi 03 Décembre 2019 à l’espace Bilembo, Si Jeunesse Savait a été honoré de recevoir par les mains de sa Directrice exécutive, Richine Masengo, le Prix Human Rights Tulip Award 2019 décerné pour la première fois à une congolaise et pour la deuxième fois en Afrique.

Ce prix organisé par le gouvernement néerlandais, récompense dans le monde, des hommes et des femmes qui promeuvent et défendent les droits humains de façon courageuse et novatrice.

Depuis sa création en 2008, la Human Rights Tulip Award a été décernée à des personnes et des organisations originaires de divers pays. A partir de 2013, une attention particulière a été accordée au caractère novateur de leurs efforts. Le caractère novateur implique que le défenseur des droits humains travaille à impulser un changement au niveau social, politique ou technologique.

Cette année, et pour la première fois, le prix a été décerné, au niveau national, à un défenseur des droits humains congolais Richine Masengo, choisi par le Ministère néerlandais des Affaires Etrangères pour le combat qu’elle mène avec Si Jeunesse Savait à Kinshasa contre les inégalités et injustices que subissent certaines communautés et minorités.

De par cette récompense, Richine Masengo a rappelé l’importance d’aborder des questions taboues au sein de la société congolaise et la reconnaissance de la liberté et des droits des jeunes. “Nous, les jeunes de Si Jeunesse savait, avions décidé de ne pas tourner autour du pot, et de mettre carte sur tables les questions pertinentes qui nous concernent et  qui gênent. Nous avons décidé d’en parler sans tabou. Nous prônons le respect de la vie privée de tout un chacun, raison de notre dévouement dans la lutte pour les droits à la Santé sexuelle et de la reproduction de tous les jeunes y compris les droits des LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et les personnes intersexes)”. Retrouvez l’integralité de son Discours de Richine Masengo lors de la remise du Trophée Human Rights Tulip Award DRC 2019

A travers sa lutte pour une meilleure prise en compte des droits sexuels et reproductifs, pour une réduction du risque liés aux avortements clandestins et pour l’accompagnement de la communauté LGBT en RDC, l’ambassadeur des pays bas en RDC, Robert Schuddeboom, a reconnu en elle l’exemple par excellence d’une défenseuse des droits humains.

Le Ministère néerlandais des Affaires Etrangères a salué Richine pour ce travail important, et espère que ce prix sera un encouragement pour tous ceux qui luttent pour le respect des droits humains dans leurs communautés.

Ainsi, ce prix donne à Richine Masengo l’avantage de participer à un programme qui se tiendra aux Pays-Bas et de bénéficier d’une contribution financière du gouvernement néerlandais dans le cadre d’un projet de promotion des droits humains.

Le Comité Technique Multisectoriel de la Planification Familiale (CTMP/PF) a organisé du 03 au 05 Décembre 2019 à Kinshasa la 4e Conférence Nationale pour le Repositionnement de la Planification Familiale(CNRPF) sous le thème : « Emergence de la RDC en 2030 : place et rôle de la planification familiale ».

Initié depuis 2004, la CNRPF de cette année avait pour objectif de mobiliser plus de fonds et améliorer l'accès aux services de planification familiale auprès des adolescents et jeunes.

En marge de cette conférence, une pré-conférence des jeunes a été organisée du 02 au 04 Décembre 2019 à l’Institut National Pilote des Sciences de Santé, INPESS en sigle.

Présentation du Directeur de PNSA

Réunis autour des sujets qui traitent des problèmes de la santé sexuelle et reproductive des jeunes, les services et offres que proposent les organismes ainsi que les questions relatives à la planification familiale, les jeunes des différentes associations ont savouré des moments des partages et des connaissances enrichissants.

Plusieurs organisations nationales tant qu’internationales ont pris part à cette activité en disposant des services de la SSR et de la PF aux participants.

Stand Si Jeunesse Savait, les jeunes sensibilisent les participants sur les méthodes de contraception

 

Saisissant cette opportunité pour faire connaitre ce que nous sommes et ce que nous faisons,  l’ONG Si Jeunesse Savait à travers son stand a sensibilisé les participants sur l’usage des méthodes contraceptives afin de se protéger des Infections Sexuellement Transmissibles et d’éviter des grossesses non désirées.

Ainsi, à l’issu de cette pré-conférence réunissant des jeunes ; les préoccupations majeures de la jeunesse sur la Santé Sexuelle et Reproductive ont fait office d’une déclaration des jeunes qui a été lu dans la grande conférence devant le gouvernement, les partenaires et les bailleurs des fonds.

Le Harcèlement Sexuel est une forme de la masculinité toxique, ensemble des caractères propres aux hommes. La société dicte à l’homme sa façon de se comporter, comme par exemple souvent on dit « l’homme ne doit pas exprimer ses émotions » ou « mobali alelaka te ».

Les formes toxiques de masculinité sont définies comme un ensemble de comportements tels que :

C’est une image stéréotypée de l’homme : un homme doit être viril, maître de lui-même, courageux, volontaire, fort et dominant. Le sexe est vu comme un acte de domination et non d’affection et la violence est vue comme un indicateur de pouvoir. En d’autres termes: un homme, un vrai, ne pleure pas, ne craque pas, doit se battre pour se faire respecter, doit subvenir aux besoins de sa famille et ne doit pas exprimer ses émotions ouvertement. Tout autre comportement le rendra « féminin » ou faible.

Les formes positives de masculinité : serait cependant celle qui est dépourvue des violences, des   injustices, des viols, d’harcèlement et autres méfaits »,

Les masculinités toxiques ont des conséquences néfastes, ce n’est pas le fait d’être un homme qui est toxique. Heureusement! Mais, le fait que certains hommes peuvent avoir un comportement qui déstabilise, inhibe ou écrase les autres personnes comme les violences physiques ou mentales, abus de pouvoir, arrogance, engagement dans les bagarres, harcèlement sexuel, agression sexuelle, etc.…sont des comportements toxiques.

Même parmi les hommes, les formes toxiques de masculinité font des victimes. Et bon nombre d’hommes la subissent au quotidien parce qu’ils ne sont pas dans la « norme » de leur genre ou qu’ils ne respectent pas les attentes qui pèsent sur leurs épaules.

Il faudra noter qu’il y a des avantages à transformer les masculinités toxiques en masculinités positives.

Comment transformer les masculinités toxiques en positives ? S’attaquer aux obstacles et saisir les opportunités de changement ; engagement pour arrêter la violence ; fixer des limites : collaboration et négociation dans le respect mutuel ; dispositions juridiques qui réprimandent la violence.

Il existe des différences entre les hommes et les femmes. Cependant, bon nombre des différences ne sont pas biologiques. Elles sont plutôt construites par la société. Ce sont des caractéristiques avec lesquelles nous ne sommes pas nés mais qui nous dictent comment nous sommes censés nous comporter, agir et ressembler. Il est important de définir pour nous-mêmes ce que signifie être des hommes et des femmes, et de changer ces stéréotypes et / ou croyances qui sont nuisibles.

Selon la culture, et même certaines religions l’homme est éduqué de sorte qu’il soit supérieur, le plus cultivé, préparer à diriger pour qu’une fois adulte il prend les postes de prise de décision le plus élevés dans la société.

Il suffit d’observer les cadeaux que les parents offrent à leurs

 

enfants, quand il s’agit d’un garçon c’est des motos, des voitures de course, des fusils, jeu de Monopoli etc.… parce que un jour il prendra le rôle du chef et pour les filles des poupées, des jeux de cuisine ainsi le rôle de la procréation est attribué à la fille. Elle est préparée à la maternité et à être femme au foyer.

Puisque le genre (masculin et féminin) est dictée par la société, la culture elle peut être changé. Petit illustration avec un tableau des manières ou comportements que la société dicte, ce qu’il faut ou pas dire ou encore ce que tu penses ne le dit pas tout haut.

Le genre peut changer, nous pouvons donc changer certaines cultures qui n’aident pas la fille à émerger dans une société patriarcale. Et pour parvenir à ce changement, une éducation égalitaire entre fille et garçon est impérieux.

Ensemble mobilisons-nous pour avoir une génération qui ne distingue point le sexe mais valorise les compétences.

Pour prévenir les violences à l’égard des femmes et des filles, chaque année depuis 28 ans, le monde célèbre la campagne 16 jours d’activisme pour mettre fin à toutes formes des violences faites aux femmes. La campagne annuelle débute le 25 novembre qui est la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et s’achève le 10 décembre dédié à la Journée des droits de l’homme.

 

Cette année, à travers le projet EKOKI (Assez en français) : « les jeunes femmes et les jeunes hommes contre les masculinités toxiques et les violences basées sur le genre à Kinshasa », projet qui a pour objectif de prévenir et répondre à la violence faite aux femmes et aux filles perpétrée en milieu scolaire (harcèlement, violences sexuelles, violence entre partenaires intimes, etc.) en incluant à la lutte contre ses violences la stratégie complémentaire de lutte contre les masculinités toxiques qui s’adressent aux hommes, Si jeunesse savait s’engage dans cette campagne pour continuer d’exiger que les Etats en générale et en particulier l’Etat congolais prennent toutes les mesures nécessaires pour que toutes les femmes et les filles soient à l’abri. SJS veut ainsi devenir un canal de communication pour la lutte contre les violences sexuelles, physiques, économiques, ou harcèlements à l’égard des femmes et filles.

Et pour y arriver, plusieurs activités de sensibilisation sont prévues dans les 4 communes de la villes provinces de Kinshasa à savoir : Bandalugwa, Masina, Kimbaseke et Nd’jili. Au travers de ces activités dans les clubs de jeunes, sensibilisation de masses dans les écoles, dans la communauté, les centres de formation et universités, Si Jeunesse Savait se donne la mission de faire comprendre à la communauté d’ici et d’ailleurs, le danger de la masculinité toxique et ses conséquences néfaste dans la promotion du genre.

Ceci dit, la difficulté de l’homme à reconnaitre qu’homme et femme sont égaux favorise les violences basées sur le genre ainsi que les masculinités toxiques. Nos cultures, communautés, nos croyances sont remplies des attitudes toxiques qui contribuent aux actes de violences à l’égard des femmes et des filles. Et aujourd’hui, nous disons EKOKI !

Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons y arriver. Joignez-vous à nous et ensemble tressons des stratégies simples de lutte contre les violences basées sur le genre et les masculinités toxiques pour un monde libre et égalitaire.

Dans la province, des cas provoqués d’avortement sont signalés dans certains coins. Ils s’opèrent dans la pure clandestinité sans se rendre compte des conséquences sur le plan à la fois sanitaire et psychologique. Dans le territoire de Kabare, plus d’une adolescente est tentée par la tendance à avorter une fois engrossée. Des témoignages piquant de certaines personnes qui ont pratiqué ces avortements relèvent des conséquences néfastes.   

Interrogée sur cette situation le week-end dernier par mamaradio, une fille de 17 ans a reconnu, larmes aux yeux pour avoir provoqué l’avortement.  Elève en cinquième année secondaire, elle se retrouvée engrossée par son copain, puis abandonnée.

« Le garçon a renié être l’auteur de cette grossesse. Depuis, il m’a détesté me traitant de tous les noms d’oiseaux. Je ne pouvais pas en parler à mes parents, sachant que mon père, militaire de son état, pourrait dans son agressivité me loger une balle dans la tête en apprenant que je suis enceinte. J’ai dû aller me faire discrètement avorter chez un ‘’médecin’’ de fortune », signale Claire Mugisha.

Une autre fille rencontrée à Katana, toujours dans ce territoire, reconnait, non sans tristesse, avoir décidé d’interrompre la grossesse au motif que son rêve serait brisé si elle mettait au monde. Encore que le garçon disait ne pas avoir besoin de la voir enfanter.

Avortement criminel justifiable ?

Des cas de ce genre, il y en a souvent dans plus d’une zone de santé de Kabare, et mieux encore, sur l’étendue du Sud-Kivu. Tout se passe dans la plus grande clandestinité et ignorance, estime le médecin gynécologue obstétricien à l‘hôpital Skyborne à Bukavu, docteur Ernest Munjo Munzenze. Il distingue les deux types d’avortement en indiquant que tout n’est pas si mauvais qu’on le croirait.

« Il y a l’avortement criminel ou clandestin qui souvent entraîne plus de complications. Il y a aussi l’avortement thérapeutique qui est plutôt sécurisé pour des raisons raisonnables. La législation le reconnait en tant que tel ».

Selon les réactions des jeunes adolescents, plusieurs facteurs poussent à l’interruption volontaire de la grossesse.

« L’entourage nous influence aussi pour autant qu’une fois grosse sans être mariée, on est mal vue. La peur d’être chassée du toit parental, l’incapacité du garçon, auteur de la grossesse à prendre ses responsabilités, le souci de sauver son honneur, la crainte de ne pas interrompre ses études ou laisser son ambition détournée,’’.

D’autres sources ajoutent le problème de la sexualité considérée comme un tabou en famille est un autre acteur favorisant.

Un acte, plusieurs inconvénients

Dans tous les cas, l’avortement provoqué comporte des sérieuses conséquences du point de vue de la santé de la fille ou la femme.

Le médecin directeur du centre de santé MALKIA WA AMANI, docteur Boshabo Hembi s’explique :

« Lorsque le curetage est mal fait, il peut créer chez la fille un saignement abondant, delà, une forte anémie avant de causer la mort. Des risques d’infection aussi dans le cas où cet avortement est clandestin, et effectué par des profanes, des plaies à l’utérus qui peuvent, à la longue, rendre infertile la femme, des risques de perforation de l’utérus et consorts ».

Ce n’est pas que sur ce point sanitaire que les filles ou femmes se heurtent aux conséquences. L’état psychologique est également affecté, argumente Héritier Djunga.

« Plusieurs sentiments négatifs peuvent envahir la personne qui avorte de manière provoquée, et non donc spontanée. La culpabilité, le traumatisme, la dépression, des troubles anxieux, la peur d’être mère dans sa vie, et ainsi de suite ».

Au vu de ce chapelet d’inconvénients, Noëlla Bahati du projet Jeune S3 à l’ONG ‘’SOS Sida’’ exhorte les filles à se rendre dans une structure de santé pour des conseils en cas d’une grossesse non désirée.

« Au lieu d’aller chez des charlatans, il vaut mieux voir les médecins pour des conseils, ce qui donnerait un choix éclairé à qui veut avorter ». Une précision de taille est à signaler, dit-elle.

« La fille ou la femme peut provoquer l’avortement sous quelques conditions, entre autres si la santé de la mère et/ou du fœtus est en danger, si elle a subi le viol ou l’agression sexuelle ou connu l’inceste, comme l’autorise le protocole de MAPUTO ».

L’OMS indique que  97% des cas d’avortement provoqués se comptent dans les pays en voie de développement dont la RDC fait partie.

Alice Kajabika

Journaliste formée dans le cadre du projet « Mongongo na Biso 2 » à Bukavu (Sud-Kivu)

Jeune santé est allée à la rencontre d’une jeune ménagère rescapée d’un avortement « maison ». L'histoire révèle une dangereuse tendance au Nord-Kivu : se faire conseiller par ses amies du quartier sur les techniques d'avortement. Tombée dans les bras d’un homme marié peu de temps après la mort de son propre époux, Aïcha se retrouve enceinte. De peur d’être rejetée par ses proches, elle prend la décision d’avorter.

Au même moment, les femmes de son entourage rapportent que l’avortement en est tabou mais à la mode. La question qui fait tourner sa tête devient celle de savoir « comment avorter ».

Aïcha se lance dans sa propre course à l’avortement. « Comment avorter à la maison » ou « comment avorter à deux mois de grossesse » sont les phrases qui font le débat avec ses conseillères.

Et ce qu’elle entend comme réponses ferait frémir n’importe quel médecin. L’une d’elles, lui conseille de se procurer deux médicaments, notamment un traitement contre les ulcères et brûlures de l’estomac. En les combinant, apprend-t-elle, le fœtus devrait être expulsé en toute sécurité.

Aïcha sort du monde théorique pour entrer dans le monde pratique et s’embarque dans une procédure qui aurait pu lui être fatale.

Elle se procure les médicaments conseillés, dépose sa fille dans son village familial, se prépare à effectuer elle-même une intervention extrêmement risquée.

Avant de passer à la dernière étape, « elle se fait conseiller par une autre de ses débatteuses pour se rassurer ». Puis elle avale sa première tablette, suivie d’une deuxième six heures après.

La douleur devient vite insupportable. Aïcha est seule dans sa chambre et vit un enfer.

« Je me suis mise à crier, et entendre quelqu’un frapper à la porte. J’étais étendue au sol, suant et saignant à profusion. Je ne pouvais même pas me déplacer pour aller ouvrir la porte », se souvient-elle.

Elle est transportée d’urgence à l’hôpital et doit acheter le silence d’un de ses voisins qui menace de révéler son avortement.

C’est ainsi que la jeune Aïcha a enfin bénéficié après cette tragédie, d’une assistance médicale et des meilleurs soins pour son avortement (…)

Innocente KABANO

(Journaliste formée dans le cadre du projet « Mongongo na Biso 2 » à Goma)

OFFRE D'EMPLOI   Nº 03/2019/ SJS

Avez-vous moins de 30 ans, Êtes-vous un(e) activiste féministe, êtes-vous intéressé(e) par les droits sexuels des adolescentes, internet et l’entreprenariat ?

 Aimeriez-vous diriger une équipe dynamique, et motivée à faire avancer les droits des jeunes congolais (es) ?

Vous êtes certainement le (la) prochain(e) Directeur/trice Exécutif/ve adjoint/e que recherche si jeunesse savait.

Titre du poste :

Directeur/trice Exécutif/ve Adjoint/e

Lieu : Kinshasa
Mandat

de SI JEUNESSE SAVAIT :

SI JEUNESSE SAVAIT (SJS), association des jeunes féministes de la RDC, est sans but lucratif, apolitique et n'appartenant à aucune obédience religieuse.

SJS a pour mission de faire la promotion et la protection des droits humains, réaliser des études et des recherches, offrir des services, renforcer les capacités, et assurer l’autonomisation financière de tous adolescents et jeunes en particulier, les filles et des minorités sexuelles, puis promouvoir et renforcer un leadership fort de ces personnes pour qu’elles puissent parler pour elles-mêmes, en leur nom, dans leur propre environnement.

But du poste : Le/la Directeur/trice Exécutif/ve adjoint/e assure la mémoire de l’organisation. Elle élabore les rapports d'activités et est associée à la gestion financière, matérielle et administrative.

Elle donne son avis sur les priorités des dépenses et contribue à la réflexion sur l'utilisation optimale des ressources.

Responsabilité
  • Il /Elle élabore les rapports d'activités et les rapports financiers de Si Jeunesse Savait (SJS).
  • Il / Elle assure également la trésorerie de SJS et gère les fonds de l'association en concertation régulière avec la Directrice exécutive. Exécutive et si cette dernière lui en donne mandat.
  • IL / Elle a sous sa responsabilité tout le personnel d'appui.
  • IL / Elle assure l'exécution, le suivi, contrôle et l'évaluation du plan d'activités ;
  • Il / Elle est garant des obligations légales et réglementaires et pilote les dossiers administratifs et juridiques.
  • IL / Elle assure l’encadrement de l’équipe financière et comptable
  • Il / Elle conduit l’audit
Profil requis
  • Avoir moins de 30 ans
  • Être un (e) activiste féministe
  • Être détenteur (trice) d’un diplôme en sciences de gestion et de comptabilité, études supérieurs ou spécialisées en fiscalité (comptabilité, contrôle, audit) ou en finance ou d’une expérience équivalente
  • Avoir une expérience dans la gestion des projets et possédé une connaissance suffisante sur la notion du genre
  • Avoir Capacité de communiquer en français.
  • Connaitre au moins une langue nationale.
  • La connaissance de l’anglais et d’autres langues nationales est un atout.
  • Aptitudes suffisantes à utiliser l’ordinateur et la maîtrise de Windows Excel avec des connaissances de Word, Access, power point, internet.
  • Etre disponible à travailler au-delà des heures normales de service et avoir le sens de l’initiative ;
  • Etre capable de gérer le stress ;
  • Être rigoureux/se ; curieux/ se et avoir le sens de l’anticipation
  • S’engager à respecter le caractère confidentiel des informations reçues
  • Avoir des capacités à travailler en équipe et à développer de bonnes relations de travail. Le (la) candidat (e) devra incarner les idéaux et la philosophie féministe en général et en particulier ceux de SI JEUNESSE SAVAIT
  1. Une lettre d’une page (maximum) qui explique vos motivations à travailler avec SI JEUNESSE SAVAIT
  2. Une dissertation de 5 pages page maximum sur ce que signifie pour vous le féminisme et comment est-ce que vous le concevez en RD Congo
  3. Un CV à jour
  4. Une photocopie de la carte d’identité
  5. La photocopie du diplôme ou attestation tenant lieu ;
  6. Trois personnes de référence avec contacts email et   téléphonique

 

Merci de cliquer sur soumettre pour postuler

soumettre

 

 

 

Date limite: Le  15 janvier 2020

Tous les emails recevront un accusé de réception mais seules les candidates et candidats présélectionnées seront contacté-es.

Fait à Kinshasa, le 18 septembre 2019

 

Le bureau exécutif SI JEUNESSE SAVAIT

 

 

Pour toutes préoccupations, veuillez nous contacter à info@mwasi.com

Les étudiantes en sont victimes directes et les conséquences sont néfastes. Le harcèlement sexuel. Mais il y a aussi un autre aspect de ce problème qui est vrai et réel que nous devons relever. Puisque certaines personnes en ont subi les conséquences. Il s’agit des victimes indirectes, l’entourage.

Comment sont-ils affectés ? Je vous donne quelques explications dans ce billet, partant d’une expérience vécue.

Nous étions dans une réunion d’information organisée par l’ONG Si Jeunesse Savait pour un renforcement des capacités sur les violences basées sur le genre. Activité organisée lors de l’implémentation du projet AWDF « Ensemble avec les étudiants pour lutter contre le HS des femmes à l’université ».

L’experte sur les questions VBG (Violences Basées sur le Genre) dit aux étudiants : « je vais partager mon expérience en ce qui concerne le Harcèlement Sexuel en milieu universitaire. Puisque je l’ai aussi vécue ». La voici.

Les « petits bitinda » et les messages d’amour

Nous sommes en 1969 à l’Université de Kinshasa, appelée « LOVANIUM » à l’époque. Notre témoin est alors étudiante en Droit et fiancée. Par chance ou peut-être pas, elle partage le même auditoire que son fiancé, ce qui fait que tous les deux passent pratiquement toutes les journées ensemble au campus.

Malheureusement, explique-t-elle, un professeur commence alors à la courtiser en envoyant un étudiant avec qui il s’entend bien pour faire sa commission. On les appelle les « petits bitinda », en lingala, ce genre des garçons.

Du commissaire donc, l’enseignant passe aux lettres d’amour tout en exprimant ses sentiments ou en proposant des rendez-vous auxquels l’étudiante refuse d’aller. « Voyant que je ne réponds pas favorablement à ses avances, explique l’ancienne étudiante, il passe aux menaces disant qu’il me fera échouer si je ne deviens pas sa concubine ».

Le refus de la jeune fille d’alors, enrage l’enseignant qui décide de rendre la vie dure à son fiancé. Le pauvre ! Désormais, il ne fait qu’essuyer des échecs dans chaque interrogation et travail pratique des cours dispensés par le professeur harceleur.

C’est donc devenu un bras de fer entre lui et le professeur qui ne manque pas une occasion pour le ridiculiser en plein cours en présence des autres camarades.

« Nous commençons sérieusement à prendre des dispositions pour changer d’option, explique notre témoin. A cette époque, changer d’université n’est pas facile. Nous étudions déjà dans l’université la plus prestigieuse du pays LOVANIUM », Université de Kinshasa aujourd’hui.

Coup de grâce, en fin d’année, c’est de justesse que le fiancé passe de promotion, parce que le professeur était en mission en Europe pour des études!

Et si on en prenait conscience ?

Cette triste histoire vraie à la fin heureuse est juste pour vous faire comprendre que le Harcèlement Sexuel n’est pas un nouveau problème que les femmes rencontrent et se racontent entre elles à l’université. Cela existe depuis toujours.

Aujourd’hui, le problème est devenu crucial. Parce qu’on n’a jamais trouvé de solution pour mettre fin à cela. Je crains qu’il soit difficile, si non un frein, à la parité que nous voulons absolument voir venir effectivement les prochains jours dans toutes les instances de prise de décision de ce pays. Cela, tant que toute la société reste silencieuse.

Pour revenir sur l’histoire de l’experte, son fiancé est devenu son mari après leurs études de droit. Quant à elle, elle était ministre pendant quelques années en RDC, ce qui était son rêve. En passant, combien de femmes n’ont pas pu réaliser leurs rêves à cause du Harcèlement Sexuel à l’université ? À vous d’en juger !

 

Ils ont été 120 à être formés en techniques de communication en droit santé sexuelle et reproductive en Avril 2019 dans le cadre du projet « Mongongo na Biso 2 »  de Si Jeunesse Savait réalisé avec la Coalition de lutte contre les Grossesses Non Désirées, sous l’appui financier de Amplifychange

Ils sont des jeunes professionnels des médias des 4 provinces de la République Démocratique du Congo  ( Kongo central, Kinshasa, Nord et Sud-kivu)  et avaient pour mission de réaliser des productions journalistiques de tout genre sur la thématique de la Santé Sexuelle et Reproductive et de contribuer à la vulgarisation de l’article 14 du Protocol de Maputo ratifié et domestiqué par le gouvernement de la RDC.

Et parmi eux ; UN seul sera couronné comme lauréat du trophée « Mongongo na Biso » ce 3 octobre à Pullman Hôtel de Kinshasa pour avoir réalisé avec le respect de l’art  ces productions en éclairant l’opinion sur la question de la mortalité et de la morbidité maternelle. . Cette remise de trophée interviendra en marge de la célébration de la journée internationale de l’avortement sécurisé à la présence des invités et plusieurs personnalités issus de la société civile, des membres du gouvernement de la RDC, des ONG et ONGI ainsi sans oublier des institutions journalistiques de la place.

Notons que, 3 journalistes nominés des provinces précitées prendront part à cette grande journée, afin de tenter de remporter ce grand prix « Mongongo na Biso », le 1er en RDC en ce qui concerne  la santé sexuelle et reproductive.

Qui sera le (la) gagnant-e ? Quelle province marquera l’histoire en  remportant  le tout premier trophée qui récompense les journalistes sur la santé sexuelle et reproductive ? Et  comment se présente donc ce fameux trophée ? Nous le découvrirons tous ce 3 octobre 2019 !

Alors qu’il était déjà établi que nombre d’étudiants et étudiantes subissaient de multiples formes de harcèlement sexuel de la part de leurs professeurs et autorités académiques, une recherche-action menée par l’Association Si Jeunesse Savait dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Ensemble avec les étudiantes pour lutter contre le harcèlement sexuel fait aux  femmes en milieu universitaire » financé par le Fonds Développement  pour la Femme Africaine a permis de mettre en lumière plusieurs cas avérés de ce type de violence sexuelle.

En effet, des témoignages anonymes recueillis dans trois grandes universités de Kinshasa, à savoir : l’Université protestante du Congo, l’Institut supérieur de commerce et l'Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication ont conduit à prendre conscience de la gravité du problème.

D’autre part, il a été constaté que l’administration du ministère chargée de l’enseignement n’a pas pris des mesures adéquates pour protéger les étudiant(e)s vis-à-vis de leurs harceleurs et le personnel du ministère n’est pas outillé pour bien appréhender la notion même de « harcèlement sexuel ».

SI JEUNESSE SAVAIT  et HABARI RDC lancent aujourd'hui la campagne de sensibilisation #UnivSansharcelement. Cette campagne impliquera toute la communauté de blogueurs de Habari RDC ainsi que l’ensemble des lecteurs et followers de nos plateformes en ligne. Elle sera accompagnée en parallèle par des activités hors ligne (Face aux jeunes) dans les quatre régions de notre intervention (Katanga, Kasaï, Kivu et Kinshasa).

L’objectif général de cette campagne sera d’amplifier le travail de sensibilisation en partenariat avec l’association Si Jeunesse Savait, afin que :

Merci de dénoncer par vos multiples témoignages si vous avez été victime ou témoin du harcèlement sexuel dans nos milieux universitaires en écrivant des posts, des blogs avec hashtag #UnivSansharcelement #Harsexuniv #SJS #AWDF #HABARIRDC.

 

Guy Muyembe

OFFRE D’EMPLOI   Nº 01/2019 SJS

Avez-vous moins de 30 ans, Êtes-vous un/une activiste féministe, êtes-vous intéressé-e par les droits sexuels des adolescentes, internet et l’entreprenariat ?

Aimeriez-vous travailler dans une équipe dynamique, et motivée à faire avancer les droits des jeunes congolais ?

 Vous êtes certainement  le/la prochain-e administrateur (trice) que recherche si jeunesse savait.

Titre du poste :

Administrateur (trice)

Lieu : Kinshasa
Mandat

de SI JEUNESSE SAVAIT :

SI JEUNESSE SAVAIT (SJS) est une association des jeunes féministes, sans but lucratif, apolitique et n'appartenant à aucune obédience religieuse.

SJS a pour mission de faire la promotion et la protection des droits humains, réaliser des études et des recherches, offrir des services, renforcer les capacités, et assurer l’autonomisation financière de tous adolescents et jeunes en particulier, les filles et des minorités sexuelles, puis promouvoir et renforcer un leadership fort de ces personnes pour qu’elles puissent parler pour elles-mêmes, en leur nom, dans leur propre environnement.

But du poste : l’administrateur (trice) est la personne  qui assure la bonne marche du bureau, et dans le fonctionnement régulier de l'association y compris la maintenance du bureau et de ses biens.
Structure du poste : L’administrateur (trice) rend compte à la Directrice exécutive adjointe
Durée d’engagement Une année avec possibilité de renouvellement
Responsabilité
  • Elle/Il assure la bonne  gestion des ressources humaines, matérielles et financière ;
  • Elle/Il tient et gère les dossiers du personnel ;
  • Elle/Il fait le suivi de l’exécution et le respect des lignes budgétaires ;
  • Elle/Il supervise l’inventaire des équipements et bien de l’organisation;
  • Elle/Il organise et préside les réunions de staff
  • Elle/Il accompagne la Directrice exécutive et son adjointe dans la gestion des activités courantes de l’ONG ;
  • Elle/Il propose à la Directrice adjointe la cotation annuelle des agents
Profil requis
  • Être âgé de moins   30 ans
  • Être détenteur(trice) d’un diplôme en sciences commerciales, en administration,en finance, gestion des entreprises, ou domaines similaires

 Compétences et connaissances techniques requises :

  • Savoir préparer, faire le suivi et exécuter le budget ;
  • Maîtriser le classement des courriers et le traitement des courriers entrant et sortant ;
  • Connaissances suffisantes  de communication écrite et orale en français. La connaissance de l’anglais et quelques langues nationales est un atout.
  • Aptitudes suffisantes  à utiliser l’ordinateur avec des connaissances de MS Office ( Word, Excel, Access, power point), internet.
  • Être proactive dotée d’initiative et de dynamisme, honnête et un niveau élevé d’intégrité.
  • Forte compétence Organisationnelle et gestion

Compétences comportementales :

  • Avoir l’aisance orale et relationnelle ;
  • Avoir la capacité d’écoute et être disponible ;
  • Avoir la capacité d’adaptation et d’intégration ;
  • Être disponible à travailler au-delà des heures normales de service et avoir le sens de l’initiative et de créativité;
  • Être capable de  travailler sous pression ;
  • S’engager à respecter le caractère confidentiel des informations reçues
  • Avoir des capacités à travailler en équipe et à développer de bonnes relations de travail.

Expérience requise :

  • Avoir une expérience d’au moins 1 année dans la gestion administrative,
  • Avoir travaillé (e) dans une ONG serait un atout.

Le candidat ou candidate devra incarner  les idéaux et la philosophie féministe en général et en particulier à ceux de SI JEUNESSE SAVAIT

Contenu du dossier
  1. Une lettre d’une page (maximum) qui explique vos         motivations à travailler avec SI JEUNESSE SAVAIT
  2. Une dissertation de 5 pages maximum sur ce que signifie pour vous le féminisme et comment est-ce que vous le concevez  en RDCongo
  3. Un CV à jour
  4. Une photocopie de la carte d’identité
  5. La photocopie du diplôme ou attestation tenant lieu ;
  6. 3  personnes de référence

 Merci de cliquer sur soumettre pour postuler soumettre

 

 

Date limite :  le 15 juin 2019

Tous les e-mails recevront un accusé de réception mais seul(e)s les candidat(e)s présélectionné(e)s seront contactés.

Fait à Kinshasa, le 14 Mai 2019

Le bureau exécutif  de SI JEUNESSE SAVAIT

 

Pour toutes préoccupations, veuillez nous contacter sur info@mwasi.com

Chaque année depuis 1977 le monde entier célèbre la journée internationale de droits de femme, l’objectif étant de parvenir à une véritable parité entre femmes et hommes.

Le thème retenu en cette année 2019, « Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement », l’innovation par les femmes et les filles, pour les femmes et les filles, est placée au cœur des efforts pour parvenir à l’égalité des sexes.

Il est impératif  d’avoir des innovations sociales qui profitent à la fois aux femmes et aux hommes pour atteindre cette égalité des sexes, sans laissés-pour-compte. Qu’il s’agisse de planification urbaine axée sur la sécurité communautaire, de plates-formes d’apprentissage en ligne ouvrant les salles de classe aux femmes et aux filles, de garderies de qualité à des prix abordables ou de technologies conçues par les femmes pour surmonter les obstacles persistants qui les freinent, l’innovation peut permettre à la course engagée pour l’égalité des sexes. Un défi idéal pour toutes les femmes du monde.

Depuis des années, les femmes possédaient un réel désir de changement pour lequel elles se sont battues pour s’offrir cette victoire. Notons que la lutte ne se vit  pas seulement le 08 mars. Bien au contraire, ce mois de Mars est l’occasion de s’arrêter autour d’un thème précis et réorganiser les stratégies pouvant déboucher à une solution rationnelle pour éradiquer les inégalités entre homme et femme.

Ainsi, au regard de plusieurs efforts entrepris, nous saluons les exploits de ces femmes qui ont travaillé pour le changement de la vie des femme en mettant en place des solutions novatrices.

Notamment, Lady Ada Byron Lovelace, la première femme à avoir écrit un programme informatique.

d’Anna Connelly inventrice de la toute première sortie de secours sous forme d’un escalier extérieur qui fut brevetée en 1897 et est devenue obligatoire dans les années 1900 dans le code du bâtiment Américain.

Joséphine Cochran inventa la première machine à laver la vaisselle, Cette machine utilise la pression de l’eau. Elle reçut un brevet en 1886 ;

Sandrine Ngalula, une congolaise de la RD Congo, inventrice de la voiture hybride, pour ne citer que cela...

Les femmes sont capables d'autant d'innovations dans le monde. Il suffit qu'elles prennent en charge leurs responsabilités de s'engager dans ce combat.

L’égalité des sexes est un droit. La réalisation de ce droit est le meilleur moyen de surmonter certains défis les plus urgents de notre époque

Vive la #Femme Vive la #Journéedesfemmes

 

Le forum en ligne est l’une des activités qui nous permet d’atteindre un grand nombre des participants issus des universités et autres corporations à savoir les associations de lutte contre les violences faites aux femmes, organisations de la société civile et d’assistance juridique, et clubs des étudiants. Au cours d’un forum en ligne sur la page Facebook https://www.facebook.com/Sjsawdf-163826447666632/ dont le thème était « quelles sont les formes que peut prendre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et universitaire ? » , ce thème a abouti à une discussion en ligne très participative et interactive.

J’étais touché  par la contribution d’une participante  sur un fait vécu dans son auditoire. Elle était victime du harcèlement sexuel par son directeur de travail de fin de cycle, ce dernier lui a envoyé des mails et messages de menaces en lui spécifiant « si tu parles, tu seras grillée, moi la faculté me soutiendra toujours, alors tu ne pourras jamais être une financière. » La victime était très paniquée, pour remédier aux intimidations et menaces de son professeur, elle a relaté les faits répétitifs en exhibant les preuves écrites à quelques amis de son auditoire, elle s’est rendue compte que plusieurs filles de son auditoire aussi étaient victimes du harcèlement sexuel par le même professeur. Un jour, pendant que le professeur harceleur entrait dans l’auditoire pour dispenser son cours, toutes les étudiantes victimes avec le soutien des autres étudiants ont commencé à hurler sur l’enseignant :

‘’’’’SEMEKI !!! SEMEKI !!! SEMEKI !!! éééé ééééé ééééé éééé’’’’’’’’’ qui signifie beau-frère !!!!

Ce professeur réputé grand harceleur sexuel était convaincu qu’il bénéficierait d’une totale impunité, finalement il a été démasqué, et même s’il n’est pas allé comparaitre devant une juridiction compétente mais il a été sanctionné de façon diffuse par les victimes et l’ensemble de son auditoire.

Ensemble luttons contre le harcèlement sexuel fait aux femmes en milieu universitaire, par manque des mécanismes internes sur la sanction des auteurs de ces abus, ont poussés ces étudiants à agir.

Mettons en place de mesures disciplinaires de sanction pour qu’aucun abus ne reste impuni.

La République Démocratique du Congo vient de traverser la plus lourde restriction de l’internet de son histoire. Cette coupure a intervenu le 31 Décembre 2018 dans l’avant midi, 24 heures après les scrutins du 30 Décembre dont on avait combiné : le présidentiel, les législatives nationales et provinciales dans l’ensemble du territoire congolais. Il a fallu serrer la ceinture pendant près de vingt jours, soit jusqu’au 19 Janvier 2019, pour voir le rétablissement de l’internet, avec une lenteur considérable. Un désarroi inédit !

 

Pourquoi cette coupure ?

Tout a commencé avec des publications des résultats des élections des bureaux de vote à travers les réseaux sociaux qui ont alimenté la nuit du 30 au 31 Décembre. Avec l’individualisation des informations, certaines personnes avaient en leur possession, les résultats des votes écrit à la main ou saisis à la machine, qu’ils  mettaient en ligne ou les partageaient via WhatsApp.

Ce qui s’est avéré menaçant pour le Gouvernement qui a pris l’option de restreindre la connexion internet, et des messages téléphoniques, afin d’empêcher, selon lui, la propagation spectaculaire des fake news dans l’opinion, avant la publication des résultats provisoires par l’organe ayant habileté qu’est la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Des inquiétudes…

Face à un tel « shutdown », les Congolais ont déploré, avec leur dernière énergie, ce comportement que certains qualifiaient d’entrave à la liberté d’expression et du droit humain parce que avoir l’internet est un droit. Le monde d’aujourd’hui est dominé par les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, et l’on ne peut plus se passer de l’internet. Des nombreux commerces, des transactions, les études, le travail, etc.,  se font aujourd'hui grâce à l’internet, des nombreuses familles vivent grâce à un parent à l’étranger. Cette dernière étant devenue indispensable dans le quotidien des congolais. C’est ainsi que la majorité d’entre eux souhaitent que le Gouvernement change des stratégies quant au maintien de la sécurité nationale.

 

Des Navigateurs d’internet, en passant par les réseaux sociaux, le peuple congolais passe des temps forts de communication sur internet. Ce qui paraît impossible, pour certains, de vivoter deux jours sans connexion internet. Leur priver de l’internet c’est violé leurs droits.

Une dissuasion économique

Selon les derniers chiffres donnés par CIPESA sur l’impact économique des distributions d’arrêt d’internet en Afrique subsaharienne, en septembre 2017, la RDC perd un coût total de 1.936.911 dollars américains par jour, en cas de coupure d’internet. Alors, imaginez pour les 20 jours. Les chiffres sont alarmants.

C’est un record de coupures à l’échelle mondiale. Il est impérieux d’en arrêter là. Sinon, comment vouloir construire une économie prospère en posant en même temps des actes qui la détruisent ? A chacun d’y répondre…

Mais il faudra se poser la question qui paie le pot cassé ? les répercutions se feront sentir au niveau de la population.

Quel gâchis !

 

Pendant la vidéo projection organisée par Si Jeunesse Savait (SJS) dans le cadre de la clôture des activités des seize jours d’activisme, ces assises étaient une occasion de réunir les étudiants des universités suivantes : Université Protestante au Congo(UPC), Institut Supérieur de Commerce( ISC), Institut Facultaire des Sciences de L’Information et de la Communication (IFASIC), Université de Kinshasa( UNIKIN), Institut Supérieur des Techniques Appliquées (ISTA), Académie des Beaux-Arts (ABA), Université Technologique Bel Campus( UTBC), Université Simon Kimbangu(USK), Université Islamique Al-Mustapha(UIAM)… pour suivre les films et documentaires sur le harcèlement sexuel fait aux femmes en milieu universitaire.

Le silence lié au harcèlement sexuel, d'où provient-il? 

Cette vidéo projection a engendré un débat houleux qui m’a personnellement instruit sur la culture du silence lié au harcèlement sexuel, les victimes (étudiantes) n’ont jamais approchées les instances judiciaires ou l’administration de leurs universités respectives pour parler de leur expérience dont elles sont victimes, même si elles avaient  des preuves  du harcèlement sexuel.

Elles ont peur de dénoncer ce problème dont elles sont victimes de façon récurrente, pour des raisons suivantes : certains  harceleurs sont élevés en dignité, ils  occupent des fonctions influentes dans notre pays, Ces derniers se croient au-dessus de la loi et autres mécanismes internes de sanctions des universités. D’autre parce que ils ont des relations particulières avec les membres du comité de gestion, et ils savent que quoi qu’il arrive ils ne seront pas poursuivis ou chassés de l’université ou institut.

Cela décourage les victimes à déposées plaintes via les canaux institutionnels de l’université ou saisir les instances  judiciaires compétentes en matière du harcèlement sexuel et autres formes des violences, elles ont témoignées à tour de rôle pour signifier que ces harceleurs suite à leur positionnement dans la société et de l’impunité dont ils jouissent, ces derniers n’ont pas la crainte de laisser les traces écrites (sms), des vidéos pornographiques, des intimidations, des insultes…

Au cours de ce débat, c’est encore l’accoutrement des femmes qui revient comme cause du harcèlement sexuel. Étudiants, ont déclarés en disant « lorsque les femmes à l’université s’habillent de manière sexy, c’est une façon de dire aux hommes, suivez nous, nous sommes la proie du harcèlement sexuel !!! » ; ces croyances préjudiciables culpabilisent les victimes et déresponsabilisent les auteurs du harcèlement sexuel. Après avoir visionné le film prévu pour le débat de ce jour-là, les étudiants ont compris qu’être victime du harcèlement sexuel n’est pas seulement due à l’accoutrement, c’est l’état d’esprit de la personne qui veut à tout prix avoir des relations sexuelles avec son étudiante. Raison pour laquelle il multiplie des tacts, des chantages, menaces, des pièges etc…

Comment remédier à ce problème liée à l’impunité et d’abus du pouvoir des harceleurs

A mon humble avis, pour répondre à cette situation préoccupante liée à l’impunité et d’abus du pouvoir des harceleurs dignitaires de l’enseignement supérieur et universitaire, l’élaboration des normes disciplinaires par les experts de l’ESU et experts en droit, appuyé par Si Jeunesse Savait (SJS) est une urgence qui viendra en appui de la loi N° 017/002 du 3 octobre 2002 portant code de bonne conduite de l’agent public de l’Etat.

Les enseignants jouant de trafic d’influence ou de leur position hiérarchique dans la société doivent servir la génération future de modèles en cherchant à se corriger de toute immoralité qui ternie l’image de nos universités et instituts supérieurs.

En juin 2015, SJS a été choisi par PAI, une ONG américaine pour être partenaire sur le projet QUEST qui vise à comprendre la qualité des services de planification familiale dans 5 pays à savoir la RD Congo, l’inde, Myanmar, l’Éthiopie que le Pakistan. Cette recherche est financée par la fondation Packard

Le projet de recherche sur la qualité des services de planification familiale était focalisé principalement sur la ville de Kinshasa. Dont vous trouverez plus amples d’informations sur ce lien https://mwasi.com/planification-familiale-en-rdc-les-jeunes-recherchent-la-qualite-des-services-recus/

La recherche avait finalement démontré que Les adolescents surmontent de nombreux obstacles pour obtenir les services de santé de qualité et les produits de base dont ils ont besoin. C’est ainsi qu’une deuxième phase a été mené par Si jeunesse savait en partenariat avec SANRU pour faciliter l'accès aux services de qualité de planification familiale aux adolescents et jeunes en RDC.

Cette deuxième phase a eu comme objectifs :

Voici les fiches techniques PF actualisés pour répondre ce problème :

FICHES TECHNIQUES POUR PAIRS ÉDUCATEURS ET MENTORS

Lors d’une réunion organisée tôt dans la matinée par l’association des jeunes féministes « Si Jeunesse Savait » (SJS) les étudiants de l’UPC, l’ISP et l’IFASIC étaient invités à participer à des conférences sur le thème du harcèlement sexuel. Parmi ces étudiants, nombreux étaient ceux qui venaient pour la première fois et n’avaient jamais été sensibilisés sur la problématique du HS à l’université.

Certains des participants taquinaient une étudiante qui venait juste d’arriver. Ils l’ont fixée du regard et ont commencé  à la submerger de questions, du genre « pourquoi était-elle venue en retard ? Pourquoi était-elle mal-habillée comme ça? Ne savait- elle pas qu’elle faisait honte à voir ? »

L’accoutrement de la jeune étudiante , est une raison valable pour se faire harceler ?

Ces garçons lui demandaient donc la raison qui l’avait

poussée à porter une petite robe fleurie parce qu’ils trouvaient cette robe très sexy et ils la considéraient comme une impudique de se vêtir de cette manière. La jeune femme s’était retrouvée accablée de honte, mise extrêmement mal à l’aise et ne pouvait supporter de suivre sa formation tant l’attitude de ces garçons l’avaient dérangée. Heureusement que le thème de la formation parlait du Harcèlement Sexuel !

La première intervenante, avait comme thème « les violences sexuelles et le genre ». Ce thème tout justement nous avait emmené à faire un débat sur l’habillement des filles/femmes. Elle avait pris la parole pour interpeller ces étudiants sur le fait qu’ils avaient intimidé et menacé cette jeune étudiante en raison de son habillement. Elle leur avait expliqué et fait comprendre que ce n’est pas le fait que la fille s’habille en une courte robe qui leur donne le droit de la harceler.

Ce jour-là, cette histoire de robe  avait servi de parfaite illustration pour sensibiliser les étudiants sur la lutte contre le harcèlement sexuel en milieu universitaire. En effet, même des remarques anodines sur la manière de s’habiller peuvent être assimilé à du harcèlement sexuel.

Selon moi je pense que les étudiants avaient eu beaucoup de chance à pouvoir participé à cette réunion d’autant plus parmi ces étudiants, il y a encore une majeure partie qui vivent dans l’ignorance, et qu’ils n’ont pas souvent l’occasion de participer à des telles formation. Il sera donc impérieux de penser à sensibiliser également le corps professorale, académique et administratif car à nos jours le harcèlement sexuel est un fait réel qui semble être négligé.

Les enseignants aussi doivent s’investir dans l’éducation éthique et morale des étudiants et étudiantes, ce n’est pas seulement former des médecins, économistes, avocats ; mais aussi quand ils terminent l’université ils accèdent dans le monde professionnel avec un bagage d’éthique avec eux.

 

Les besoins en planification familiale (PF) chez les jeunes sont d’autant plus criants que les complications liées à la grossesse sont la première cause de mortalité chez les femmes de 15 à 19 ans. Il faut noter par ailleurs que les adolescentes contribuent à 20 % à la mortalité maternelle dans le pays. Mais l’analyse des normes et directives de la SRMNEA montre que ces dernières ne sont pas adaptées aux besoins des adolescents et jeunes tels que exigés par les normes actuelles de l’OMS qui recommandent la prise en compte des aspects spécifiques des adolescents et jeunes dans la prestation des services de santé sexuelle et reproductive, particulièrement les services de PF.

Pour répondre à ce problème, la DSFGS, le PNSA ont organisé en collaboration avec le PNSR avec l’appui financier de SANRU et SI Jeunesse Savait et les Partenaires Techniques intervenants dans le domaine de PF un atelier de mise à jour des documents normatifs SRMNEA interventions de Planification Familiale (Volume 6) du 22 au 23 aout 2018. Afin de Contribuer à l’amélioration de la qualité des soins de santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’Adolescent en R.D. Congo.

Découvrez le résumé de ces échanges qui permet aux documents normatifs de prendre en compte les besoin

s des adolescent et jeunes de la R.D. Congo en matière de Planification Familiale en cliquant sur ce lien Rapport atelier de mise à jour des docuements normatifs

Rapport mise a jour des documents normatifs

Avez-vous moins de 30 ans, Êtes-vous une activiste féministe, êtes-vous intéressé-e par les droits sexuels des adolescentes, internet et l’entreprenariat ?

Aimeriez-vous diriger une équipe dynamique, et motivée à faire avancer les droits des jeunes congolais ?

Vous êtes certainement la/le prochain-e directrice/teur exécutive/tif que recherche si jeunesse savait.

Date limite le 31 mai 2019

Postulez

Le protocole de Maputo représente un enjeu de taille pour la grande communauté qui lutte pour que les femmes et les filles de la république démocratique du Congo accède aux services de santé reproductive.

En 2017 encore, au moins 3 différentes recherches produites par me ministère de la santé publique, Guttmâcher Institute et la Columbia university avec ses partenaires locaux a montré que la RDC continue de figurer parmi les 6 pays plus gros contributeurs à la mortalité maternelle et que les avortements clandestins en sont une des raisons.

Le fait que l’avortement sous toutes ses formes soit rendu illégal par un code pénal datant de l’époque coloniale a poussé la réalisation des besoins en avortements dans les mains des charlatans peu scrupuleux de l’hygiène, ne pouvant s’informer sur les techniques les plus récentes.

Ceci a exposé beaucoup de femmes et des filles surtout à des conséquences graves qui ont très souvent entrainé la mort.

C’est donc pour trouver des solutions à tout ceci que le ministère de la santé publique a mené une étude sur la contraception et les avortements en 2017, avec l’appui financier de IPAS. Cette étude a permis d’avoir des évidences sur les pratiques, conséquences et besoin en matière d’avortements sécurisés

Les résultats de cette étude ont été disséminé, avec le concours de la coalition de lutte contre les grossesses non désirées (CGND), auprès de différentes parties prenantes que sont les médecins et autres corps médicaux, les juristes ainsi que de la société civile en générale.

En mars 2018, une réunion a ensuite, été organisé avec les hauts magistrats du conseil supérieur de la magistrature (CSM). Cette dernière réunion a sorti 3 principales recommandations qui sont la publication du protocole de Maputo au journal officiel (1), l’harmonisation des textes (2) et l’application immédiate du dit protocole.

C’est en se basant sur ces recommandations de la haute magistrature du pays que le ministère de la santé publique de la RD Congo est allé vers le directeur de publication du journal officiel.

En outre, il a été saisi l’opportunité de publié également les observations générales par la même occasion.

Il faut rappeler ici que même si la RDC a signé et ratifié le protocole depuis 2008, son application restait suspendu au fait que ledit protocole n’avait jamais été publié au journal officiel, conditions sine qua non pour la rendre opposable à tous.

Avec cette publication, ainsi que les mesures d’applications et autres lignes directrices et fiches techniques qui seront élaborés cette fois-ci par les techniciens du ministère de la santé et les différents programmes nationaux, l’on peut dire certainement que cet accès à un service sécurisé est ouvert à toutes.

Il faut dire que dans un pays ou les violences sexuelles sont presque quotidienne, le protocole de Maputo qui enjoint les états de protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus est d’une importance vitale pour assurer le respect et la promotion des droits de la femme à la santé, y compris la santé sexuelle et reproductive

L'équipe Si jeunesse savait (SJS) chargée de la gestion des projets a participé du 06 au 09 Mars 2018 dans l’enceinte de la paroisse Saint Clément à Kinshasa, à une formation de 4 jours en suivi-évaluation orchestrée par Monsieur Floribert KABEYA IBANDA, Senior Manager de projets et, Président du Conseil d’Administration de l’ONGD Appui Conseil pour le Développement ; « ACODEV ».

En 4 jours d'échanges et d'harmonisation des pratiques, les staffs Si jeunesse savait ont revisité les principes fondamentaux et les subtilités des méthodologies et processus d'évaluation en matière de développement de projet.

Après une phase d'introduction et la définition des concepts de suivi et d'évaluation, de gestion axée sur les résultats de développement et de la théorie du changement dans le cycle de projet, les notions de pertinence, efficacité, efficience, impact, durabilité ainsi que la définition de la structure de projet,  plan de suivi de projet et le système d’évaluation   ont été approfondies à travers des analyses et des études de cas tirées des projet réellement mis en œuvre par Si jeunesse savait.

Pour lire le rapport, merci de cliquer sur ce lien. Rapport-de-Formation-en-Monitoring-et-Evaluation-des-Staffs-de-SJS.pdf

A l’occasion du 8 mars, Journée international des droits des femmes, Seronet fait le point sur quelques chiffres relatifs au VIH concernant les femmes dans le monde.

VIH dans le monde : la part des femmes

En 2015, à l’échelle mondiale, environ 17,8 millions de femmes (âgées de 15 ans et plus) vivaient avec le VIH, soit 51 % de toute la population vivant avec le VIH. Environ 900 000 des 1,9 million des nouveaux cas d’infection par le VIH constatés dans le monde en 2015 – soit 47 % – ont concerné des femmes. Ce sont les jeunes femmes et les adolescentes de 15 à 24 ans qui sont particulièrement touchées. A niveau mondial, environ 2,3 millions d’adolescentes et de jeunes femmes vivaient avec le VIH en 2015, représentant 60 % de toute la population de jeunes (de 15 à 24 ans) vivant avec le VIH. 58 % des nouveaux cas d’infection par le VIH chez les jeunes de 15 à 24 ans en 2015 touchaient des adolescentes et des jeunes femmes.

Selon la même source, les différences régionales concernant les nouveaux cas d’infection par le VIH chez les jeunes femmes et la proportion de femmes (âgées de 15 ans et plus) vivant avec le VIH par rapport aux hommes sont considérables. Elles sont encore plus importantes entre les jeunes femmes (âgées de 15 à 24 ans) et les jeunes hommes infectés. En Afrique subsaharienne, 56 % des nouveaux cas d’infection par le VIH ont touché des femmes, et ce taux a été encore plus élevé chez les jeunes femmes de 15 à 24 ans, représentant 66 % des nouveaux cas d’infection.

Dans les Caraïbes, les femmes ont représenté 35 % des adultes nouvellement infectés, et 46 % des nouveaux cas d’infections ont touché les jeunes femmes de 15 à 24 ans. En Europe de l’Est et en Asie centrale, 31 % des nouveaux cas d’infection par le VIH ont touché des femmes ; toutefois, le taux des nouveaux cas d’infection touchant les jeunes femmes de 15 à 24 ans a atteint 46 %. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les femmes représentent 38 % des adultes nouvellement infectés, alors que 48 % des jeunes femmes de 15 à 24 ans sont nouvellement infectées. En Europe occidentale, en Europe centrale et en Amérique du Nord, 22 % des nouveaux cas d’infection ont touché des femmes, ce taux étant plus élevé chez les jeunes femmes de 15 à 24 ans, avec 29 % de nouveaux cas d’infection (1).

Des inégalités entre les femmes elles-mêmes

Certaines femmes sont plus exposées au VIH que d’autres. C’est notamment fonction de l’appartenance à certaines groupes. L’incidence du VIH sur certains groupes spécifiques de femmes est disproportionnée. Selon une analyse d’études mesurant la prévalence cumulée du VIH dans 50 pays, on estime que, dans le monde, les travailleuses du sexe ont environ 14 fois plus de risques d’être infectées par le VIH que les autres femmes en âge de procréer (2). Par ailleurs, d’après des données émanant de 30 pays, la prévalence cumulée du VIH chez les femmes qui consomment des drogues injectables était de 13 %, contre 9 % chez les hommes qui consomment des drogues injectables (3).

Une féminisation de l’épidémie de VIH en France

Au fil des années, l’épidémie à VIH/sida s’est fortement féminisée en France aussi : la part de nouveaux diagnostics est passée, en France, de 13 % en 1987 à 33 % en 2009. La contamination hétérosexuelle est le principal vecteur de transmission du VIH (54 % des découvertes de séropositivité) et les femmes constituent la majorité de ces contaminations. Par rapport aux hommes, elles sont contaminées plus jeunes.

En France, les femmes représentent environ 30 % des nouvelles contaminations par le VIH chaque année, une part importante d’entre elles sont nées à l’étranger et en particulier en Afrique subsaharienne. Si on regarde les données de 2016, on note que les hétérosexuels, la majorité des découvertes de séropositivité est constituée par les 2 300 personnes nées à l’étranger. Il s’agit à 80 % de personnes nées en Afrique subsaharienne et à 63 % de femmes. Les découvertes à un stade avancé concernent plus particulièrement les hommes que les femmes.

Les femmes migrantes, en plus grand nombre que les hommes en France, subissent plus de problèmes liés à la santé sexuelle : complications propres à la grossesse et à l’accouchement, violences sexuelles. Ces états sont dépendants des conditions du pays d’origine (mutilations sexuelles, mariages forcés), et du parcours migratoire (viols, trafic d’êtres humains). Ils peuvent être renforcés à l’arrivée dans le pays d’accueil, la période d’installation correspondant souvent à une période de précarité sanitaire et sociale, qui accroît les risques d’exposition aux VIH et aux infections sexuellement transmissibles.

Quels facteurs exacerbent la prévalence du VIH ?

C’est une évidence… mais qu’il est bon de rappeler. La violence à l’égard des femmes et des filles augmente leurs risques d’infection par le VIH (4). Une étude menée en Afrique du Sud a démontré que le lien entre la violence infligée par un partenaire intime et le VIH était plus marqué en présence d’un comportement dominateur et d’une prévalence élevée du VIH.

Dans certains contextes, jusqu’à 45 % des adolescentes indiquent que leur première expérience sexuelle a été forcée. Dans le monde, plus de 700 millions de femmes en vie aujourd’hui ont été mariées avant leur dix-huitième anniversaire. Souvent, elles disposent d’un accès restreint aux informations de prévention, et de moyens limités pour se protéger contre une infection par le VIH. A l’échelle mondiale, sur dix adolescentes et jeunes femmes de 15 à 24 ans, seulement trois d’entre elles ont des connaissances complètes et exactes sur le VIH (5). Le manque d’informations sur la prévention du VIH et l’impossibilité d’utiliser de telles informations dans le cadre de relations sexuelles, y compris dans le contexte du mariage, compromettent la capacité des femmes à négocier le port d’un préservatif et à s’engager dans des pratiques sexuelles plus sûres, rappelle l’ONU Femmes.

La séropositivité : une double peine pour les femmes

D’autres données indiquent que les femmes vivant avec le VIH sont davantage exposées à des actes de violence (6), y compris des violations de leurs droits sexuels et génésiques (la santé reproductive). Des cas de stérilisation involontaire ou forcée et d’avortements forcés chez les femmes vivant avec le VIH ont été signalés dans au moins quatorze pays. De plus, les normes juridiques affectent directement le niveau de risque pour les femmes de contracter le VIH, rappelle l’Onu Femmes. Dans bon nombre de pays où les femmes y sont le plus exposées, les lois qui sont censées les protéger sont inefficaces. Le manque de droits juridiques renforce le statut de subordination des femmes, en particulier au regard des droits des femmes de divorcer, de posséder et d’hériter de biens, de conclure des contrats, de lancer des poursuites et de témoigner devant un tribunal, de consentir à un traitement médical et d’ouvrir un compte bancaire. Par ailleurs, les lois discriminatoires sur la criminalisation de la transmission du VIH peuvent avoir des répercussions disproportionnées sur les femmes, car elles sont plus exposées à être soumises à des tests de dépistage et ainsi à savoir si elles sont ou non infectées lors de soins au cours de la grossesse. Les mères séropositives sont considérées comme des criminelles en vertu de toutes les lois relatives au VIH en vigueur dans plusieurs pays en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, ce qui leur interdit, explicitement ou implicitement, d’être enceintes ou d’allaiter, de crainte qu’elles transmettent le virus au fœtus ou à l’enfant (7).

La réponse face au VIH pour les femmes

A l’échelle mondiale, entre 76 et 77 % des femmes enceintes ont eu accès à des médicaments antirétroviraux pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant, indique l’Onu Femmes (données pour 2015). Malgré ce taux encourageant, plus de la moitié des 21 pays prioritaires du Plan mondial d’Onusida ne parvenaient pas à répondre aux besoins en services de planning familial d’au moins 25 % de l’ensemble des femmes mariées. Autre élément : les gouvernements reconnaissent de plus en plus l’importance de l’égalité des sexes dans les interventions face au VIH qui sont menées à l’échelle nationale. Cependant, seulement 57 % (sur les 104 pays qui ont soumis des données) d’entre eux disposaient d’un budget spécifique. De leur côté, les dépenses du Fonds mondial de lutte contre le sida consacrées aux femmes et aux filles ont augmenté, passant de 42 % de son portefeuille total en 2013 à environ 60 % en 2015.

 
(1) : Onusida, estimations de 2015 provenant de la base de données en ligne AIDSinfo. Les données désagrégées supplémentaires correspondent aux estimations non publiées fournies par l'Onusida pour 2015, obtenues à partir de modèles des épidémies de sida spécifiques aux pays.
(2) : Stefan Baral et al. (15 mars 2012), "Burden of HIV among female sex workers in low-income and middle-income countries: a systematic review and meta-analysis", The Lancet Infectious Diseases, vol. 12, no 7. p. 542.
(3) : Onusida (2014) The Gap Report, p. 175.
(4) : R. Jewkes et al. (2006) « Factors Associated with HIV Sero-Status in Young Rural South African Women: Connections between Intimate Partner Violence and HIV », International Journal of Epidemiology, 35, p. 1461-1468 ;
(5) : Onusida (2015) Rapport 2015 sur la Journée mondiale de lutte contre le sida "On the Fast-Track to end AIDS by 2030: Focus on Location and Population", p. 75.
(6) : L’OMS et ONUSIDA (2010) "Addressing violence against women and HIV/AIDS: What works?", p. 33.
(7) : Commission mondiale sur le VIH et le droit (2012) « Risques, droit et santé », p. 23.

E2A
En Aout 2017, Le Programme national sur la santé des adolescents (PNSA) de la RDCongo avec l’appui du projet Evidence to action (E2A) a lancé un processus de sélection des jeunes pour un atelier de 3 jours (qui s'est tenu du 21 au 23 aout 2017) à travers les provinces de la RDC notamment les villes des provinces de Kinshasa, Lualaba, Kasaï-Central et Lomami. La sélection a pris en compte la parité entre les genres, l’âge, et l’expérience de travail sur la SSRAJ. En tout, 19 jeunes gens représentant les 4 provinces ont été sélectionnés pour participer à la réunion (12 jeunes des provinces dont 2 jeunes filles et 2 garçons de Lomami, 2 filles et 2 garçons de Lualaba, 1 fille et 3 garçons du Kasaï Central et 7 jeunes de Kinshasa dont 3 filles et 4 garçons).

un jour avant les représentants des jeune ont réfléchi sur les barrières qui se posent et qui empêchent aux adolescents et jeunes de la RDC d’accéder a la contraception.


Parmi les barrières cités

1. dans l'offre de service, il y a Le manque d’espaces d’information et de communication pour adolescents et jeunes, le manque de confidentialité de la part des prestataires des soins, le mauvais accueil de la part des prestataires des soins, le manque d’information sur l’existence des services de santé mis à la disposition des adolescents et jeunes, etc

2. dans la création de la demande, la loi autorisant le dépistage des mineurs en présence des parents ou des tuteurs, les us et coutumes (les barrières culturelles), etc

3. dans l'environnement juridique, l'absence de loi sur la santé reproductive

4. dans la coordination, Le manque de collaboration et de considération entre les différents secteurs concernés
Faible documentation des acquis par rapport aux bonnes pratiques enregistrées
Le manque des supervisions formatives

A lire absolument

ce rapport très riche qui a ensuite été présenté pendant deux jours à un groupe ou se sont rejoint les organisations internationales ayant des activités ciblant les adolescents ainsi que les organisations locales travaillant directement avec les adolescents.

le rapport complet de ces discussions peut être lit en cliquant sur ce liencinquantenaire.

La sexualité est une question qui m’a toujours intéressé depuis bien des années maintenant. En tant congolaise, ayant grandi à Kinshasa, une mégalopole de plus de 10 millions d ‘habitants mais avec très peu d’infrastructures d’une ville moderne, je me suis toujours considérer comme une rescapée.

Les réalités de Kinshasa

Puisque plus de 60% de la population de Kinshasa a moins de 30 ans, je ne comprends pas comment on espère de nous de grandir dans la promiscuité d’une telle ville, sans avoir les informations qu’il faut sur sa sexualité et s’assurer qu’on n’attrape pas des infections sexuellement transmissibles, qu’on arrive vierge au mariage et pire encore que ce soit notre époux qui nous apprenne les bases de notre vie sexuelle.
Kinshasa est une ville où tout ce qui a de bon et de mauvais se rencontre. Malgré le fait que, virtuellement, notre culture nous considère que les jeunes filles et garçons doivent être chastes, on peut y parler, on peut y entendre et voir des couples d’adolescents comme dans la plupart des villes du monde entier. Ces jeunes comme moi il y a une dizaines d’années, y ont régulièrement des relations sexuelles consenties. Mais les violences sexuelles que ce soit l’inceste qui est commis dans le secret d ‘une famille et que tout le monde s’efforce soit d‘ignorer soit de couvrir ou encore le viol aujourd’hui décrié, grâce aux nouvelles qui nous arrivent des zones minés par les conflits armés, y est monnaie courante.
Alors que tout le monde a plus ou moins une idée de la fameuse période rouge ou l’on peut tomber enceinte (on divise son cycle par deux, on laisse trois jours de chaque côté avant et après le jour fatidique de l’ovulation pour être sur), on en sait en réalité pas beaucoup plus que ça. Est-ce que les informations qu’on se passe en chuchotant correspondent à la réalité de toutes les filles, est-ce qu’elles ont toutes le loisir de ne pas avoir de relations sexuelles durant ces fameux 7 jours ?

A qui s’adresser pour trouver la bonne information.

Personne ne peut nous aider à y voir plus claire. Ni les parents qui considèrent que les questions est tabous, ni les grand-mères qui ont été depuis longtemps converties par les églises ou la modernité, de ne plus assurer comme le veut la tradition notre éducation s sexuelle, ni l’école ou on se résume à nous apprendre les noms des parties de notre corps ;
Il y a depuis quelques années quelques centres de jeunes. 4 pour la ville de Kinshasa avec ses millions des jeunes. De plus en plus, des polycliniques ouvrent ce qu’ils appellent des coins des jeunes. Des simples salles, parfois équipés d’une télé, parfois de quelques dépliants sur comment éviter les grossesses. Et un prestataire qui peut se rendre disponible en cas de besoin pour plus de détails que celles des films et pamphlets mais les jeunes n’y vont pas en masse.
Et la suit, ce qu’il résulte de ces relations sexuelles des adolescentes, des grossesses. Et comme quand on est encore à l’école, pris en charge par des adultes ou sans ressources propres, on ne couche pas pour avoir un bébé.
C’est ainsi que beaucoup de filles, comparant le risque de se faire chasser de la maison, de ne plus avoir le soutien scolaire pour poursuivre ses études ou d’être la honte de la famille, avec le risque de tomber sr un charlatan, qui ne connait pas l’âge de votre grossesse, qui utilisent des instruments non stérilisés ou interdits, dans des conditions hygiéniques qui laissent à désirer, préfèrent malgré tout cette deuxième solution. Elles recourent à l’avortement. Or l’interruption volontaire de grossesse est internet en RDC, Pr une loi qui date de 1952, a l’époque ou le pays était encore sous le joug colonial. Et malgré que le pays ait ratifié le protocole de Maputo qui donne accès à l’avortement en cas de viol, inceste, agression sexuelle, santé mentale t lorsque la grossesse n’est pas viable ou met en danger la santé de la mère, le gouvernement n’a pas encore fait le nécessaire pour que cela soit une réalité pour tous.

« je commence et ils vont terminer » ?legaliser avortementlegaliser avortement

Tous les avortements qui sont fait en RDC, le sont donc clandestinement. Parfois les filles s’administrent elles –mêmes les doses de Cytotec, un médicament anti-ulcère détourné pour la présence du misoprostol dans ces composantes ou s’arrangent avec un prestataire de santé qui lui a le droit de se procurer le misoprostol vendu en pharmacie, puisqu’il est utilisé comme tonifiant vaginale en post-partum et donc fait partie de la liste des médicaments essentiels.
Bien sûr, lorsque ces procédés approximatifs ne marchent pas, il faut pouvoir rattraper le coup pour sauver une vie. C’est ainsi que les soins après avortement, considérer comme une stratégie d’assistance à personne en danger est enseignés et rendues disponibles dans les centres de santé qui accueillent les services adaptés aux jeunes.
Face au silence des décideurs, à leur manque d’empressement à changer la loi, c’est comme si on se mettait des œillères. On sait que les filles ont des relations sexuelles, mais on n’organise pas de services d’éducation sexuelle complète, si pas très peu, on ne prévoit pas de contraception si ce n’est des préservatifs pour les jeunes. On n’organise pas de services d’avortements sécurisés, mais on s’attend à ce que ces mêmes personnes viennent pour des soins après avortements.
Alors voilà pourquoi à Kinshasa, les filles se disent : « je commence et ils vont terminer » ?

SI jeunesse savait (SJS) est heureuse d’annoncer qu’elle a été élue au 1er secrétariat exécutif de la coalition de lutte contre les grosses non désirées et les avortements à risques (CGND).
Cette coalition comprend 4 organisations locales (Afia Mama, Si Jeunesse Savait (SJS), le cadre permanent de concertation de la femme congolaise (CAFCO), et l’association pour le bien-être familial-naissances désirables (ABEF-ND) ainsi que quelques organisations internationales apportant leur expertise sur les questions de santé de la reproduction.
La coalition veut contribuer à ce que les décideurs d’une part respectent, protègent et appliquent les droits sexuels et reproductifs de tous ; et d’autre part facilitent l’accès aux soins complets en matière de santé sexuelle et reproductive, y compris l’accès à l’avortement sécurisé afin de réduire le taux de mortalité et morbidité materno-infantile pour le bien-être des femmes et des filles en RDC.

« C’est un honneur pour une organisation des jeunes comme la nôtre et nous avons les responsabilités de mettre fin à l’hémorragie, la cause la pus fréquente qi tuent les filles qui avortent dans les conditions d’hygiène déplorable, aux mains de charlatans véreux qui eur administrent n’importe quel médicament et à n’importe quel dose. C'est une opportunité pour nous d’appeler le chat par son nom, pour permettre aux décideurs de voir la réalité en face. Et de permettre à ce que l’avortement médicalisé soit disponible dans les conditions permises par le protocole de Maputo à savoir l’avortement médicalisé en cas de viol, agression sexuelle, inceste et lorsque la grossesse menace la santé physique ou mentale de la mère » a dit la directrice exécutive de si jeunesse savait (SJS), madame francoise Mukuku.


Sa déclaration est une référence aux nombreux diagnostics d’hémorragies
qui entourent en réalité des avortements clandestins, commencés à la maison, dans des petites chabrettes de charlatans et qui arrivent parfois après complications à l’hôpital.
Si jeunesse savait espère que d’ici 2019, sous la direction de son organisation, la coalition de lutte contre les grosses non désirées et les avortements à risque (CGND) va travailler pour que
• le Protocole de Maputo soit appliqué de manière effective en RDC, notamment en ce qui concerne l’accès à l’avortement sécurisé lorsqu’il y a viol, agression sexuelle, inceste ou lorsque la santé de la mère et de l’enfant est mise en danger.
• en accord avec le code déontologique médical, les mesures d’accès à l’avortement thérapeutique dans les cas spécifiés par le dit code seront allégé
Et soutiendra un environnement social, médical et judiciaire favorable à l’opérationnalité des structures médicales offrant les soins après avortement, au niveau local, provincial et national (technique) et augmenter/améliorer l’appui social/communautaire.

En 2015, le mouvement des femmes congolaises a présenté un projet de loi sur la santé de la reproduction ; ce projet de loi va permettre beaucoup d’avancer notamment celui de dire clairement que la planification familiale est ouverte à tous au Congo, y compris pour les adolescent-e-s et les jeunes, que l’État à le devoir de garantir à toutes les personnes en âge de procréer des services de qualité.
Alors que le parlement l’a renvoyé une fois à la cour suprême pour vérifier sa constitutionnalité, chose qui a été faite et dont la réponse est revenue affirmative.
C’est maintenant au tour du gouvernement de demander à ce qu’elle soit incluse dans a la proposition de loi sur la santé publique.
fille lisant 2017-03-08-MdM-Nicolon-53

Mais pourquoi est-il si important que cette loi soit discuté seule, sans être incluse dans une autre ? Et pourquoi doit-on le faire le plus vite possible ?
Ce recueil d’argumentaires nous donne un début de réponse.fille lisant 2017-03-08-MdM-Nicolon-53

L'Afrique dans son ensemble est confrontée à une crise critique en matière de droits numériques. Les interruptions d'internet sont en hausse, la violation de la vie privée devient courante et les accusations arbitraires ainsi que les poursuites contre les journalistes, les blogueurs et les citoyens ordinaires sur les opinions critiques exprimées sur internet sont endémiques. On dirait que tout le monde se rend compte qu'après avoir restreint les espaces civiques physiques et rendu difficile l'expression hors ligne des citoyens, ce sont désormais des espaces en ligne qui sont attaqués par les gouvernements.

Le Cameroun a très récemment privé ses propres citoyens de la partie anglophone du pays de l'accès à internet pendant 93 jours, s'ajoutant à la longue liste des pays (République Démocratique du Congo, Ouganda, etc.) qui ont fermé internet partiellement ou totalement autour d'élections ou de troubles civils, affirmant que c'est pour des raisons de sécurité. D'autres pays, comme le Zimbabwe, ne font que rendre l'accès à internet coûteux, tandis que d'autres abaisseraient la vitesse d'internet pour faire échouer le partage d'informations.

Le nombre de défis liés aux droits numériques en Afrique s'étend également à la normalisation de l'enregistrement de la carte SIM et de l'identification nationale, avec la saisie de données biométriques en l'absence de lois ou de mesures de protection des données personnelles. Ceci est très important, d'autant plus que les processus d'enregistrement imposés par le gouvernement font appel à des tiers, ce qui pose un défi en termes de responsabilité des citoyens en cas de violation de données.

À l'ère des mégadonnées, où les entreprises technologiques investissent dans des algorithmes qui traitent les données de manière à influencer les électeurs indécis, géolocaliser les participants aux protestations ou même prédire les grossesses, nous savons que nos données ne devraient pas être traitées sans sécurité appropriée.

Pouvez-vous imaginer des terroristes utilisant le même stratagème pour recruter sur le continent, ou des régimes autoritaires qui intimident les citoyens qui osent parler ? Ou, pire encore, une personne peu scrupuleuse volant ou vendant les bases de données d'enregistrement pour un profit ?

Qu'en est-il des adolescents, des hommes et des femmes en milieu rural qui ne possèdent pas les documents d'identification nécessaires à l'acquisition de la carte SIM ou à l'enregistrement de la citoyenneté ? Le processus d'enregistrement est non seulement difficile pour eux, mais restreint également leurs droits d'accès à l'information, aux connaissances et aux services, que ce soit l'argent mobile, la santé publique et l'éducation. Ensuite, il y a le cas des dénonciateurs ou des journalistes d'investigation qui, sans garantie d'anonymat, ont peur de leur vie pour avoir dit la vérité sur le pouvoir en place.

Le résultat de ce qui précède est que les droits des citoyens à l'information, la vie privée, la liberté d'expression, de réunion et d'association, l'innovation et les possibilités d'emploi à travers l'Afrique sont étouffés. En fin de compte, cela entrave la croissance socioéconomique sur un continent déjà confronté au développement. Cet état de fait sinistre a constitué la base des discussions du Forum sur la liberté de l'internet en Afrique, édition 2017, tenu à Johannesburg, en Afrique du Sud, du 27 au 29 septembre.

Néanmoins, une occasion de contester ce statu quo a également émergé au Forum, à travers un atelier de formation sur les litiges stratégiques en matière de droits numériques. Organisé par le Centre Berkman Klein pour l'internet et la Société de la Harvard Law School et l'Initiative de défense juridique des médias (en anglais : Berkman Klein Center for Internet and Society at Harvard Law School and the Media Legal Defense Initiative (MLDI)), l'atelier avait pour objectif d'encourager les militants de l'internet à collaborer dans des silos disciplinaires pour réprimer plus efficacement les cadres juridiques qui ne sont pas propices à un internet libre et ouvert.
Comment plaider stratégiquement pour les droits numériques

Commencez par trouver L'histoire ou LE cas qui englobe la plupart des frustrations et des défis qui constituent une menace pour les droits numériques et peuvent entraîner la sensibilisation du public et l'intérêt collaboratif. Tandis que les litiges ne conduisent pas toujours à une décision réussie, ils constituent une occasion de créer un précédent et d'alimenter la jurisprudence non seulement au niveau des pays, mais aussi parfois au niveau sous-régional ou régional.

Des exemples notoires incluent le cas de Shreya Singhal, un étudiant en droit âgé de 21 ans qui a contesté les questions de liberté d'expression en ligne et de responsabilité des intermédiaires en vertu de la loi indienne sur les technologies de l'information. La Cour suprême indienne a statué en faveur de la liberté d'expression et du droit à l'information tels que garantis par la Constitution.

Au Burkina Faso, le journaliste Lohé Issa Konaté, qui avait fait l'objet de lourdes sanctions pénales pour avoir publié plusieurs articles de journaux alléguant la corruption d'un procureur de l'État, a été accueilli avec succès dans une affaire contre le gouvernement, le jugement ayant infirmé sa condamnation pour diffamation.

Bien sûr, le contentieux exige qu'il y ait un premier respect de l'état de droit et une séparation des pouvoirs entre l'État et le pouvoir judiciaire. Originaire de la République Démocratique du Congo, un pays où ces idéaux ne sont pas une réalité, il ya eu un découragement de ma part en écoutant des histoires de litiges à travers le monde. Néanmoins des exemples récents tels que la Cour suprême du Kenya annulant les résultats de l’élection présidentielle me convainquent qu'il y a de l'espoir.

republié à partir du site de l'association pour les communications progressives

Le Comité Technique Multi sectoriel Permanent pour le repositionnement de la planification familiale en RDC

Mis en place en 2009 par le Ministère de la Santé Publique avec l’appui de ses différents partenaires, ONG nationales et internationales. A la suite de la 2e conférence sur le repositionnement de la PF.

Ce comité sera rejoint plus tard par d’autres Ministères impliqués dans la PF comme le Ministère du Plan et de suivi de la mise en œuvre de la révolution de la modernité ; le Ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant ; le Ministère des Affaires Sociales ainsi que beaucoup d’organisations de la société civile, y compris les confessions religieuses et les associations des jeunes. Ce comité se réunit chaque dernier Jeudi du mois en session, et en session extraordinaire chaque fois qu’une question importante de PF l’exige.

Parmi les réalisations à l’actif de ce comité, on cite la mobilisation de la forte délégation de la RDC qui avait participé à la conférence internationale sur la PF organisée au siège de l’union Africaine à Addis Abeba en Novembre 2013 ; l’élaboration d’un plan stratégique national de PF à vision multisectorielle ; l’élaboration d’une proposition de loi sur la SR/PF en instance d’examen à l’assemblée nationale, et l’organisation technique de la 3ème conférence nationale de PF en cours.

Ce comité est présidé par le Dr Arsène Binanga.

Qui est Arsène Binanga ?

Dr. Arsène Binanga est le coordonnateur national du CTMP. Il est médecin docteur titulaire d'une maîtrise en santé publique de l'Université de Liverpool, directeur du pays pour l'Université de Tulane et directeur des programmes de planification familiale en République démocratique du Congo (RDC).

Mot de clôture du Dr Arsène Binanga à l’atelier sur la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes.

 Je voudrai sincèrement féliciter l’initiative d’organiser l’atelier

  1. Qui donne de la matinée et aussi les orientations que nous allons mettre dans le plan stratégique pour accélérer l’atteinte des objectifs
  2. Cet atelier a donné une grande opportunité de discuter des questions des Jeunes et Ado et avoir un contenu à mettre dans le rapport de la revue à mi-parcours

Le souhait

  1. Capitaliser cette activité et partager largement les acquis
  2. Que la DPS nous aide à avoir / inclure les éléments de cet atelier dans le PAO des provinces

Cependant

En conclusion :

Comme le pays a besoin d’accélérer :

  1. A la prochaine réunion de CTMP, le sous-groupe Jeune et Ado sera créé officiellement et une recommandation sera envoyée aux provinces avec CTMP pour faire la même chose : CREER le SOUS GROUPE ADO ET JEUNES
  2. Les recommandations seront incluses dans la revue mi-parcours du plan stratégique comme stratégie, orientation pour accélérer l’atteinte des objectifs 2020.
  3. Enfin nous allons capitaliser les conclusions sorties de cet atelier. Nous allons convoquer une réunion avec les bailleurs et les organisations de mise en œuvre pour partager ces pratiques et encourager leur utilisation.

Dr Arsène Baninga

Dr Arsène Baninga

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La sexualité des femmes en Afrique est très souvent mal interprétée et incomprise, surtout quand deux femmes sont concernées.

Ainsi la conception du sexe entre femmes est très souvent obscurcie par les représentations machistes que l’on trouve habituellement sous la catégorie «Lesbiennes » des sites pornos. ces films réduisent les relations érotiques entre femmes à des gémissements bidons, des jouets sexuels et des doigts aux ongles longs, irréalistes et franchement inquiétants.

Ce guide traduit de l’anglais se propose  de monter comment se satisfaire sexuellement, sensuellement et surtout, prudemment. Plusieurs trucs et astuces. Depuis l’utilisation des préservatifs pour recouvrir tout objet utilisé lors de la relation sexuelle, en passant par le bricolage des jouets sexuels ou à la discussion sur le consentement sexuel, ce guide en renferme pour tous les goûts.

Chaque année, c’est devenu une institution. Le 08 mars. C’est la journée des femmes. NON. C’est la journée de lutte pour les droits des femmes. À ne pas confondre avec la saint-valentin.

Messieurs,  n’offrez pas de fleurs, ne réservez pas de restaurant.

Mesdames, ne vous attendez pas à un pagne, ne vous fâchez pas puisque personne autour de vous ne s’en est souvenu.

08 mars ; un moment pour réfléchir sur ce qui nous manque

Nous devons nous demander, comment une telle journée, partie de la récolte des femmes usinières des années 1800 est devenue la journée ou les commerçants offrent des rabais dans les magasins, font des promotions pour des crèmes de beauté et ou on emmène certaines femmes à danser.

Ce que les femmes ont toujours lutté et ce n’est pas seulement le 08 mars qu’elles le font. Mais cette journée et parfois ce mois est l’occasion de s’arrêter autour d’un thème précis et réorganiser nos stratégies.

2017 c’est l’égalité femmes-hommes au travail.

L’ONU femmes définit chaque année une thématique différente. Le thème choisi pour 2017 est « les femmes dans un monde du travail en évolution : une planète 50-50 d’ici 2030 ».

L’égalité de traitement entre les femmes et les hommes dans le travail implique le respect de plusieurs principes par l’employeur :

Pourquoi la parité au travail est-elle un atout ?

Dans une entreprise ou la parité est respectée, permet d’avoir une vision plus holistique et plus globales des enjeux de son domaine, mieux comprendre et cibler les consommateurs, attirent plus de talents (puisque les femmes talentueuses au côté de leurs collègues masculins sont encouragés) entre autres bienfaits.

???

Plusieurs recherches le montrent. La question a été au cœur de la conférence internationale sur le VIH/SIDA qui s’est tenu en Afrique du sud.

Les efforts dans la lutte contre le VIH/SIDA marchent bien. Sauf pour les adolescent-es.

La mortalité des personnes vivant avec le VIH/SIDA a chuté de 42 pour cent. De même que les nouvelles infections. Sauf pour les adolescent-e-s.

Les antirétroviraux, plus performants de jour en jour, les programmes de lutte contre la transmission de la mère à l’enfant sont plus efficaces.  Sauf pour les adolescents qui forment la majorité des nouvelles infections et meurent avant que l’on ne sache qu’il s’agit en fait du SIDA.

En 2017, on ne nait plus avec le VIH. Et on vit mieux, sans développer la maladie (qui est le SIDA) quand on a le virus du VIH dans le sang ; grâce aux tests qui se démocratisent et vont vers la population ;  grâce à un accès aux soins qu’on s’efforce de rendre plus facile et le moins cher possible, grâce à la mise sous traitement, dès le dépistage positif. Grace à un réseau de soutien entre personnes également affectées par la maladie qui rend l’acceptation plus facile.

Et même si la stigmatisation, qui est le fait de traiter de façon différente les personnes que l’on sait atteint par le virus, continue de poser problème. Que les personnes vivant avec le VIH/SIDA n’arrivent pas encore à en parler aussi ouvertement que le diabète, les efforts ont payés. Sauf pour les adolescent-es, ses filles et ses garçons qui ont entre 10 et 19 ans.

Quelques raisons pour comprendre le VIH/SIDA chez les ados.

Les adolescent-e-s se trouvent dans une phase transitoire de la vie. La médecine elle-même a du mal à dire si les ados dépendent de la pédiatrie ou de la médecine interne. Est-ce des grands enfants ou des jeunes adultes ?

L’adolescence est aussi l’âge des premières relations sexuelles pour la très grande majorité des congolais. La très sérieuse étude démographique et de santé de 2014, atteste que les premières relations sexuelles en RD Congo surviennent autour de l’âge de 15 ans.

Les méthodes préventives du VIH/SIDA (abstinence, bonne fidélité, condoms et dépistage) ne semblent pas adaptées pour les ados. La preuve, très peu d’entre eux ont utilisé le préservatif lors de leurs premiers rapports sexuels.

On peut changer la situation des adolescent-e-s

Il y a pourtant de l’espoir. Quelques modifications peuvent changer cette fatalité et garantir un Congo ou la relevé reste en bonne santé pour son développement

Si comme moi vous vous êtes posez la question, est-ce que cela changera quelque chose, je vous réponds, oui. Tout le prouve. Ce sera ça ou rien

En janvier 2017, cela faisait une année que l’union africaine a lancé la campagne pour la dépénalisation de l’avortement. Vous ne le saviez pas. Moi non plus.

L’idée est partie du fait que le protocole des droits des femmes ( à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples) aussi connu en tant que protocole de Maputo, du nom de la capitale mozambicaine ou il a été signé, a déjà prévu que l’avortement soit rendu disponible en cas de viol, d’inceste et lorsque la grossesse menace la vie de la mère.

Ce protocole, véritable bible sur les droits des femmes africaines, source d’une modernité que nous envient même certaines pays européens tels que la Pologne, est au-dessus de la loi congolaise. Ratification du protocole de Maputo par la RD Congo C’est depuis 2006 que la RD Congo a ratifié le protocole de Maputo. Elle est donc au-dessus de la loi congolaise et donc applicable dès que publier au journal officiel (cela fait 11 ans qu’on attend que cette institution la sorte de ses imprimeries). Si la RD Congo l’a ratifié sans réserve aucune et que les questions de parité politique, d’égalité des femmes et des hommes dans le mariage et l’héritage est déjà choses faites, cela n’a pas été les cas pour d’autres pays africains.

Réserve liée à l’âge du mariage et l’héritage

La plupart des pays africains l’ont ratifié. Pour ceux qui ne l’ont pas fait, les réserves portent très souvent sur 2 choses :

• L’âge du mariage : des pays comme la Mauritanie qui ont une tradition (rétrograde) de marier les enfants à partir de très jeune Age (entre 12 et 14ans) ont posé une réserve quant à criminaliser le mariage avant 18 ans

• L’égalité devant l’héritage : sujet qui soulevé toutes les passions, l’héritage est dans la plupart des pays, une affaire d’hommes. la femme qui est considérée comme une perte pour sa famille et un enrichissement pour sa belle-famille ne devrait pas hériter au risque d’emporter avec elle la richesse de sa famille d’origine.

Combien de temps pour faire accepter l’égalité

Si nous comprenons tous pourquoi il faut avancer ces coutumes et traditions d’un autre âge, pour permettre aux filles d’aller à l’école, de devenir plus autonome et de gagner la chance de prendre des décisions éclairées, ces pays ont pensé qu’il faudrait du temps pour faire accepter cela à tous, la question reste combien de temps.

C’est le cas des avortements. Sujet tabou dans une Afrique perdue entre colonialisme et besoin de développement. Les avortements ont toujours existé en Afrique.

Chaque culture témoigne encore des plantes médicinales locales pouvant être utilisé pour cela. Aujourd’hui, en 2017, les femmes et les filles africaines avortent pour des raisons diverses. Beaucoup en meurent. Puisque les avortements clandestins sont organisés dans des conditions d’hygiène et d’asepsie plutôt déplorables.

Les lois qui l’interdisent depuis plus de 100 ans en RDC n’ont pas arrêté qu’elles se pratiquent malgré tout. Le permettre dans des conditions sécurisées, par de professionnels et pour les cas bien précis de viol, d’inceste et de menaces à la vie de la mère est ce que les 54 pays africains se sont engagés à faire.

Certains pays l’ont fait : l’Éthiopie a dépénalisé l’avortement. Il y a moins de mort de femmes et des filles. Le Ghana depuis 1981. Je peux en citer au moins 10 de mémoire. Nous attendons de voir concrètement ce que cela donnera au Congo.

L’union africaine est en marche. Plusieurs organisations de femmes, jeunes, médecins, journalistes etc. se mobilisent. La deuxième année de la campagne pour la dépénalisation de l’avortement en Afrique a commencé. Espérons qu’on l’entendra plus que la précédente.

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Le 25 novembre de chaque année, le monde célèbre la journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes dont la convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l'égard des femmes.(CEDEF en sigle.)

Ce jour marque également le début des 16 jours d'activisme contre les violences faites aux femmes du 25 novembre au 10 décembre de chaque année.

les 16 jours d'activisme, une campagne mondiale permet de réfléchir également sur les interactions entre les différentes causes célébrées durant cette quinzaine +1 avec les violences faites aux femmes, tels que le VIH sida, le 1 décembre, journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA, les violences faites aux défenseures des droits des femmes ( le 29 novembre), journée internationale des personnes vivant avec handicap ou encore les droits humains le 10 décembre.

Si Jeunesse Savait (SJS) a participé à plusieurs évènements pour lancer cette campagne notamment la journée porte ouverte organisée à Kinshasa, par son partenaire Pépinière qui travaille à l'autonomisation économique des adolescentes et jeunes filles de Kinshasa, l'atelier d'un jour sur l'empowerment des femmes dans le contexte des violences sexuelles organisé à Bruxelles par le monde selon les femmes (MSLF) parmi tant d'autres.

Monde selon les femmes, ONG belge a organisé le jeudi 24novembe 2016 à Kinshasa,  la présentation du Réseau d’Apprentissage et Action Genre, RAAG.

Si Jeunesse Savait (SJS) avec 12 autres organisations congolaise ais aussi des organisations belle travaillant en RDC, a participé à la dite présentation du RAAG par Carla Sandoval, formatrice au sein de cette organisation. Cette présentation s’est tenue dans le but d’informer les activistes travaillant sur le genre qui est la relation entre les hommes et les femmes ainsi que les inégalités que cela peut engendrent sur la possibilité de construire ensemble des connaissances ancrées dans la pratique de chacun. Malgré les différences de contextes ;

Pour une meilleure compréhension des objectifs du RAAG, Carla Sandoval a commencé par la présentation de l’organisation qui en est l’initiateur je cite Le monde selon les femmes,  qui est une organisation non gouvernementale Féministe active, travaillant pour l’égalité entre hommes et femmes ayant comme vision d’avoir un monde selon l’égalité, la justice sociale et la diversité. MSLF a comme  mission de contribuer à changer les rapports des forces Nord/Sud et homme/femme dans le sens de la solidarité.

Le MSLF  procède par trois  stratégies, à savoir Le plaidoyer, la formation et La recherche.

Après cette brève introduction,  il a été question ensuite di RAAG à proprement parler.

Le Réseau d’Apprentissage et d’Action Genre est une plateforme sur internet ayant pour mission de donner aux expert-e-s ou formateurs/trices en genre un espace de rencontre, des formations, des supports numériques ainsi que la possibilité dès les approfondir lors  des rencontres physiques lors des séminaires, formations et autres rencontres internationales.

Les objectifs du RAAG

L’objectif général du RAAG est de faire avancer l’égalité entre les femmes et les hommes au Nord et au Sud, dans les projets de la coopération Belge par la co-construction des savoirs.

Ses objectifs spécifiques sont celles de

Origine du RAAG

Ce réseau prend ses origines des réalisations précédentes dont :

Le réseau PALABRAS depuis 1997, son objectif était de diffuser des échanges des bonnes pratiques de développement écrites par des groupements du Nord et du Sud (Afrique, Amérique latine et Europe).

Le Réseau d’Action et Apprentissage Communautaire sur le genre entre 2005 et 2008,  avec pour objectif l’intégration de la question d’égalité de genre dans toutes les activités de sensibilisation, d’éducation au développement et de coopération international ainsi que dans la politique mises en œuvre aux différents niveaux.

La formation internationale de longue durée en Genre comme Condition de Développement Durable et la  Formations de formatrices/teurs en genre depuis 2003 afin de doter ses membres d’une expertise approfondi de l’intégration de l’approche genre.

Des recherches-actions croisées Belgique, Amérique latine, Afrique francophone depuis 2011 : ces recherches-actions sont généralement liées à un plaidoyer et permettent de renforcer les formations.

La plateforme  RAAG  se décline autour :

Le réseau est organisé en un réseau formel semi-ouvert piloté par M/F, soutenu par ses partenaires et alimenté par des personnes/organisations adhérentes dans les différents sous-groupes du réseau.

Étant un réseau semi-ouvert, il existe des critères  d’adhésion qui sont les suivants :

Enfin il a été question de commenter la charte éthique devant régir les travaux du réseau présenté en grande première à Kinshasa.

Les recommandations et suggestions ont été discutés et elles seront transmises à MSLF qui est garante d’y répondre avant le début effectif de ce travail en ligne.

 

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Agathe Kashama, Marie Tabu, chris Kipakata Tiziana Boyeli et Deborah Bilau ont été retenu pour un stage professonniel de 3 mois après un processus très compétitif en 3 étapes.

SJS est heureuse de les compter parmi les personnes qui travaillent pour que le choix de la jeunesse compte.

Dans sa riposte contre le VIH/Sida, la République Démocratique du Congo n’a pas oublié d’associer l’environnement juridique aux efforts matériels et humains en vue de venir à bout de cette épidémie. C’est ainsi qu’elle s'est doté, en interne, d’un instrument juridique particulier, à savoir la loi n° 08/011 du 14 juillet 2008 portant protection des droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA et les personnes affectées.

L’objectif mondial 90 – 90 – 90, une cible ambitieuse de traitement pour aider à mettre fin à l’épidémie du sida, veut à ce qu’à l’horizon 2020 :

Pour y arriver, la RDC devrait lever les différentes barrières, dont la barrière juridique liée au dépistage et à l’annonce du résultat du test VIH pour une meilleure prévention et prise en charge du VIH/SIDA.

Selon l’EDS 2014, plus de 83% de jeunes de 15-24 ans n’ont jamais effectué le test VIH et 55% de nouvelles infections sont survenues dans une population relativement jeune et active de 15 à 29 ans (NCU VIH/TB p.9).

La loi actuelle exige, tant pour le dépistage du mineur que pour l’annonce des résultats du dépistage au mineur, le consentement des parents ou du tuteur.

Or, en pratique, le non-accès du mineur au dépistage sans le consentement des parents/tuteur retarde bien souvent la connaissance de la sérologie et la prise en charge médicale, soit que l’enfant ne souhaite pas informer les parents/tuteur de sa démarche, soit que les parents/tuteur refusent le dépistage de l’enfant, soit encore que l’enfant n’ait pas la possibilité d’obtenir cette autorisation à défaut de représentant légal…

De même, le non-accès du mineur aux résultats du dépistage sans le consentement des parents/tuteur pose régulièrement des difficultés dans la prise en charge médicale du mineur, en particulier en empêchant l’adhérence du mineur à son traitement médical lorsque les parents/tuteur refusent que son statut sérologique lui soit communiqué.

Cette exigence de consentement des parents ou du tuteur pour le dépistage du mineur et pour l’annonce des résultats du dépistage au mineur met dès lors à mal la réalisation des objectifs poursuivis par la loi n° 08/011 du 14 juillet 2008 portant protection des droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA et les personnes affectées, à savoir la lutte contre la pandémie du VIH/SIDA, l’amélioration de la jouissance du droit à la santé pour tous et la lutte contre toutes stigmatisations et discriminations des personnes vivant avec le VIH/SIDA et des personnes affectées.

Elle met également à mal la conformité de cette loi à plusieurs conventions internationales ratifiées par la République Démocratique du Congo, en particulier, la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant, qui prévoit :

L’exigence du consentement des parents porte également atteinte au respect de la loi 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant :

Il y a dès lors lieu de modifier les articles 37 et 39 de la loi.

Dans le cadre de la modification de l’article 39 relatif à l’annonce, il y a en outre lieu de tenir compte de la nécessité d’utiliser les moyens de communication les plus appropriés à l’âge et aux facultés de compréhension du mineur, en vue d’obtenir une meilleure adhérence du mineur à son traitement.

Par ailleurs, il est établi de tout temps que la stigmatisation et la discrimination ont largement aggravé les répercussions négatives de l’épidémie en ce que les personnes concernées sont alors maintenues à l’écart des services liés au VIH.

 

C’est ainsi que les Directives internationales sur le VIH /Sida et les droits humains, auxquelles notre pays a souscrit, recommandent vivement d’éviter l’aggravation de la stigmatisation notamment par l’adoption des lois pénales spécifiques, car cela peut conduire certaines personnes séropositives à ne pas s’afficher publiquement comme vivant avec le VIH et constituer un grand frein à la prévention et au traitement.

C’est malheureusement le cas des articles 41 et 45 de la loi susvisée qui vouent aux sanctions pénales sévères les personnes que la même loi a pourtant vocation de protéger.

L’article 41 punit le refus d’informer « aussitôt » son conjoint et ses partenaires sexuels de son statut sérologique au VIH.

A la rigueur, s’il faut réprimer le fait d’exposer autrui au VIH, c’est dans le code pénal ordinaire qu’il convient de le dire car là seront englobées toutes les infections sexuellement transmissibles incurables, y compris le VIH.

Le délai à fixer pour divulguer son état sérologique ne doit pas être trop contraignant comme l’exprime le terme « aussitôt ».

La personne infectée a besoin de plus de temps et d’un environnement plus propice pour dévoiler son secret à son conjoint ou ses partenaires sexuels.

L’expression « délai raisonnable », utilisée dans la loi type de la SADC, paraît répondre mieux au besoin de préparer le meilleur moment pour faire la déclaration sans contrainte, étant entendu qu’il faudra recourir aux services de prise en charge pour obtenir tout l’appui psychosocial nécessaire, soutenir et aider la personne infectée à en faire l’annonce à son conjoint ou ses partenaires sexuels.

Cependant, il serait abusif pour la personne infectée de continuer les rapports sexuels à risque ou entreprendre d’autres sans faire part au conjoint ou partenaire de son statut sérologique. C’est pourquoi l’information devra intervenir avant tout nouveau rapport sexuel.

Ainsi donc, la modification de cette disposition consiste en la suppression de la phrase « Sous peine de tomber sous le coup des dispositions de l’article 45 de la présente loi » et au remplacement du mot « aussitôt » par le bout de phrase « dans un délai raisonnable mais avant tout nouveau rapport sexuel ».

Quant à l’article 45, son abrogation pure et simple s’impose car, outre le fait qu’il est en discordance avec les Directives internationales sur le VIH/Sida et les droits humains, il engendre inutilement la stigmatisation dès lors que la transmission volontaire du VIH est punie par le code pénal ordinaire à son article 174i de même que par la loi portant protection de l’enfant à son article 177.

Si vous êtes au Congo, connaissez-vous ? Avez-vous déjà entendu parler d’une fille morte à la suite d’un avortement ? Si comme moi, votre réponse est oui à cette question, sachez qu’aujourd’hui, dans le monde entier, nous réfléchissons sur ce problème qui, selon une étude de Guttmacher, prend la vie de près de 50.000 femmes dans le monde. Ces filles et femmes meurent chaque année de complications liées à un avortement à risque. Ceci contribue à 13% de la mortalité maternelle.  En plus de cela, 8 millions des femmes dont 86% dans les pays sous-développés sont soignées annuellement pour les complications liées à l’avortement à risque.

285 millions de femmes qui souhaiteraient éviter ou repousser une grossesse n’ont pas accès aux méthodes de contraception moderne.

À Kinshasa, près d’une grossesse sur deux n’est pas désirée et dans le pays, une fille sur quatre est enceinte pour la première fois avant l’âge de 19 ans. Or l’accès à la contraception est illégal pour les mineures comme pour toutes les femmes en âge de procréer et l’avortement n’est autorisé qu’à des fins thérapeutiques. Même dans ces cas l’accès effectif est difficile.

Pourquoi à ton recours à un avortement à risque ?

Les adolescentes et jeunes (10 à 24 ans) contribuent de façon significative à ces statistiques car ils sont  confrontés à de multiples problèmes de santé sexuelle et reproductive.

Des rapports révèlent que 27.2% d’entre eux ont déjà commencé leur vie procréative. Ces jeunes femmes âgées de 15-19 ans constituent un groupe à risque car la fécondité précoce a souvent des effets négatifs sur la santé des enfants et des mères jeunes.

Concernant les violences sexuelles, ces mêmes études indiquent que 71 % de toutes les femmes en RDC ont connu une certaine forme de violence par un partenaire et les adolescentes en sont des principales victimes.

Or nous savons qu’aujourd’hui les conséquences liées aux violences sexuelles, notamment les grossesses non désirées se soldant pour la plupart des cas par des avortements à risque.

Le faible pouvoir économique de la femme, son manque d’autonomisation, les barrières socio-culturelles, les lois restrictives empêchant la femme et particulièrement la jeune fille à s’épanouir, l’accès limité aux services de santé de la reproduction,…sont autant des facteurs qui favorisent l’accroissement de ces avortements.

 

Le protocole de Maputo

Face à ces défis, la RDC a ratifié le protocole de Maputo qui en son article 14, alinéa (2) la partie (c),  autorise l’avortement dans des situations particulières s’il est pratiqué médicalement en vue de protéger les droits reproductifs de la femme particulièrement, lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus ou en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste sur avis médical confirmé par une contre-expertise.

À ce jour, malgré les différents débats, études et propositions d’instruments juridiques sur la protection sociale enregistrés dans le pays, la RDC ne dispose d’aucune mesure ou instrument juridique en faveur de l’avortement médicalisé, même en cas d’agression sexuelle, de viol ou d’inceste. Par ailleurs, le code pénal sanctionne strictement toute pratique d’avortement en ses articles 166 et 167.

Selon un article de la Radio Okapi, publié sur son site www.radiookapi.net, le 14 avril 2014, le vice-premier Ministre et ministre de l’intérieur de la RDC est allé jusqu’ à penser qu’il faudrait préconiser la dépénalisation de l’avortement pour faire reculer le phénomène des bébés abandonnés.

L’accès à la contraception est aussi criminalisé par la loi bien que cette dernière soit  implicitement admise dans la pratique par l’existence d'un Programme national  de santé de la reproduction et d’un programme national de santé des adolescents.

Nous attendons avec beaucoup d’espoir que la proposition de loi de la santé de la reproduction (Loi SR) soit approuvée afin de corriger cette contradiction.

Au regard de ce tableau sombre et considérant l’importance des  adolescents et jeunes  qui représentent 32.8% de la population totale, il s’avère nécessaire qu’une attention particulière soit accordée.

C’est dans ce cadre et sous le haut patronage de son excellence Madame la ministre nationale de la femme, famille et enfant que les organisations de la société civile tels que l’association pour le bien-être familial (ABEF), Si jeunesse Savait (SJS), le cadre permanent de concertation de la femme congolaise (CAFCO), en collaboration avec le programme national sur la santé des adolescent-e-s et jeunes (PNSA), Programme spécialisé du Ministère de la Santé, la cellule technique du ministère de la femme, famille et enfants  et les facultés de Médecine et des sciences sociales de l’Université de Kinshasa( UNIKIN) ont organisé une conférence-débat et une série d’activités commémoratives autour de la journée du 28 septembre.

Ces initiatives abordent aujourd’hui la problématique des grossesses non désirées et des avortements, discuter sur les stratégies et identifier les initiatives pour répondre de manière appropriée à ces questions qui préoccupent notre société.

 

 

 

 

Dans le cadre d'une recherche qu'elle mène sur la qualité des services de planification familiale à Kinshasa, Si Jeunesse Savait (SJS) a organisé en février 2016, un atelier méthodologique avec quelques expert-es ainsi que les acteurs/trices clés de la planification familiale de Kinshasa, en RDCongo.

Le rapport de ces échanges intergénérationnels qui contribuent à la connaissance d'un des domaines les plus importants qui permettraient de donner plus de pouvoir aux femmes et filles est disponible en cliquant sur ce lien.

cette recherche qui porte sur la population en général fera également le point sur les barrières à un meilleure accès des jeunes ayant entre 15 et 24 ans dans les programmes de planification familiale à Kinshasa

Dans le contexte des des droits et de la santé sexuels et reproductifs (DSSR), le thème du plaisir reste un immense tabou.

Les personnes qui, dans le monde entier, comme Si Jeunesse Savait en RDC,  travaillent dans ce domaine peinent pourtant à transmettre aux jeunes un certain nombre d’informations vitales pour leur santé et leurs droits sexuels et reproductifs. Serait-ce parce que nous ne parvenons pas à prendre en considération les motivations et les désirs de ceux et celles que nous tentons d’atteindre ?

En privilégiant les solutions techniques, les prestations de services, les solutions de grande envergure, les dangers des pratiques sexuelles à risque, nous tentons de nous faire entendre par notre « clientèle » potentielle en usant d’un langage et de méthodes qui l’excluent.

Cela signifie-t-il que les personnes qui vivent dans certaines sociétés ne s’intéressent absolument pas aux sensations que procure le sexe ? Ces personnes contractent-elles des MST ou font-elles des enfants sans recourir au sexe ?

Il est évident que ce n’est pas le cas.

C’est la raison pour laquelle Love Matters, l’organisation pour laquelle  travaille l'auteure de l'article, s’évertue à combler ce fossé en parlant véritablement de la part « sexy et mouillée » du sexe. Nous agissons principalement dans l’espace numérique, ce qui nous permet de contourner les sentinelles traditionnelles de l’éducation sexuelle intégrée en combinant les médias, la technologie mobile et des récits convaincants pour atteindre les communautés qui nous visons.

Les organisations de ce type étant physiquement absentes de la vie des personnes que nous ciblons, le défi que nous devons relever consiste à devenir pour elles une ressource qu’elles rechercheront activement et vers laquelle elles retourneront.

Les membres de Love Matters ont compris que le « plaisir » pouvait être un moyen de travailler plus généralement sur les droits et l’éducation sexuelle.

Depuis nos débuts il y a 5 ans, nous avons organisé 50 millions de sessions, nos pages ont été vues 128 millions de fois et nous sommes suivi-e-s par 300 millions de personnes sur les médias sociaux.

Et devinez quoi : une grande partie de ces personnes entrent sur notre site internet par le biais de sujets traitant du plaisir.

En parlant ouvertement du plaisir sur nos plateformes, nous allons bien au-delà du badinage. Nous avons réussi à créer une zone sans tabous dans laquelle il est possible d’apprendre sans crainte d’être jugé-e.

Et quand ce processus se met en place, nous voyons les limites se défaire, et il devient possible d’entamer la discussion sur les comportements à risque.

Cette logique fonctionne au point que nos pages privées sur les réseaux sociaux ont permis à une jeune femme du Caire, sur le point de se marier et préoccupée par le fait qu’elle ait pu perdre sa virginité en se masturbant, de trouver un espace sûr où poser les questions qui l’inquiétaient et même montrer des photographies de son vagin.

Cette logique fonctionne au point qu’un jeune homme indien s’est mis à réfléchir à « toutes les mauvaises choses qu’il avait faites » après avoir lu un article qui expliquait à quel point les attouchements étaient désagréables du point de vue d’une femme. Il a expliqué qu’il avait l’habitude de tripoter les filles et les femmes dès qu’il en avait l’occasion et qu’il « frottait ses parties intimes contre elles dans les trains ou les bus bondés ». Il a déclaré se sentir maintenant coupable et s’est excusé pour son comportement.

Cette logique fonctionne au point qu’une jeune femme kenyane s’est tournée vers nous quand elle a découvert que son partenaire la trompait et qu’elle a dû trouver le courage de vérifier qu’elle n’avait pas été infectée par le VIH. Elle s’est encore tournée vers nous quand les services publics lui ont refusé la possibilité de passer ce test sous prétexte qu’elle n’était pas mariée, mais aussi quand elle a finalement appris qu’elle était porteuse du virus. Elle a décidé de faire connaître sa séropositivité à toute la communauté du forum et utilise désormais notre site kenyan pour inciter les autres à subir le test de dépistage du VIH.

Ce sont là des exemples bien réels.

Ces jeunes personnes vivaient une période décisive de leur vie et avaient besoin d’informations.

Il est par conséquent important de ne pas utiliser un langage qui catalogue, compartimente et juge. Il faut au contraire créer un espace de dialogue et de compréhension des différentes options pour permettre aux gens de prendre des décisions en toute connaissance de cause.

La plupart des gens ne se perçoivent pas comme des auteurs de violences sexuelles ou comme des personnes susceptibles de violer les droits humains. Bien peu se considèrent comme des personnes « à risque ». Personne ne se classe spontanément parmi les « marginalisé-e-s ». Et ceux et celles qui le sont n’entreraient jamais ces termes dans un moteur de recherche.

Quand on parle de sexe et de plaisir sexuel, le langage est un outil puissant, souvent utilisé pour renforcer les stéréotypes négatifs et les déséquilibres de pouvoir.

Dans de nombreuses régions où nous travaillons, il n’existe par exemple aucun mot pour décrire le plaisir féminin, ce qui montre à quel point ce concept est tabou. Le vocabulaire commun élimine purement et simplement la possibilité de parler du plaisir féminin d’une manière positive ou du moins, neutre.

Au moment où Love Matters a lancé son site indien, la langue Hindi courante permettait d’exprimer l’idée de masturbation masculine, mais il n’existait aucun mot pour parler de la masturbation féminine. Nous utilisions un mot pour cela dans les cercles de DSSR, mais nous avons été les premiers-ères à le mentionner dans une discussion en ligne destinée aux jeunes. Nous en avons ainsi normalisé l’usage et l’avons fait connaître à un public plus large.

Nous avons également dû nous assurer que les jeunes femmes égyptiennes puissent avoir accès à une représentation de la vulve avec toutes ses composantes nommées en arabe. Nous voulions qu’elles puissent acquérir une meilleure connaissance de leur corps et qu’elles imprègnent leurs parties génitales de la puissance de leur nom. En Égypte, la plupart des manuels ne montrent pas – et nomment encore moins – les différentes composantes de la vulve. Il est donc habituel que les femmes ne sachent pas où se trouve le clitoris et ne soient pas capable de l’identifier sur une image, ce qui rend d’autant plus difficile tout dialogue sur les conséquences de l’excision ou des mutilations génitales féminines.

Le plaisir n’est pas un sujet à aborder une fois tous les autres problèmes réglés : le fait que les femmes identifient et comprennent leur plaisir ainsi que leur droit au plaisir est indispensable à leur autonomisation.

Le temps est donc venu de dépasser l’aspect instrumental de la DSSR pour les femmes. Parlons des humains et des humaines comme ils et elles sont, dans leur intégralité, dans toute leur beauté vivante, haletante et suante. Parlons de nous comme des personnes et non comme des futur-e-s porteurs-euses de maladies ou comme des mécanismes reproductifs.

Car le fait qu’une femme comprenne son plaisir, s’approprie ce plaisir et le recherche a des conséquences extrêmement importantes. Le rapport que nous entretenons avec notre corps en est bouleversé ainsi que les décisions que nous prenons à son sujet.

Alors maintenant, en avant ! Revendiquez votre droit au plaisir et invoquez le pouvoir du « Ooooooooooh »…

Par Hannah Wallace Bowman de lovematters

La République démocratique du Congo (RDC), avec une population estimée à 85 millions d’habitants[i], dont 52% des femmes, est un des pays qui connait le plus taux fort de violence envers les femmes qui constituent un réel problème sociétal.

Selon le rapport Genre du Ministère du Genre, famille et enfant, 2 femmes sur 3 en sont victimes. [ii]

Alors que les violences sexuelles perpétrées lors des conflits armés ont reçu une attention internationale qui ont débouché sur des actions locales, le harcèlement sexuel en milieu universitaire se retrouve parmi les formes les plus tolérées par la société, qui leur a même donné un petit nom innocent  « notes ou points sexuellement transmissibles » en sigle NST qui est un jeu de mot basé sur la ressemblance phonétique avec «MST», soit Maladie Sexuellement Transmissibles.

Or la prévalence des harcèlements sexuels sont estimés à 20% parmi les abus sexuels dans la population scolaire en RD Congo, selon les révélations d’une enquête de l'ONG Ius et Vita (Droits et Vie) menée dans le milieu universitaire et scolaire de Kinshasa[iii].

Selon cette même enquête, environ 21% sont perpétrés par les enseignants contre  19% réalisés par les élèves/étudiants (camarades de classe des victimes).

Ces harcèlements sexuels qui sont au deuxième rang sur la liste des abus sexuels après les viols ne sont pas pour autant adresser comme il se doit dans les politiques de lutte contre les violences faites aux femmes.

Les conditions d'études dans les universités congolaises font de ces lieux un terreau favorable à des tels abus. Selon un documentaire de télé 7 sur les points sexuellement transmissibles, cité par l’UNESCO [iv]Échouer est d'autant moins accepté que les études coûtent très chères pour les parents eux-mêmes sous-payés ou impayés qui paient directement les enseignants.

L'État ayant démissionné, tous les moyens sont bons pour que l'étudiant-e passe en classe supérieure ou obtienne son diplôme car c’est un gage incontestable de réussite sociale.

Or selon l’indice des inégalités de genre en RD Congo produit par le programme de développement des Nations-Unies (PNUD), seulement 12,8% de femmes adultes ont atteint un niveau d’éducation secondaire ou supérieure par rapport à 32,4% d’hommes.[v]

Ce rapport de disparité est largement supérieur à une femme contre deux hommes. Plus on monte en niveau d’études, plus les écarts s’agrandissent.[vi]

Selon la note d’analyse l'inégalité du genre et les institutions sociales en RD Congo[vii], ces  inégalités répandues limitent l’accès des  femmes et des filles à l’éducation, à la formation, et plus tard à la prise de décision et au pouvoir économique. Elles accroissent leur dépendance économique et sociale aux hommes et les placent dans des positions de risque de plus de violence sexuelle et sexiste pour lesquels elles sont alors fortement stigmatisées.

Mais la RD Congo a mis en place une législation qui protège les droits des femmes. En 2011, deux lois de lutte contre les violences sexuelles ont été portées et le harcèlement sexuel y est inscrit comme un crime sexuel en RD Congo. [viii]

En outre, sur le plan règlementaire, la loi-cadre de l’enseignement national du 11 février 2014, [ix]dans sa partie régime disciplinaire instaure des mécanismes de lutte contre les harcèlements sexuels en milieu scolaire et académique.

Mais le constat est que ces textes sont méconnus et des étudiantes et étudiants et des enseignants qui, dans un camp, continuent à les perpétrer et dans l’autre continue de les subir.

En octobre 2012, la chaine de télévision TV5 a réalisé un reportage fort embarrassant sur les «notes ou points sexuellement transmissibles», ou une victime de harcèlement sexuel en milieu universitaire a témoigné à visage découvert d’un cas de harcèlement qu’elle avait subi de la part d’un chargé de cours à l’université et qui, faute d’y avoir cédé l’a conduit à arrêter ses études. Des cas comme ceux-là, on en rencontre plusieurs, mais bien souvent, les victimes se taisent à cause du poids social.[x]

 

Des étudiantes ont également révélés le fait que certains de leurs camarades se posaient en intermédiaire pour les mettre en contact avec les auteurs de tels pratiques, en violation complète des mêmes dispositions légales et réglementaires qui interdisent le harcèlement sexuel pour soi-même ou pour autrui.

De plus, les technologies de l’information et de la communication (TIC) ont rendu cette situation d’autant plus invasives et à faciliter la perpétration des actes de harcèlement sexuel.

Si jeunesse Savait (SJS), une ONG des jeunes féministes basées en RD Congo et partenaire de l’organisation « Monde selon les femmes » sur ce projet a travaillé pendant plus de 10 ans sur les questions de violences faites aux femmes liées à la technologie et a publié sur son site de monitorage de ces cas, plus de 10 témoignages anonymes de harcèlement sexuel en milieu universitaires[xi].

D’un autre côté, les parents commencent à redouter d’envoyer leurs filles à l’université. Dans un contexte ou culturellement lorsque les ressources s’amoindrissent les familles investissent plus dans l’éducation des garçons au profit des filles qui sont destinés alors au mariage et aggrave la déperdition scolaire des filles et contribue au faible statut des femmes par rapport aux hommes.[xii]

Si Jeunesse Savait souhaite sensibiliser le corps professoral ainsi que les étudiants sur l’impact négatif du harcèlement sexuel en milieu universitaire, sur les droits des femmes, les violences basées sur le genre en particulier le harcèlement sexuel et de ressortir son impact négatif sur l’éducation des filles et par ricochet la participation pleine et efficace des femmes au développement, de capaciter le corps judiciaire ainsi que les membres des mécanismes disciplinaires du ministère de l’enseignement supérieur et recherche scientifique (ESURES) qui ont la charge d’appliquer les dispositions légales et règlementaires en matière de harcèlement sexuel ainsi que les etudiant-e-s pour qu’elles puissent connaitre les mécanismes existants et dénoncer les éventuels cas de harcèlement sexuel et enfin de mener un plaidoyer pour plus de transparence dans le système éducatif congolais pour que le ministère, les universités et instituts supérieurs puissent faire le suivi de la gestion des cours par les enseignants en toute transparence pour éviter les situations qui exposent les filles à la merci des enseignants harceleurs.

 

 

Ce projet prévoit de renforcer les capacités des partenaires communautaires actifs dans ce domaine afin qu’ils puissent jouer un rôle de relais d’information, de sensibilisation, de soutien en cas de crise et de plaidoyer.

 

En effet, pour s’assurer que cette loi prenne en compte les besoins des jeunes particulièrement des jeunes femmes, ce projet se propose d’apporter des éléments pour un plaidoyer basé sur des preuves.

[i] Annuaire statistique 2014, institut national des statistiques, RDC, 2015 http://www.ins-rdc.org/sites/default/files/Montage%20AnnuStat%20FINAL%202%20From%20VEROUILLE%20_0.pdf

[ii] Rapport national genre, Ministère genre, famille et enfant, République démocratique du Congo, 2011

[iii] http://www.panapress.com/Etat-des-lieux-de-harcelement-sexuel-dans-l-enseignement-en-RDC--13-728782-18-lang1-index.html

[iv] www.unesco.org/archives/multimedia/?s=films_details&pg=33&id=2274

[v] Rapport national de développement humain, PNUD, RDC 2015 http://hdr.undp.org/fr/content/lindice-din%C3%A9galit%C3%A9s-de-genre-iig

[vi] Rapport national genre, Ministère genre, famille et enfant, République démocratique du Congo, RDC, 2011

[vii] L’inégalité du genre et les institutions sociales en RD Congo, Anny Mbambi & Marie Claire Falay, WILFP, 2010 www.peacewomen.org/assets/file/Resources/NGO/hrinst_inegalitedu_genreenrdc_wilpf_december2010.pdf

[viii]Loi n° 06/019 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le Décret du 06 août 1959 portant Code de Procédure Pénale Congolais www.leganet.cd/Legislation/JO/2006/JO.01.08.2006.C.P.P.06.019.pdf & Loi n° 06/018 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le Décret du 30 janvier 1940 portant Code pénal congolais http://www.leganet.cd/Legislation/DroitPenal/Loi.06.018.20.07.3006.htm

 

[ix] Loi-cadre n° 14/004 du 11 février 2014 de l’enseignement national, http://www.leganet.cd/Legislation/Droit%20Public/enseignement/Loi14.004.11.02.2004.htm

 

[x] www.tv5mondeplus.com/video/16-10-2012/les-nst-notes-sexuellement-transmissibles-355878

[xi] cd.takebackthetech.net

[xii] Profil du pays en matière d’égalité de genre, Ambassade de suède, RDC, 2014 http://www.swedenabroad.com/ImageVaultFiles/id_22002/cf_347/Profil_du_pays_en_mati-re_d-galit-_de_genre.PDF

[easingslider id="516"]L’année 2014 a été, pour Si Jeunesse Savait (SJS), une année de grandes réalisations.

Par des projets innovants, SJS  a pu renforcer le leadership de ses membres, partenaires, alliées et camarades de lutte dans nos trois axes de travail que sont les droits sexuels et reproductifs (1), les technologies de l’information et de la communication (2), et entrepreneuriat.

Nous avons pu commencer, et cela avec succès, la mise en œuvre notre projet phare connu sous son label PIGA SIMU.

Retenu parmi les 5 projets à financer, au milieu d’une sélection de 300 projets internationaux, PIGA SIMU [i]a reçu le financement du projet ICT4Development de l’Agence suédoise de coopération internationale (SIDA) et cela pour deux ans (2014-2015).

PIGA SIMU qui vise à améliorer la capacité des femmes et des filles à recouvrer la dignité, la valeur de soi, à s’autodéterminer, après avoir subi des violences sexuelles, et s’organiser, en vue de faire un plaidoyer pour une meilleure protection de la part des responsables politiques, nous a demandé deux ans d’efforts pour son élaboration et près de 5 ans de stratégie de levée de fonds pour le voir enfin aboutir.

Sur le plan organisationnel, Si Jeunesse Savait (SJS) a employé 17 personnes dont l’âge moyen est de 25 ans, a travaillé de façon effectif et continue sur trois provinces de la République démocratique du Congo (Kinshasa, Nord kivu et Sud-Kivu), a mis en œuvre 6 projets dont son projet phare connu sous le label PIGA SIMU, a organisé 65 formations et activités au bénéfice de 6621 personnes et a été invité à 22 réunions/échanges/ateliers/conférences.

5 de ces formations/échanges se sont déroulés à l’étranger (Tactical tech boot camp (Allemagne), la célébration de la journée mondiale des droits humains (France), le 20eme anniversaire de l’organisation Le monde selon les femmes (Belgique), le forum africain sur la gouvernance de l’internet (Nigeria), le forum des femmes en marge du sommet de la francophonie (Sénégal)

Nous avons eu le plaisir, au cours de l’année 2014, de commencer à mettre en œuvre notre tout nouveau plan stratégique, adopté en 2013, après un processus qui a duré 4 semaines.

Avec des fonds propres, nous avons mis en place une collaboration avec les principaux groupes LGBT du pays, en ouvrant les activités prévues d’abord pour les minorités sexuelles membres de notre organisation, aux autres membres de la communauté où nous travaillions. Nous avons pu ensuite sécuriser nos premiers financements totalement dédiées aux questions LGBT qui nous ont permis de célébrer pour la première fois à Kinshasa, la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie (IDAHOT) avec des membres de la communauté LGBTI représentants 5 provinces du pays ( Kinshasa, sud kivu, Nord-Kivu, Bandundu, Bas-Congo).

Nous avons également continuée une belle relation avec le programme pour les droits des femmes de l’association pour les progrès des communications (APC) avec qui nous avons continué à faire des formations sur la sécurité en ligne pour que les femmes et les filles continuent à utiliser les technologies de l’information et de la communication pour s’informer, communiquer, apprendre, se divertir et revendiquer plus d’espaces dans les débats publiques.

Nous avons ensemble participé à une recherche sur les remèdes légaux et les politiques clientèles qui peuvent aider les femmes qui sont victimes de violences perpétrées au moyen de ces mêmes technologies de l’information et de la communication (TIC), nous avons organisé des séances de renforcement des capacités sur le plaidoyer pour faire changer les politiques TIC défavorables aux femmes et pour faire comprendre certaines notions notamment celles de la vie privée qui entre en compte lorsqu’il faut juger des abus commis en ligne.

Au cours de l’année 2014, SJS a pu inviter 3 formateurs internationaux (Zimbabwe, Burundi, Belgique) pour renforcer les capacités de notre personnel.

Nous avons tenu à rajeunir notre staff, en ouvrant des postes spécialement dédiés aux moins de 25 ans et en encourageant les jeunes diplômées des universités de Kinshasa à postuler à des stages dans notre organisation.

Nous avons invité plus de 1576 personnes aux 55 évènements que nous avons organisés pour cette année. Nous avons travaillé avec 319 allies, partenaires et camarades de lutte sur 6 projets dont le montant global est de 258.656 USD

Nous espérons que vous prendriez plaisir à lire ce rapport et que nous pourrions toujours compter sur votre soutien pour la suite de notre lutte.

Le changement n’arrive pas tout seul, nous y contribuions tous.

[i] Veut dire littéralement en swahili, langue parlée à l’Est de la RDC et compris à Kinshasa “appelles à partir de ton téléphone ».

Pour lire le rapport, merci de cliquez sur ce lien.

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Dans le cadre du rapport global sur le progrès de la réponse au VIH en République démocratique du Congo connu sous son sigle anglais GACPR, les practicien-ne-s et activistes congolais de la lutte contre le VIH se sont retrouvés autour du programme multisectoriel de la lutte contre le SIDA (PNMLS) en janvier 2016.

Si Jeunesse Savait (SJS), partenaire communautaire incontournable de la lutte contre le VIH sur les droits des minorités sexuelles que sont les professionnel-les de sexe ainsi que les gays et bisexuels a participé à cette rencontre qui visait à organiser la collaboration des diverses organismes gouvernementaux, des mouvements sociaux ainsi que des practicien-ne-s pour l’élaboration de la version 2016 dudit rapport ;

Des nouveautés ont été apporté au processus d’élaboration de ce document qui permet de faire un meilleur suivi de ce mécanisme mondial précieux pour s’assurer qu’à défaut d’atteindre les 3 zéros (Zéro nouvelle infection au VIH, Zéro discrimination et Zéro décès lié au Sida) en

) On puisse néanmoins poursuivre l’objectif 90-90-90 (tester 90 % des personnes, mettre sous traitement 90 % des personnes, et réduire la charge virale de 90 % des personnes sous traitement), pour mettre fin au SIDA d’ici 2030.

3 choses sont à retenir dans la nouvelle version que le fonds mondial de la lutte contre le VIH a bien voulu divulgué avant la fameuse version en ligne qui, les années passées, ne pouvaient être parcouru que quelques semaines avant le délai butoir et qui surprenait par le niveau de détails qu’ils demandaient, et mettaient toute la communauté du VIH en émoi.

Voici les 3 choses qui feront une réelle différence dans la vie des minorités sexuelles :

  1. Les prisonniers et transgenres s’ajoutent désormais à la liste des populations-clés   : en effet, durant plusieurs années, les militants de la lutte contre le VIH au plan mondial s’était accordé que les populations clés qui comprennent les gens les plus à risques de contracter le VIH étaient principalement les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), des professionnelles de sexe (entendu ici féminin, puisque les professionnels masculins sont déjà compris dans la catégorie des HSH) ainsi que les usagers de drogues injectables. Même si cette liste pouvait nettement varier selon les contextes nationaux. L’inclusion des prisonniers et des transgenres répond donc à une question de plaidoyer et permet de voir l’évolution des mentalités qui permet maintenant de faire la différence dans ce grand fourre-tout qu’était la catégorie HSH. Une personne transgenre ne serait plus juste un homme très efféminé et qui aime parfois s’habiller en fille, mais bien une personne à l’identité individuelle et qui aurait des problèmes singuliers et différents des gays et bisexuels. Les prisonniers à leur tour, HSH occasionnel mais surtout courroie de transmission entre le monde carcéral et l’extérieur sera l’objet d’une attention particulière du moins au Congo. Dans un monde parfait, je rêve qu’il pourra par exemple se faire dépister en toute confidentialité, recevoir des antirétroviraux, une aide alimentaire particulière, des lubrifiants et des préservatifs entre autre.
  1. Le VIH et son rapport avec d’autres maladies opportunistes seront mieux scrutés. En plus de la tuberculose qui était déjà pris en compte, les hépatites ainsi que les infections sexuellement transmissibles feront l’objet d’une attention particulière dans ce rapport. Des études effectuées en RD Congo montrent que ces deux dernières sont les maladies les plus répandues au sein des populations clés.
  2. La charge virale des personnes vivant avec le VIH devra être systématiquement contrôlé et refréné dans le rapport ainsi que les décès liés au VIH.

Une avancée très importante et qui aboutira nous l’espérons sur une pression forte pour mettre toutes les personnes vivant avec le VIH sous antirétroviraux sans attendre le seuil de charge virale qui nécessite un soutien d’urgence.

 Si ce rapport permet de voir les progrès, les défis et les faiblesses d’un système ambitieux, espérons qu’il ressortira mieux les besoins des populations clés pour qu’une réponse plus adéquate puise être apportée à ces communautés qui d’après les chiffres généralement circulé en RD Congo ont une prévalence au VIH de 15 fois plus élevé que la population générale.

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Militante et défenseure des droits de la femme, Françoise Mukuku est la directrice exécutive de Si Jeunesse Savait, une structure Féministe basée à Kinshasa en République Démocratique du Congo qui œuvre entre autre dans l’usage et l’appropriation des technologies de l’information et de la communication par les femmes. Elle répond aux questions de Bianca Baldo sur le sujet qui la passionne tant, à savoir les droits des femmes et de la sécurité en ligne.

 

BB: La violence faite aux femmes à travers les technologies de communication(VFFTTC) n’est souvent pas dénoncée. Comment les cas mis en évidence dans le projet «Halte aux violences: Les droits des femmes et de la sécurité en ligne" par GenderIT.org et APC sont venus à votre attention?

FM : Certains cas avaient été largement documentés par la presse, d’autres nous ont été révélé lors de nos sensibilisations, particulièrement nos échanges avec les écoles, les universités ainsi que des organisations de femmes militantes.

 BB : Suite à vos observations professionnelles et les commentaires de la communauté, quelles ont été les éléments les plus réussis et les pistes d’intervention requises suite à cette campagne? S'il vous plaît préciser les impacts et initiatives locales de la société civile, les autorités locales et les agences gouvernementales?

FM : Dans notre cas, c’était surtout la sensibilisation et activités publiques. Ces initiatives nous ont permis de reporter des cas locaux à la communauté internationale sur le site takebackthetech. Par la suite, les campagnes TECH SANS VIOLENCE ont permis à plusieurs personnes de comprendre que ce qu’elles vivaient n’étaient pas juste une blague de mauvais gout mais réellement une violence.

En  outre, un petit nombre de cas, nous ont été révélé par les victimes elles-mêmes.

BB : Depuis la publication de l’étude, aviez-vous vu une augmentation de l’intérêt et de ressources pour la conscientisation et l’éducation populaire afin de lutter contre la VFFTTC?

FM : Non, nous n’avons pas vu cela. D’abord par ce que nous n’avons pas réellement circulé l’étude dans sa globalité, plutôt juste des morceaux choisis dans nos travaux de plaidoyer sur les politiques. Aussi, nous pensons que l’étude n’a pas révélé grand chose sur les stratégies des victimes, car sur les trois histoires documentées, aucune n’a cherché à avoir justice avec succès.

En outre, la partie des remèdes légaux était un peu en déphasage avec le contexte puisque la plupart des violences avaient été faites au téléphone et il y avait une difficulté à cerner réellement les responsabilités des opérateurs téléphoniques dans ces cas. Aussi le fait que ces opérateurs n’étaient pas très coopératifs ne nous a pas beaucoup aidés.

BB : Dans l'un des cas mis en évidence dans la RDC, une jeune fille a été victime d'une utilisation non autorisée de photos nues sur Facebook. Est-ce qu’il y a eu une attention particulière pour la protection des mineurs contre la VFFTTC? Si non, quelles mesures cruciales envisagez-vous pour la protection des jeunes femmes contre ces types d'abus?

FM : Lors de notre plaidoyer nous avons relevé que les jeunes filles avaient des besoins particuliers de protection mais n’avons pas beaucoup insisté sur ce message. Nous voulions être clairs sur le fait qu’il ne s’agit pas d’empêcher les jeunes adolescentes d’accéder à l’internet ou encore de protéger toutes les femmes comme des enfants.  Nous avons plutôt insisté sur le besoin de comprendre ces violences et de les prévenir en sensibilisant les internautes sur ce qui est permis et ce qui ne l’ait pas sur internet.

BB : Dans un autre cas, la VFFTTC était directement liée à la violence contre les communautés LGBTQ en RDC. Quelles sont vos réflexions sur la nature particulière du problème et des solutions potentielles. Est-ce qu’il y a des protections juridiques ou d’autres mécanismes de protection contre les violations basées sur l'orientation sexuelle? Si oui, quels sont les obstacles vécus par les survivants pour exercer leurs droits?

FM : Il n’existe pas malheureusement de protection juridique spéciale pour les LGBTQ en RDC. Nous essayons déjà de mettre de l’avant le fait que nos lois ne criminalisent pas l’homosexualité et que tout abus et violations sont faits dans le cadre de l’harcèlement quotidien de la police.

Cet argument rend d’ailleurs difficile le fait de parler de violence ciblant les LGBTQ puisque cela peut arriver à tout le monde dans un contexte de violence généralisée envers les femmes. Comme vous le savez, le taux de violence sexuelle en RDC est assez élevé et les lesbiennes et autres femmes de communautés LGBTQ ne sont pas en reste.

BB : La nature transnationale des VFFTTC complique le processus juridique pour les abus locaux, car les violeurs sont situés à l'extérieur du pays de la victime. Dans l'étude de cas où l'ex-petit ami a piraté le blog de la survivante et a affiché  des messages violents et harcelants, la victime a tenté d'obtenir  de la justice par les gouvernements en RDC et la France. Elle a été incapable de trouver la justice, car aucune autorité judiciaire n’avait la compétence de rendre responsable l’agresseur. Quels changements aimeriez-vous voir pour remédier à cette situation? Les solutions sont-ils au-delà des moyens juridiques et administratifs disponibles?

FM : Je pense plutôt que le processus pour faire  une telle démarche n’était pas très clair et incluait des dépenses onéreuses pour la victime. Par exemple,  les autorités françaises demandaient d’aller porter plainte en personne sur place, voulant dire qu’il fallait payer un billet d’avion, obtenir un visa et avoir un avocat sur place. Cela représentait des difficultés financières pour la victime.

Par la suite, le processus pour bénéficier de l’aide du gouvernement congolais n’était pas clair puisque seule une personne, un fonctionnaire du ministère des affaires étrangères  le connaissait et elle n’était pas disponible lorsque la victime en avait besoin.

Quant à la solution administrative qui consistait à écrire à la CNIL, elle était non seulement onéreuse mais également difficile à évaluer puisque la victime n’a jamais reçu de feedback en rapport avec sa demande. Et elle a dû l’envoyer par courrier recommandé international, ce qui est assez onéreux.

Pour répondre à votre question, ces violences devraient être traitées comme l’on traite les violences économiques transnationales avec la possibilité de faire intervenir des mécanismes existants et si possible peu onéreuses pour la victime.

BB : Quelle a été la réponse des fournisseurs de services locaux, y compris les entreprises de téléphone cellulaire, les services sociaux et la police? Qu'est-ce qui doit être fait pour renforcer leurs capacités à mieux protéger les survivantes?

FM : Leurs réponses étaient assez ambiguës.  À plusieurs reprises, ils nous renvoyaient à des chartes règlementaires qui existaient sur leurs sites. Ils étaient en anglais, même dans un pays francophones et parfois, il y en avait plusieurs.  On n’avait pas nécessairement l’expertise de dire qu’est-ce qui couvraient leurs responsabilités corporatives.

Nous avons aussi constaté qu’ils utilisaient les mêmes chartes pour tous les pays d’opération. Ils n’ont pas offert suffisamment d’informations sur leurs dispositions qui ciblaient la violence faite aux femmes au Congo.

BB : Dans de nombreux cas, les femmes sont incapables de trouver des remèdes juridiques en raison des frais juridiques élevés. Êtes-vous au courant d’organisations en RDC qui fournissent une assistance juridique en cas d'abus de VFFTTC?

FM : Il existe des organisations qui donnent de l’assistance juridique pour les violences faites aux femmes. Malheureusement, la VFFTTC n’est  pas considérée officiellement reconnu comme une forme de violence fait aux femmes et les défenseurs judiciaires manquent de l’expertise pour se charger de tels cas. Nous avons eu à parler avec quelques-unes durant le projet et personne n’avait jamais reçu ce genre de cas, ni ne pensait pouvoir le défendre avec succès devant les tribunaux.

BB : Demander la justice peut présenter à la fois des défis physiques, psychologiques et communautaires pour les survivants. Comment votre organisation soutient les survivantes de VFFTTC et assure la protection des femmes contre la victimisation continuelle? Quels types de services sont offerts? Est-ce que les survivantes dans les études continuent à avoir besoin de soutien de votre organisation?

FM : Nous n’offrons aucun soutien particulier aux victimes si ce n’est la mise à niveau de la sécurité de leurs équipements de communication afin de prévenir les violences potentielles.

BB : Depuis la réalisation de l’étude, a-t-il eu d’autre cas de VFFTTC porté à votre attention? Si oui, veuillez élaborer les particularités de l’abus.

FM : Oui, nous avons traité des nouveaux dossiers. La plupart des cas, il s’agit de vols de données par des partenaires intimes avec qui les mots de passe et autres outils informatiques étaient partagés. Ce sont les mêmes genres d’abus que ce que nous avons documentés jusqu’ici à travers notre compagne de sensibilisation.

BB : Le concept de la justice est vaste et complexe. De quelles manières les femmes ont pu intégrer le concept de la justice dans leurs propres vies[i]?

FM : Notre recherche montre que pour la plupart des victimes, la justice n’était pas qu’on envoie la personne en prison, simplement que la violence cesse et que la vie puisse reprendre son cours.

BB : Les organisations qui travaillent contre la VFFTTC se trouvent souvent sur les premières lignes des violations des droits humains. En conséquence, est-ce que votre organisation a vécu des conséquences négatives dans le cadre de votre travail contre la VFFTTC? Quels sont les défis pour vous ou votre personnel en offrant ces services?

FM : Notre site a été piraté au tout début du projet par un groupe supposé être basé en Turquie et qui a laissé des messages inappropriés sur notre ancien site. Après avoir compris que la vulnérabilité venait de notre hébergeur, nous avons refait le site et déplacé l’hébergement ailleurs. Cela nous a pris du temps, de l’argent et de l’énergie.  Malheureusement, nous avons perdu certains éléments de communication tels que les commentaires de nos supporteurs et des usagers du site.

BB : Comment peut-on comprendre la VFFTT par rapport à d'autres formes de violence contre les femmes, les normes patriarcales et la discrimination sexuelle en RDC?

FM : Ce sont des violences sournoises, qui n’arrivent qu’à la catégorie de la population qui est connectée à la technologie et que d’autres membres du mouvement des femmes. Les agresseurs sont très souvent plus âgés, ne comprennent pas et ne prennent pas en compte que c’est une violation des droits. Ils sont pourtant répandus et causent les mêmes dégâts que les violences domestiques ou sexuelles. Ils sont très souvent chez les tous jeunes adolescents et les femmes qui essaient de se démarquer des rôles de genre socialement préétablis. Le mouvement des femmes aura tout à gagner de s’embarquer plus dans le combat.

BB : Êtes-vous optimiste concernant le travail effectué? Comment pensez-vous que ce travail peut améliorer les droits des femmes?

FM : Nous sommes optimistes car il y a un grand intérêt à approfondir le sujet et nous pensons que dans le processus nous allons mieux comprendre les violences faites aux femmes en RDC.  Comme organisation luttant contre la VFFTTC, nous avons créé une niche pour laquelle nous sommes reconnues et appréciées des autres organisations de femmes.

[i] Question par Lamia Kosovic, Que l’on retrouve au site suivant:

cette article à d'abord été publié sur GenderIT.org

 

Dans le monde,  plusieurs pensent encore que le mot « esclavage », renvoi à des personnes achetées, vendues, transportées d'un continent à l'autre, et au fait que l'esclavage a été aboli au début du XIXème siècle. Même quand nous ne savons rien de la traite des esclaves, nous considérons qu'elle appartient à une époque révolue. Pourtant c’est une fausse affirmation.

Nous vivons actuellement une époque de haut-esclavagisme. Aujourd'hui le nombre d'êtres humains qui vivent dans les conditions d'esclavage dépasse de beaucoup les esclaves des siècles passés.Les formes d'esclavage sont multiples et elles varient avec l'époque, la culture et le système économique.

Bien qu'il a été aboli depuis longtemps, il existe encore aujourd’hui, au 21ème siècle. Nous pouvons retrouver l'esclavage dans:

 enfant au travail 2

Le mariage précoce ou forcé qui renvoie à des femmes ou des jeunes filles mariées sans leur consentement, et forcées à vivre en état de servitude, faisant souvent l'objet de sévices corporels, ou lorsqu’une femme peut être donné en héritage à une tierce personne à la mort de son mari.

L’esclavage  traditionnel, une forme d’esclavage ou on trouve les enfants nés des  esclaves, qui à leurs tour subissent les mêmes sorts  que leurs parents.

Le servage pour dette : cette forme d’esclavage existe depuis longtemps et augmente en pourcentage selon les pays et dont la principale cause est la pauvreté. Dans le monde, cette pratique touche au moins 20 millions de personnes dans le monde.  Ces personnes deviennent victimes, Par exemple, lorsqu’elles n’ont pas d'argent pour acheter un médicament à leur enfant malade, et qu'elles doivent donc en emprunter, quelquefois convaincues par de fausses promesses. Le pire dans cette forme d’esclavage est que : lorsqu’une personne emprunte en échange d’un travail, le salaire est tellement-bas et le taux d’intérêt est très élevé que le remboursement devient impossible. Pour le rembourser, elles seront contraintes à travailler de longues journées, sept jours par semaine, 365 jours par an. En guise de « rémunération », elles reçoivent gîte et couvert, mais quelquefois n'arrivent jamais à éponger leur dette, qui peut alors être transmise aux générations suivantes. Cette pratique se vit à la plus part de cas  dans nos villages  ou des coins reculés de la ville, voir aussi dans le centre-ville. En Europe de l'Est par exemple, des femmes sont forcées de se prostituer ; en Afrique de l'Ouest, des enfants font l'objet de trafic entre différents pays ; au Brésil, des hommes sont contraints à travailler comme esclaves dans les grands domaines. L'esclavage d'aujourd'hui a de multiples visages et ses victimes sont très diverses, par leur âge, leur sexe ou leur origine ethnique.

L'exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales : Les enfants font l'objet d'une exploitation commerciale dans le cadre de prostitution, de trafic, de pornographie. Fréquemment, ils sont enlevés, achetés, forcés à se prostituer.

Parlant de l’esclavage domestique il y a besoin de souligner que les  salariés  ne sont pas protégés par la législation en rapport avec le salaire minimum surtout les femmes et les enfants voir aussi les immigrés. Un fléau qui date de longtemps. La situation sur le travail des enfants dans le monde et en RDC en particulier, est un point sur le quelle aucun de nous ne devraient rester indifférent. A Kinshasa par exemple,  le système KUZU (peut se traduire littéralement en français « cachette »), le jeu de TUNNEL (équivalent de kuzu), les maisons d’un quartier PAKADJUMA à Kinshasa, les enfants qui vendent de l’eau sur la tête dans toute la capitale qui sont appelés père et mère  ou enfants responsable par le fait que ce sont eux qui nourrissent  leur famille, etc. sont les quelques détails qui sautes aux yeux et dont le gouvernement congolais devrait en tenir compte. Ces faits banales en premier lieu, tourne vite à l’esclavagisme sexuelle de ces filles par les trafiquants ou par les agences de proxénétismes qui profitent de la situation et tirer bénéfice en les exploitant sexuellement.

« Dans un système économique mondial dominé par le profit, se sont développées de nouvelles formes d’esclavage, d’une certaine façon pires et plus inhumaines que celles connues par le passé », déclare le pape François qui exhorte à « les dénoncer et les combattre ».

Connaissant bien que ce problème existe, les dirigeants congolais et de partout doivent en tenir compte et considérer l’esclavage comme une preuve indéniable de ce qui peut se produire si on laisse triompher l’intolérance, l’impunité et la cupidité. Voilà pourquoi nous devons «  encourager toutes les victimes de l’esclavage et faire en sorte que cette pratique sous toutes ses formes soit éradiquée »; exhortes Ban Ki-moon, parlant de la situation des esclaves.

La République Démocratique du Congo à adhéré à la Convention supplémentaire relative à l'abolition de l'esclavage, de la traite des esclaves et des institutions et pratiques analogues à l'esclavage de l’ONU en 1975, soit 18 ans après  son entré en vigueur. D'où, le besoin de se dire que les nouvelles formes d’esclavages ne sont pas à tolérer.

L’esclavage est bien réel, à nous de lutter pour aider les victimes. et comme le dit si bien l'ONU dans son message, C'est à nous tous qu'il incombe de remédier aux causes profondes de l'esclavage, d'aider et de protéger ses victimes et de veiller à punir ceux qui perpétuent cette pratique.  

 

 

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De nos jours, de plus en plus d'histoires de femmes qui lorsque elles se connectent sur internet font l'objet d'attaques ou de harcèlement, qui visent à les intimider ou les faire taire. De plus-en plus, ses attaques sont orientés vers les femmes qui font de l'internet un outil pour exprimer leurs idées (leur ras-le-bol, ou simplement  leur point de vue sur des sujets d'actualité) parfois certaines ne font que presenter  leurs créations innovantes.

Entre blagues déplacées, insultes, injures, vols d'identité, menaces, harcèlements par messages anonymes ou au moyens de  comptes privés, courriels insultant,  modifications d'images personnelles, publications des images intimes sans consentement, incitations au suicide etc, les femmes  subissent des milliers d'actes d'agressions tous les jours en ligne.

En Asie par exemple, les résultats d’une recherche réalisée en 2014  par une association féministe APC (l’Association pour les Progrès des Communications (APC),  à révéler le cas d’un harceleur qui a utilisé les médias sociaux pour lancer des injures sexuelles et menacer une femme de violence, y compris le viol et l’assassinat. L'internet lui a également permis de découvrir son adresse physique. Les médias sociaux et les sites intermédiaires ont également permis d’accuser la victime de blasphème et d’inciter des tiers à user de violence contre elle. Dans ce cas, la technologie a été efficacement utilisée pour entraver la liberté d'expression de cette femme.images (4)

Les plateformes telles que Youtube, Twitter, Facebook et les blogues ont permis de harceler et d'abuser sexuellement une femme, notamment par la diffusion d'images portant son visage transformé sur des corps de stars du porno. Des dizaines de faux comptes Twitter ont été créés à son nom au fil du temps pour porter atteinte à sa dignité et/ou envoyer du matériel pornographique et odieux à ses amis et ses connaissances. Ces plateformes ont également été utilisées pour menacer de violence sexuelle extrême, y compris le viol et l’assassinat. La victime a été régulièrement maltraitée, menacée et agressée de la même manière sur son courrier électronique. En outre, le harceleur a utilisé un blogue pour publier des renseignements personnels détaillés sur la jeune femme et les membres de sa famille immédiate en menaçant de les tuer tous. Près d'un mois plus tard, la victime et son mari ont fait l’objet d’une attaque à main armée mais y ont survécu. L'abus et la violence envers cette victime étaient directement motivés par ses opinions politiques et sociales et visaient à la faire taire.

Cherchant à savoir qui sont les auteurs de ses actes, plusieurs cas tels qu’illustré par le résultat de cette recherche, indique que les hommes comme les principaux acteurs de ses actes.

Ceci renvoi donc à se poser des questions sur la responsabilité du pourquoi de ses actes envers les femmes. Vite, on se rend compte que, les motivations premières des auteurs de ses actes, sont entre autre faire taire la femme, limité sa liberté d'expression ou sa mobilité, impose une crainte à la femme d'approcher les outils de technologie pour s'exprimer.

Pris dans son ensemble, ceci est considéré comme des actes de violences faites à l'égard de la femme en ligne ou par la voix des outils de technologie. Ce qui démontre le besoin qu'à la société pour instaurer des nouvelles lois, non seulement pour sanctionner les violences physiques, mais particulièrement celle commises sur internet ou par des moyens des outils de technologies.  Car, derrière de tels actes, plusieurs femmes perdent leurs identités ou leurs emploies, d'autre connaissent des crises psychiques ou mentales, sans compter les traumatismes qui empêchent encore à certains d'utiliser tel ou tel plateforme si elles arrivent à résister à la pression destiner à leur faire arrêter l'utilisation de l'internet.

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Dans quelle mesure le VIH/SIDA affecte-t-il différemment les femmes et les hommes ? Face à cette « sexospécificité » de l’épidémie, quelles actions les communautés et les gouvernements peuvent-ils mettre en oeuvre pour lutter de façon efficace contre ce fléau ?

Ce document de l’ONUSIDA (Programme Commun des Nations Unis sur le Sida/VIH) a été rédigé afin de promouvoir une action accrue et améliorée dans les domaines interdépendants du sida et de l’inégalité entre les sexes à l’échelon des pays. Il souligne trois principes transversaux essentiels : connaître l’épidémie ; faire en sorte de fonder les ripostes sur des preuves éclairées; et ancrer les stratégies, politiques et programmes dans les droits de la personne.

Le document souligne que la définition des priorités relatives à la sexospécificité et aux programmes sida pourra varier en fonction de la situation épidémique du pays et des contextes locaux. Par exemple, dans les épidémies généralisées et les situations hyperendémiques, une action efficace et durable de prévention du VIH exigera des activités concertées et d’une grande portée pour mettre en question et modifier les normes sexospécifiques néfastes et les inégalités entre hommes et femmes, mais aussi des activités ciblées pour rendre plus sûres les communautés, en particulier pour les jeunes femmes et les fillettes.

Extrait :

« C’est par la voie sexuelle que le VIH est le plus souvent transmis. De ce fait, il est depuis longtemps admis que l’inégalité des rapports entre hommes et femmes et les normes sociales de féminité et de masculinité ont une influence importante sur les épidémies de VIH. L’inégalité entre les sexes et les normes sexospécifiques néfastes ne sont pas seulement associées à la propagation du VIH mais aussi à ses conséquences. Par exemple, les femmes et les jeunes filles portent souvent un fardeau disproportionné de responsabilités dans les familles touchées par le VIH. Les normes et attentes sexospécifiques rendent également les hommes vulnérables au VIH – notamment en influant sur la sexualité et la prise de risque chez les hommes et en rendant les hommes et les garçons moins prêts à se faire soigner lorsqu’ils tombent malades.

Le but du présent document d’orientation est de promouvoir une action accrue et améliorée dans les domaines interdépendants du sida et de l’inégalité entre les sexes à l’échelon pays, soulignant trois principes transversaux essentiels, à savoir ‘connaissez votre épidémie’ ; faites en sorte que les ripostes soient fondées sur des preuves éclairées et ancrez les stratégies, politiques et programmes dans les droits de la personne. Ce document complète les directives et outils sexospécifiques existants en mettant l’accent sur le processus de renforcement de l’action destinée à s’attaquer aux inégalités entre les sexes. Il n’a pas pour but de décrire en détail comment intervenir dans des domaines ou secteurs thématiques particuliers, car un large éventail de matériels et outils de formation existent déjà pour guider et soutenir des interventions spécifiques. »

voir le doc Ici 

DSC03683A l’occasion de la journée internationale pour la dépénalisation de l’avortement célébré chaque 28 septembre, le Programme National de Santé de l’Adolescent (PNSA) en collaboration avec  PATHFINDER INTERNATIONAL, a organisé le jeudi  01 octobre 2015 à Kinshasa, une journée de réflexion  sur les grossesses non désirées chez les adolescent-e-s et les jeunes en RDC.

Susciter un élan d’idées en vue de créer un environnement favorable et qui soutient l’offre globale des services de santé sexuelle et de la reproduction aux femmes et jeunes filles en RDC tel était l’objectif  visé par les organisateurs de cette journée, en présentant les rapports des deux études récentes réalisées respectivement  par Médecins du Monde (MDM) et le programme national de la santé des adolescents (PNSA) et PATHFINDER INTERNATIONALsur la question de la santé sexuelle et reproductive des adolescent-e-s .

Contexte du pays sur la santé sexuel et reproductif

En République Démocratique du Congo, les adolescents et jeunes sont confrontés à des multiples problèmes de santé, plus particulièrement ceux de la santé sexuelle et reproductive. D’après le facilitateur de cette journée,le docteur Franck Akamba de Pathfinder,  un rapport publié en  2013-2014 réalisé par une organisation internationale , démontre que 27.2% des adolescents ont déjà leur vie procréative alors que ces jeunes femmes âgées de 15-19 ans constituent un groupe à risque en matière de fécondité étant donné que la fécondité précoce a souvent des effets négatifs sur la santé des enfants et des mères jeunes . Parmi ces problèmes figurent : maternité précoce (27%), des IST  (Infection Sexuellement Transmissible) et symptômes déclarés d’IST (19,3% chez les files) et 11.6% chez les garçons ; les avortements non sécurisés ; les violences sexuelles et celles basées sur le genre (16 ; 4%), les pratiques traditionnelles néfastes (le mariage précoce et autres formes), etc.

Parlant de la question des violences sexuelles et celles basées sur le genre ; le même rapport dit - il, indique que 71% de toutes les femmes en RDC ont connu une certaine forme de violence par un partenaire et les adolescents en sont des principales victimes avec la cohorte des conséquences, comme les grossesses non désirées se soldant pour la plupart des cas par des avortements provoqués dans des conditions très dangereuses. On estime à 14% le pourcentage d’avortements pratiqués chaque année chez les adolescentes dans des conditions dangereuses. 30% d’adolescentes et jeunes ont déjà fait un avortement, Une adolescente sur 6 (16,2%) a déjà fait un avortement provoqué.

Etat de loi en matière de droit et la santé sexuel et reproductif

DSC03680En RDC, d’une part le code pénal criminalise l’avortement sous toutes ses formes y compris les grossesses issues des situations particulières comme le viol et l’inceste. La jouissance des droits en matière de santé sexuelle et de la reproduction est limitée uniquement au contrôle des naissances réduisant ainsi la prise de décision, le pouvoir économique, l’accès libre à la contraception, la qualité limitée des services de santé et favorisant les expériences de violence sexuelle et sexiste des jeunes femmes (SGBV) et les normes sociales qui stigmatisent les survivants de violence sexuelle et sexiste ;

D’autres parts, le pays a ratifié le protocole de Maputo qui en son article 14 autorise l’avortement dans des situations particulières s’il est pratiqué médicalement en vue de protéger les droits reproductifs de la femme particulièrement, lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus ou en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste sur avis médical confirmé par une contre-expertise.

Au regard de ce tableau sombre et considérant l’importance de cette tranche d’âge qui représente 32.8% de la population totale, pour l’avenir de la nation, il s’avère nécessaire, martèle maître Pélagie Ebeka, militante des droits des femmes et membre de la CAFCO, qu’une attention particulière soit accordée à la santé des adolescent-e-s, futur-e-s cadres de demain.

Parlant de l’avortement…

Le résulta de l’étude mené par la PNSA et le Pathfinder auprès de 503 jeunes de deux sexes âgés de 15 à 24 ans habitant les zones de santé de Masina1, Matete et Ngiri Ngiri à Kinshasa , avec l’objectif générale de vouloir comprendre les problèmes de Santé Sexuelle et de la Reproduction (SSR) des adolescents et jeunes qui  les empêchent d’exercer leurs droits en matière de santé en général et de SSR, note que toutes filles (interrogées) qui ont déjà eu des rapport sexuels, près d’une fille sur trois (30,2%) a déjà avorté au moins une fois. Il a un peu plus d’une fille sur dix (10,8%) qui pense qu’une fille a le droit d’avorter et près d’un jeune sur dix (8,4%) est pour la légalisation de l’avortement médicalisé. Dans 25,9% des cas, les jeunes sont favorables à l’avortement lorsque les rapports sexuels ont été forcés.

Pratique de l’avortement clandestin et ses méthodes

Pour ce qui est des avortements, il ressort que dans 68% des cas, les filles fréquentent les centres de santé pour avorter et dans 27,4% des cas elles avortent elles mêmes en utilisant les produits suivants : l’acide folique, le cube magique, le tanzol, la quinene, le tangawisi (potion à base des plantes), le décaris ; l’ampicilline, la papavérine, le permanganate, la tétracycline. Dans 15% des cas, elles vont chez les tradi-praticien-ne-s ou chez les charlatans. Tous ceci, souligne Mr Mbadu Muanda, directeur du PNSA en présentant le rapport, montre l’importance de la société de réfléchir sur la question de l’avortement médicalisé, pour éviter à ces jeunes filles de courir les risques qui souvent conduisent à la perte de vie, ou de la maternité chez ses jeunes qui sont l’espoir du pays.

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  Les violences sexuelles ne sont pas toujours dénoncées.

Le résulta de l’étude qu’a réalisé le PNSA, Programme spécialisé du Ministère de la Santé, avec l’appui technique et financier de Pathfinder International qui ont organisé cette conférence débat pour mettre sur table la question des grossesses non désirées de viol et inceste chez les adolescents, a permis une compréhension généralisée de la SSR, Santé Sexuel de la Reproduction  des adolescents et jeunes dans les zones de santé du projet. Elle a entre autre montré qu’il existe plusieurs formes de violences sexistes à l’endroit des filles.

Certains jeunes pensent que la femme n’est pas égale à l’homme, n’a pas les mêmes droits que l’homme, ne peut pas proposer un préservatif à l’homme etc. ces attitudes inégalitaires entre hommes et femmes influencent l’utilisation des services de SSR. Les mariages précoces sont une des pratiques traditionnelles nuisibles, qui malheureusement semble bénéficier d’une attitude favorable auprès de près d’un tiers des filles elles-mêmes. Les violences sexuelles ne sont pas toujours dénoncées.

images (1) Une  jeune fille de 21 ans,  résidente de la ville de Kinshasa en RDC s’est retrouvée il y a quelques années au cœur d’une triste histoire de double violence. Comme a  témoigné sa voisine au cours d’un atelier  organisé par  Si Jeunesse Savait pour expliquer et démontrer l’existence ainsi que les conséquences  des violences faites en ligne et par les moyens des outils technologiques que sont victimes les femmes et les filles, cette dernière raconte le tourbillon qu’a vécue la jeune fille doublement  victime des violences a la fois sexuelle et technologique causés par son ex copain.

"Le couple s’aimait beaucoup et se jurait de ne pas se quitter;affirme le témoin. Mais un matin, il y a eu une embrouille entre eux comme tous les autres couples, et la situation à tellement dégénérer au point qu’ils se sont séparés de mauvais pied.  Le garçon lui fait alors une promesse de lui faire payer chère dans les jours avenir. Mais, la fille était loin d’imaginer le plan que lui préparait son petit ami devenue son ex. Un jour, le garçon est parvenu  à la convaincre qu’il voulait revenir avec elle, pour tout reprendre à zéro et du bon coté. En suite, il lui invite à prendre un verre dans son domicile.  La fille s’est pressée d’y aller sans se souvenir de la promesse que lui avait faite son ex le jour de la dispute qui a provoqué leur séparation. Une fois chez le garçon, la fille lui trouve avec deux autres de ses amis. En toute confiance, elle prend le verre d’une boisson sucré qu’on lui avait déjà servi à l’avance, sans se douter qu’elle pouvait être piégée. Au réveille, elle comprend qu’elle a été droguée et violée par ces trois garçons, qui l’ont d’ailleurs accompagnés inconsciemment jusqu’au domicile familiale où réside ses parents. Le soir même, son ex et ses deux amis postes les photos d’elle toute nue avec des commentaires humiliants sur Face book. Toutes sa famille et les gens du quartier étaient au courent de cette situation. Par honte, elle a fini par quitter son quartier et  n’a plus rouvert  son compte face book pour éviter des commentaires abusifs des internautes sur sa personne" ; conclut-elle.

La situation qu’a vécu cette jeune fille est très loin d’être isolée. Il suffit d’observer un peu plus attentivement les contenues des publications qui apparaissent tout les jours  sur nos murs, nos pages, nos réseaux sociaux  etc… pour comprendre que de plus en plus les femmes se retrouve malheureusement victimes des ces genres d’abus commis trop souvent par les hommes qui croient vouloir imposer leurs masculinités en agissant de la sorte.

images (31)Entre image triquée, photo publiée sans consentement, capture d’image sans accord, données partager sans permission, et les commentaires indignes qui accompagnent tout cela une fois sur internet, lesquelles sont destinées à faire taire la femme, il y a de quoi à dire aux femmes de ne pas se laisser abattre , mais de trouver une force intérieur pour dénoncer et montrer aux agresseurs que la honte doit changer de camp ; et qu’ils doivent payer de leurs actes d’une manière ou d’une autre pour ne plus faire des victimes. Ici cette jeune fille a quitté le quartier et s’est déconnectée de ses amis internautes qui la jugeaient sans comprendre la chose. Mais son agresseur alors !! Quand n’est-il ?? Lui qui devait être arrêté et humilié pour ses actes en lieu et place de la pauvre fille victime. La société devrait plutôt Tourner le regard et juger les auteurs des actes de violence, et non pas les victimes. Mais aussi de prendre en compte le fait que les violences perpétrées par les internautes malveillants visant à ternir l’image des femmes sont tout aussi dangereux que tout autre type d’actes qu’on peut qualifier d’extrêmement cruelle.

En 2014, un artiste bien connu de la scène kinoise, également bien connu en tant que gay, a été retrouvé mort dans sa maison. Tout portait à croire que la dernière personne à l’avoir vu était un partenaire sexuel.

Le gardien de la maison de l'artiste, interrogé par la  police avait donné le nom de la dernière personne à avoir visité son employeur, et comment son patron lui avait demandé de leur donner un peu de temps seul pour discuter à l’intérieur de la maison.

Ne reconnaissant pas ce nom,  la communauté homosexuelle a commencé à enquêter sur qui pourrait bien être le partenaire sexuel de l’artiste dont personne n'avait entendu parler.

Il s’est avéré que l'homme était marié et père de trois enfants, qu’il voyait l’artiste depuis quelques semaines, et qu'il a rencontré par Internet sur ​​un site de rencontre francophone bien connue appelé  « Planet Romeo ».garcon de passe (3)

Le meurtrier, condamné deux semaine après, se trouve aussi être un tueur en série qui avait été  jugé au Congo Brazzaville, pour le meurtre de deux partenaires d’affaires, ou il avait échappé de prison et trouvé refuge dans sa ville natale de Kinshasa.)

Cela a soulevé, si pas pour la première fois, du moins très publiquement et ouvertement, le risque que court la communauté gaie du Congo lorsqu’ elle fait des rencontres avec des inconnus sur Internet. Ceci a montré clairement le besoin d’une stratégie  pour contourner les risques auxquels elle est confrontée en ligne.

 

La RDC est un pays post- conflit de l’Afrique.

Plus de 50 ans après son indépendance, le pays est en proie à la pauvreté, le chômage, la corruption et les conflits armés, qui se reflètent dans le plus récent rapport sur  l'Indice de développement humain. Selon la classification de l'ONUSIDA, la législation congolaise est dite être "neutre" en général quand il s’agit des questions liée aux lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT). Cela veut dire qu'il n’est  ni question de protection ou de prohibition, car il ne punit pas les personnes sur la base de l’orientation sexuelle et de l'identité de genre.

Malgré cela, comme dans de nombreux autres pays africains, les minorités sexuelles sont victimes de toutes sortes des préjugés, la discrimination et la stigmatisation  en RDC.

En outre, les services de sécurité congolais (police, armée et services de renseignement) violent fréquemment les droits des personnes LGBT les plus visibles, comme indiqué dans le rapport alternatif sur les droits sexuels en République démocratique du Congo présenté au Conseil des droits de l'homme en 2013.

 

Avec les élections à venir ou la population se demande si le président va se représenter, malgré le fait que la constitution ne le lui permette pas, les organisations des droits humains dénoncent une répression de la liberté d'expression qui, à la fin de 2014, a touché principalement les services Internet et les SMS. Ces services ont été fermés pendant près de trois semaines, alors même que certaines stations de radio indépendantes ont été interdites d’antenne pour avoir prétendument alimenté la crise liée au processus électoral.

Quelques  politiciens ont également soulevé des préoccupations au sujet de leurs téléphones sur écoute et ont soulignés que certains des services internet ne sont pas revenus à la normale après trois semaines d’arrêt,  craignant le spectre de la surveillance du gouvernement.

La nécessité d'être en sécurité en ligne

La  RDC est classée par l’Association internationale des lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexuels (ILGA) parmi les pays qui ne criminalisent l’homosexualité. Les relations sexuelles entre personnes du même sexe ne sont pas explicitement incriminées par le Code pénal congolais. Cependant, l'homosexualité tombe, en vertu des lois dans l'indécence ». Mais, comme la preuve d'un manque de clarté dans le texte sur l’homosexualité, aucune sanction n’est y est associée.

 

Depuis 2010, la RDC a vu plusieurs tentatives de criminaliser les relations de même sexe. Ces nouveaux textes juridiques réclamés pour couvrir les lacunes qui existaient dans le droit pénal, contiennent également des dispositions sur l'interdiction des organisations qui promeuvent les droits des personnes LGBT.

Mais malgré l'absence d'une loi, l'homosexualité est évoquée implicitement dans certains textes juridiques. Par exemple, il se reflète dans la nouvelle loi de protection de l'enfance qui ne permet pas aux homosexuels d'adopter des enfants.

 

La législation en RDC ne traite pas des transgenres en aucune façon.

Cependant, socialement, les relations de même sexe sont considérées comme déviantes, pécheresses et comportement importé de l’Occident. Bien que les communautés LGBT existent, ils vivent dans la clandestinité et ont un profil bas, pour éviter d'attirer inutilement l'attention à la fois de la communauté dont ils font partie et des services de sécurité.

images (20)Les homosexuels Congolais sont aussi victimes de nombreuses formes de violations de leurs droits sans qu’ils ne recours nécessairement a la justice. . Ils sont régulièrement torturés par la police ; les services de sécurité, qui dans le même temps leur extorquent de l’argent. Ils sont également victimes de procès d’indécence, et sont décrits comme des déviants dans les médias congolais, en violation complète de l’éthique journalistique selon le rapport de la « sexual right initiative » sur ​​les droits sexuels en RDC présenté lors du 19ème Examen Périodique Universel  au Conseil des Droits de l’Homme, qui a collectés des témoignages  dans les communautés locales dans le pays

Pendant tout ce temps, en raison de l'anonymat qu'il permet et sa nature transnationale, Internet est devenu un outil puissant pour relier diverses communautés LGBT locales, ainsi que les individus qui ont des relations  de même sexe, mais ne se considèrent pas comme gay.

Facebook et WhatsApp sont appréciés pour leur facilité d’utilisation et, dans le cas de WhatsApp, pour son accès gratuit sur la plupart des réseaux de télécommunications dans le pays.

D'autres plates-formes,  médias sociaux et  applications mobiles sont également utilisés, l'un d’eux, « planetRomeo », un site Web basé en France, dédié  aux rencontres entre homosexuels francophones. Sur plantRomeo, on peut créer un compte et avoir des conversations privées ainsi que  forums de discussion.

 

Gay Malebo force, une communauté en ligne pour les gays d’origine  congolaise, est un autre exemple de la façon dont Internet est utilisé par la communauté locale. Il a d'abord ciblé la communauté gay de la diaspora voulant rester en contact avec leur pays d’origine, jusqu'à ce que les Congolais sur place  aient commencés à l’utiliser.

Gay malebo force a commencé comme une liste de diffusion, mais a grandi dans son utilisation de la technologie. Maintenant, il offre une variété de fonctionnalités sur le site Web, y compris un blog sur les questions gaies à la fois au Congo et dans le monde, une page Facebook privée où les gens peuvent échanger des informations d’intérêt public, ainsi que d'une page plus érotique appelé MIBALI AFRIKA où les membres peuvent se laisser aller à la plupart de leurs fantasmes.

Justice Walu, le fondateur du site a déclaré: «Nous étions préoccupés par la stigmatisation rampante liée à l'homosexualité et nous avons donc pensé qu'Internet était une bonne façon de faire de l'activisme et des rencontres  en toute sécurité. Personnellement,  je ne savais pas qu'il y avait des organisations ou des  groupes de soutien pour des gays et lesbiennes, ainsi que les personnes transgenres. Maintenant que je les connais et participe à certaines de leurs activités, je pense néanmoins que le besoin d’une communauté en ligne subsistent, au moins pour tous ces gens qui sont homosexuels mais ne participeront jamais  à des activités en personne, de peur d'être étiquetés et peut-être perdre tout ce a quoi ils tiennent ».

Selon lui, de plus en plus de gens utilisent Internet, mais ne sont pas conscients des failles de sécurité à leur vie privée ou de l'exposition auxquelles  ils peuvent être confrontés:

"Même moi, je viens de m’inscrire dans un cours sur sécurité en ligne après 10 ans de maintien d'un blog suivi par plus de 20.000 personnes aujourd'hui. Je pensais qu’adopter un pseudonyme était suffisant, mais j’ai compris que cela ne suffisait pas ".

Comme  Justice, Foko, leader d'un groupe de jeunes LGBT tient  une page facebook publique: «Nous sommes plusieurs administrateurs sur la page. Nous vérifions les antécédents des personnes qui nous suivent ou font une demande d’amis, pour que tout le monde soit en sécurité. Si la plupart des personnes qui prennent part à notre page  le parcourt avec leur profil réel,  c’est parce qu'ils nous font confiance, ils nous ont vu en personne et savent qui nous sommes. Mais il arrive qu’il y ait de faux profils ajoutés par les administrateurs qui ne sont pas très prudents sur leurs choix d'amis. Nous ne divulguons jamais cela pour éviter la panique de nos membres ».

 

couple gay femme « Gays de la République démocratique du Congo », un autre groupe facebook gay fermé, est l'une des pages Facebook les plus populaires où les  Congolais gay de la diaspora ainsi que tous ceux qui visitent le pays, peuvent   recourir. Sur la page, les membres  laissent parfois leurs numéros de téléphone pour tous ceux qui voudraient les rencontrer. Une fois un jeune activiste gay a donné l’adresse complète de son domicile pour que les gays et les lesbiennes qui le voudraient viennent participer a sa fête d’anniversaire.

Lorsqu’un membre du groupe lui a conseillé publiquement d’effacer l’adresse, il a semblé  ne pas comprendre pourquoi, disant que de toutes les façons, tout le monde savait déjà qu’il était gay. Cependant,  quelqu’un a fait remarqué que certains de ses amis n’étant pas ouvertement gay et pourraient  ne pas se présenter à un anniversaire annoncé a tous comme fête gaie.

« Notre  lutte n’est pas considérée comme politique ni importante par la communauté ou les services  de sécurité, et la plupart des violations que connaissent les personnes LGBT sont en ligne avec les violations massives des droits auxquelles font face les congolais depuis des décennies. Ce n’est pas un problème jusqu'à ce que cela le devienne » dit Foko.

 

Toutefois, les membres de la communauté homosexuelle ne voient pas qu'il est important d’utiliser des stratégies de sécurité en ligne très strictes. Si Jeunesse Savait, les encourage en organisant des cours de sécurité en ligne spécifiques aux problèmes qu’ils rencontrent dans leurs utilisations des services basées en ligne.

 

Le Réseau Genre et Droits de la Femme « GEDROFE » en sigle a organisé le 28 Mai 2015 au centre carter, a Kinshasa, une rencontre des leaders des structures féminine et de droits de l’homme pour commémorer le 28 mai, la journée Internationale de l’accès de la femme à la santé.

Créée initialement en 1987 par le Costa Rica lors de cinquième Rencontre internationale sur la santé des femmes, la Journée d’action pour la santé des femmes avait pour objectif de  combattre la mortalité et la morbidité maternelles. Elle a ensuite été orientée vers les problèmes d’accès à des services de santé de qualité, accès considéré comme un droit des femmes11377097_898506350239326_2269397710671480292_n

Placée sous le thème de« Quid du cancer du Col  utérin et des seins :   la santé de la reproduction dans le  Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits de la femme (article 14), face à la justice congolaise », cette rencontre organisée par GEDROF avait pour but de permettre aux participant-e-s d’avoir une idée un peu approfondi sur la prévention de la santé sexuelle de la femme et de  faire un point sur les lois inscrites dans le protocole  à la Charte Africaine des Droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits de la femme appelé aussi le « protocole de MAPUTO » afin d’analyser si oui ou non les femmes peuvent se présenter devant la justice Congolaise en s’appuyant sur ce dernier.

Sur ce, plus d’une vingtaine de participants âgés de 22 à ± 45 ans d’âges était au rendez-vous, pour représenté particulièrement leurs associations dans cette rencontre signé par GEDROFE, dont Si Jeunesse Savait avait délégué deux ses membres.

Madame Joséphine NGALULA la coordonnatrice de GEDROF et Présidente de FORFEM avait profité de cette rencontre pour faire la restitution d’un atelier tenu du 23 au 24 Février 2015 à Nairobi avec15 membres de la société Civile venues de plusieurs pays africain , sur le Protocole de MAPUTO, qu’avait organisé la Cour « Africaine des droits de l’homme et des peuples », et qui était appuyé par GIZ , dans de but de parler de la santé reproductive de la femme pour arriver à identifier les cas qui posent problème dans le protocole de MAPUTO et qui empêchent les femmes d’utiliser ce protocole devant la cour pénale de droits de l’homme.

L’Acceptation  de loi sur l’avortement était l’un de frein soulevé par plusieurs intervenants et participant de cet atelier, rajouter à cela les refus par les groupes des confessions religieuses qui sous entends que le « protocole  de MAPUTO » tue la vie. Pour eux, les femmes conçoivent les enfants pour qu’ils naissent et non pour être tués.

Parlant de la situation en RDC, Joséphine NGALULA a informé les participant-e-s que comparer à d’autres pays de l’Afrique tel que le MALI et tant d’autres qui sont en retard sur la ratification du protocole de MAPUTO, la RDC est en ordre vue qu’elle l’a ratifié depuis 1999. Tout ce qui nous reste, c’est de voir les femmes congolaises utiliser dans les prochains jours ce protocole devant la justice et trouver gain à leurs causes.

Mais pour ca, il faut encore que la société civile et les ONG de droits de la femme et ceux de droits de l’homme fassent des mouvements de pression, de plaidoyer etc…  au près des décideurs pour demandé si pas exigée son applicabilité effective dans les cours et tribunaux.

Le cancer et  prévention de la santé de la femme.11270166_898335390256422_6313905838128393171_n

Selon la définition donnée par le docteur Yulia BOLEBE de FOMACA (Fondation Maman Cady) une Asbl non gouvernemental qui évolue pour la formation et le développement de la femme, la jeune fille et de l’enfant,  l’une des intervenants venue parlé sur la prévention de la santé féminine particulièrement du « cancer du Col  utérin et des seins », le cancer est une maladie ayant pour mécanisme: multiplication désordonnée, incontrôlée et continue des cellules du corps ; et provoque une compromission de l’équilibre social de la famille vu le rôle que la femme y joue. Le docteur BOLEBE a aussi souligné que le cancer du col de l’utérus tue plus que la  tuberculose, le sida et le paludisme réunis. Sur cette maladie, la population congolaise n’est pas épargnée. Pour y remédier, le dépistage précoce serait une victoire sur le cancer ; mais elle a déploré le manque d’information de la population sur ce moyen de prévention. Pour le traitement du cancer, il faut penser à la chirurgie, la radiothérapie, Chimiothérapie isolée ou en association

Cependant, le cancer du sein, serrait la 1ère cause de la mortalité chez la femme de 35 – 65 ans ; au moins Un (1) décès serait enregistré toutes les 53 minutes ; et son dépistage précoce baisse à 25% les risques des séquelles avait affirmé le docteur Michael MBOMA qui avait intervenu juste après son homologue à savoir le docteur Yulia BOLEBE.

Les moyens de dépistages11329836_898335220256439_7659946205132709008_n

Les moyens le plus recommander de dépistage du cancer selon le docteur Michael MBOMA sont entre autre : La Palpations régulières ou Autopalpations ; les Consultations médicales ; la Mammographie (femmes de 40 ANS ou plus), l’Échographie, la Cytoponction, l’Anapath (biopsie).

Par ailleurs, les symptômes du cancer de sein sont entre autre l’apparition d’une masse (boule) au sein, une peau d’orange, et l’écoulement. Cependant, une absence de la grossesse ou la conception d’une première grossesse à plus de 35 ans étaient souligné par ce dernier comme les facteurs de risque. Ajouté à cela une ménopause tardive (55 ans), une règle précoce (12 ans), le tabac ou l’alcool font partit de liste de ces facteur de risque.

 

 

Selon la définition donnée par le docteur Yulia BOLEBE de FOMACA  (Fondation Maman Cady) une Asbl non gouvernemental œuvrant pour la formation et le développement de la femme, la jeune fille et de l’enfant ; le cancer est une maladie ayant pour mécanisme: multiplication désordonnée, incontrôlée et continue des cellules du corps. Dans la santé féminine, ce dernier provoque une compromission de l’équilibre social de la famille vu le rôle que la femme y joue.

Le cancer de sein peu être provoqué par une absence de la grossesse, ou par la conception d’une première grossesse à plus de 35 ans, allaitement Pour une femme qui n’a jamais été enceinte, ou qui l’a été tardivement (après 40 ans),  sont les facteurs de risque, ajouté à cela une ménopause tardive (55 ans), une règle précoce (12 ans), le tabac ou l’alcool font partit de liste de ces facteur de risque. Mais ont peu y ajouté les Antécédents personnels ou familiaux,  le Mode de vie, L’excès de poids et l’obésité font partit de la liste de facteur de risque.

Quant au  cancer du col utérin, c’est un cancer qui se développe à partir de l'épithélium du col de l'utérus. Le cancer du col de l'utérus est la deuxième forme la plus fréquente de cancer chez les femmes à l’échelle mondiale après le cancer du sein. Ce cancer est directement en rapport avec l'activité sexuelle.

Il y a lieu de souligner que le cancer du col de l’utérus tue plus que la  tuberculose, le sida et le paludisme réunis. D’après les recherches, Le cancer du col est la 1re cause de mortalité par cancer chez la femme dans de nombreux pays du tiers monde et représente 20 à 30 % des cancers de la femme dans ces pays contre 4 à 6 % des cancers féminins en Amérique du Nord et Europe.  Sur ce, la population congolaise n’est pas épargnée.

Pour y remédier, le dépistage précoce serait une victoire sur le cancer affirme le docteur Yulia BOLEBE ; mais elle a déploré le manque d’information de la population Congolaise sur ce moyen de prévention. Pour le traitement du cancer, il faut penser à la chirurgie, la radiothérapie, Chimiothérapie isolée ou en association. Ce qui veut dire que Grâce à une amélioration des traitements anticancéreux, la mortalité associée tend à diminuer, notamment dans les pays riches. le cancer du sein, serrait la 1ère cause de la mortalité chez la femme de 35 – 65 ans ; au moins Un (1) décès serait enregistré toutes les 53 minutes ; et son dépistage précoce baisse à 25% les risques des séquelles affirme un autre médecin membre de FOMECA, docteur Michael MBOMA . Dans le monde de façons générale, il représente la seconde cause des cancers féminins dans le monde avec près de 400 000 nouveaux cas annuels,  et son incidence est en faible augmentation1. Il est responsable de près de 200 000 décès annuels2, dont plus des trois quarts dans les pays du tiers monde.

Il a la particularité de toucher la femme relativement jeune, ce qui en fait le cancer responsable de la perte de plus d'années de vie dans le tiers monde3.

Son aspect MST semble avoir été sous-estimé en raison d'une sous estimation de l'importance des infections à papillomavirus4. De même ses liens avec le tabagisme ont pu être mésestimés ou avoir fait durant quelque temps l'objet de biais d'observation5.

Les moyens de dépistages

Les moyens le plus recommander de dépistage du cancer selon le docteur Michael MBOMA sont entre autre : La Palpations régulières ou Autopalpations ; les Consultations médicales ; la Mammographie (femmes de 40 ANS ou plus), l’Échographie, la Cytoponction, l’Anapath (biopsie).

Par ailleurs, les symptômes du cancer de sein sont entre autre l’apparition d’une masse (boule) au sein, une peau d’orange, et l’écoulement.foto gratia siteweb

   Comment prévenir le cancer

D’après le docteur Michel de FOMACA, l’unique façon de prévenir le cancer du col de l’utérin serait d’éviter les rapports sexuel précoces, choisir le rapport sexuel protégé, arrêté le tabac et faire un traitement adéquat des infections urogénitales avérées.

Pour ce qui est de la prévention du cancer de sein, Sachant que le ce dernier est une maladie hormonale, toute action ou thérapeutique visant à diminuer la durée et l'intensité de l'exposition aux œstrogènes ou à des perturbateurs endocriniens mimant ces œstrogènes est supposée théoriquement efficace.

Cependant,  Le choix de pilule contraceptive, Une première grossesse à un âge jeune, L'allaitement prolongé, Choix de mode de vie, Éviter le traitement hormonal de la ménopause (THS), Choix de mode de vie, Les choix alimentaires etc. sont des méthodes conseillé.

Bientôt 10 ans maintenant, depuis que Si Jeunesse Savait (SJS) travaille sur les violences faites aux femmes aux moyens des technologies de l'information. ces violences peuvent se manifester sous forme de discours misogynes, de harcèlement sexuel sur facebook, de menaces aux téléphone, de circulation ou de vol de données personnelles telles que le mot de passe et autres identifiants bancaires pour n'en citer que quelques-uns.

bientot 10 ans et les femmes tout comme les filles continuent de le découvrir. Elles nous disent qu'elles apprennent l’étendue des dégâts, même quand elles osent avouer enfin publiquement qu'elles aussi l'ont vécu.

l'histoire de Mama nous en lit long.Elle est étudiante en 1èreannée dans une université une grande université de Kinshasa, ou elle poursuit des études en sciences commerciales.

dialogue avec les filles dans la rueMama raconte que c’est durant la période des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, durant lesquelles Si Jeunesse Savait avait organisé plusieurs activités pour la sensibilisation (des jeunes en particulier) contre les violences liées aux TIC, qu’elle a pris part aux activités de la campagne Tech sans violence   et, a découvert comment les femmes et les filles sont victimes des violences en ligne, combien elles sont vulnérables face aux utilisateurs malveillant des TIC.

Les explications et exemples concrets données par les animatrices de ces activités, lui ont permis de comprendre les différents types de violences qui existent ainsi que la nécessité de respecter la vie privée des gens et de faire la différence entre ce qui est privée et ce qui est public. .

Pour rappel, la campagne Tech sans violence, a consisté en 2014, à faire des animations au sein des écoles et universités de Kinshasa, à distribuer, à la sortie des classes, aux étudiants, élèves, enseignants et passant les affichettes portant des messages en rapport avec le respect de la vie privée en ligne.

Notre participante raconte que ceci a changé sa vie puis qu’elle s’est engagée juste après ses activités, à ne plus commettre ses mêmes actes de violence en ligne ;

Puis de sa propre initiative, elle a décidé de poursuivre la sensibilisation dans son université grâce aux affichettes qu’elle avait reçues.

En effet, ces affichettes faites avec des couleurs flashy et simples à lire avaient attisées la curiosité de ses camarades de classe qui lui ont posé beaucoup de question et lui ont redemande plus d’affichettes à distribuer à leur tour.

Pour les questions auxquelles elle n’avait pas de réponse, la jeune étudiante a pris son téléphone et a appelé les animatrices de SJS pour avoir plus de détails à partagé avec ses camarades de classe.

Lors de l’entretien avec cette étudiante de 20 ans, il s’est révélé que son attitude d’interpeler ses amis à ne pas publier des images qui violes une vie privée ou de ne pas faire des commentaires visant à violés les femmes en ligne lui a valu le surnom de « madame violence liée au TIC». Par son canal,  Si Jeunesse Savait a pu entrer en contact avec plusieurs autres étudiantes de cette université venu s’informer sur la question de violence faites aux femmes en ligne et qui ont spontanément parlé des violences qu’elles avaient elles-mêmes subi.

Elles ont exprimé leur volonté de s’impliquer à fond dans ce combat. L’étudiante a par la suite, demandé à adhérer en tant que membre à Si Jeunesse Savait.

Nous avons sélectionné cette histoire car elle démontre la capacité de mobilisation de la campagne TBTT qui à un effet boule de neige surtout auprès des jeunes.

Cette exemple montre qu’à partir de parfaits inconnus rencontrés 5 minutes dans la rue, nous pouvons atteindre une université de près de 200 étudiants.

Même si toutes ne s’engageront pas dans la lutte contre ces violences, au moins elles sont exposées un discours très eu connu : le fait que la violence en ligne est aussi pernicieuse et dangereuse pour la vie des femmes et des filles que la violence qui se commet dans la vie de tout le jour.

Elle démontre également comment les activités du projet sont liées puisqu’à partir de la campagne, nous avons pu entendre des témoignages que nous avons mis sur notre plateforme de reportage des violences liées aux TIC. En effet, les violences liées aux TIC sont tellement personnelles puisqu’elles touchent à la notion de vie privée et parfois tellement intimes quand c’est un partenaire qui le commet que les victimes hésitent à en parler. Mais dans le cadre d’une sensibilisation de masse où des exemples sont données et un échange est fait avec un parfait inconnu qu’on pense ne jamais revoir, les langues se délient. Cela peut aussi être due, selon notre expérience, au fait qu’on entend le témoignage d’une victime et qu’on prenne conscience en ce moment que la même chose nous ait arrivée.

 

 

 

 

Observaction.org, le site des ressources francophones sur la justice genre a un an. Crée dans le but de stocker et rendre disponible des informations en français, pour les militant-es, les chercheur-es et professionnel-les luttant contre les inégalités de genre, Observaction.org a également l’ambition de faire connaitre les thématiques qui sont peu ou pas développées en français.

C’est le cas de la justice fiscale, du soin à la personne, plus connu sous son vocable anglais care, des indicateurs du genre, ou de l’implication et l’engagement des femmes dans la réduction de l’impact du changement climatique pour ne citer que ceux-là.

Or après une année d’activités, et 900 visiteurs par jour, Genre en action et BRIDGE, co-partenaires du projet ont constaté que parmi les documents mis en ligne, les ressources produites au sud, notamment en Afrique francophone étaient de moins en moins disponibles.

Cela s’explique par divers raisons allant de la rareté de l’électricité, la disponibilité des équipements au faible accès d’internet dans cette zone.

La numérisation des documents produits par les chercheur-es et militant-es du Sénégal à Madagascar, de la République démocratique du Congo à l’Algérie, au Maghreb a été retenue comme une des solutions à apporter à ce problème.

Avec l’aide de la LDBS, la librairie de l’Université de Sussex en Grande Bretagne, qui a un projet de numérisation des ressources produites par des universités partenaires, Observaction.org compte s’approcher de quelques universités francophones, basée en Afrique et ayant déjà des centres ressources physiques sur les questions liées au genre, pour d’une part numériser leurs ressources, ce qui agrandirait le fonds documentaire numérique d’Observaction.org et de l’autre, rendrait ses productions intellectuelles originales disponibles au grand nombre grâce à un système de stockage numérique qui utilise les licences creative commons.

Ainsi donc les auteurs dont les œuvres seront numérisées et rendues disponibles et sur le site web des centres de ressources des universités partenaires et sur Obseravction.org, ces auteurs mettent leurs œuvres à disposition du public à des conditions prédéfinies. Les licences Creative Commons viennent en complément du droit applicable, elles ne se substituent pas au droit d’auteurs.

Le projet pilote de numérisation des ressources produites en Afrique sur les questions de genre débutera en septembre 2014. Il permettra de faire d’Obseravaction.org une référence ou trouver des ressources originales produites en Afrique, par des Africains.

Pendant la campagne électorale de 2011, une femme politique de la République démocratique du Congo (RDC) avait postulé à la députation et avait été élue. Un jour, alors que je suivais la télé, je l’ai vu raconter comment elle avait été victime de harcèlement au téléphone.

Un inconnu proférait régulièrement des menaces à son endroit parce qu’elle avait gagné aux élections.Les insultes comprenaient des allusions au fait qu’elle s’était prostituée pour obtenir son siège et qu’elle n’était plus digne d’être une épouse.

L’homme, qui oubliait chaque fois de se présenter, utilisait également un numéro masqué. Malgré sa peur de voir que n’importe qui pouvait avoir accès à son numéro, elle se disait pourtant rassurée intérieurement car elle avait mené une bonne campagne et avait mérité son siège au parlement.

L’histoire de notre parlementaire n’est malheureusement pas isolée. Il n’est pas rare que des femmes qui osent occuper des postes publics ou qui sont en position de donner leurs avis sur la marche du pays, tels que les journalistes, les femmes en politique ou des personnalités dans d’autres domaines, reçoivent des menaces au téléphone pour les décourager dans leur travail ou voient leurs photos privées rendues publiques sans leur consentement ou même des montages photos les montrant dans des situqtions compromettantes. Les vols d’identité sur Facebook se sont également multipliés.

Politiques et contexte politique

En 2006, la République démocratique du Congo (RDC) organisait ses premières élections démocratiques et transparentes depuis 40 ans. Alors que la nouvelle constitution votée par référendum inscrivait, pour la première fois, noir sur blanc, le principe de la parité homme-femme, la loi de mise en œuvre de cette parité n’a pas été votée à temps pour obliger les partis politiques à présenter des listes paritaires comptant le même nombre de candidates et de candidats.

Le fait qu’en RDC le pouvoir est encore perçu au masculin et que l’on estime que les femmes ne doivent pas se présenter dans les espaces publics a eu une incidence sur l’élection de femmes.

Les femmes candidates rencontrent les difficultés à se faire accepter à chaque élection. Elles sont salies par de fausses accusations, la publication des photos et de vidéos compromettantes sur internet ou par Bluetooth pour les décourager et compromettre l’image que se font d’elles l’électorat congolais.

En matière de violation de la vie privée, les lois congolaises ne reconnaissent que la violation de la correspondance privée dont les emails peuvent faire partie. Les articles du code pénal régissant la diffamation s’appliquent également en cas de publication de fausses informations par les médias. Mais dans la plupart des cas, seules les personnes influentes et les politiciens vont au-delà du droit de réponse et recourent à ces dispositions légales pour faire valoir leurs droits. Rien n’est dit dans la loi concernant les vols de données personnelles, qui sont encore du domaine de la soustraction frauduleuse de biens appartenant à autrui, comme le code pénal qualifie tous les types de vol. Or, en cas de publication sans consentement et à l’ère du tout numérique ou les données personnelles sont un trésor, on ne peut pas réellement dire qu’il y a eu soustraction car les données existent encore et sont accessibles au propriétaire.

Elles sont parfois données de bonne foi, mais pour un usage autre que celui qui en a été fait. C'est le cas des femmes et des filles qui envoient des photos  d'elles dénudées à leur copain/mari et les retrouvent ensuite sur tous les téléphones de la capitale.

La technologie pour violenter les droits des femmes

Avec l’accroissement du nombre des internautes et  l’utilisation accru des services sur l’internet et compte tenu de la facilité d’accès sur la téléphonie mobile, on assiste à l’apparition de violences faites aux femmes qui s’adaptent à ces technologies.

On utilise le téléphone et les applications qui permettent de rester anonymes pour faire peur aux femmes. On leur envoie des menaces pour les décourager de parler des sujets qui fâchent. C’est le cas de trois femmes journalistes de radios du Nord-Kivu qui couvraient régulièrement l’actualité sur les femmes victimes de viols brutaux et cruels à l’est du pays. Elles ont reçu des menaces pour les obliger à arrêter de ternir l’image du pays.

La plupart de temps, ces femmes ne dénoncent pas ces actes car elles ne savent pas ce qu’il faut faire.

D’autres femmes, souvent des personnalités du monde politique, journalistique ou des affaires voient régulièrement leurs photos circuler dans des montages sur des corps nus en plein acte sexuel. Tout cela pour les ramener à ce que leurs détracteurs croient à tort être leurs fonctions premières : un objet de plaisir et de procréation.

Cela est encore plus vrai dans le monde politique où des débats éclatent chaque fois que l’on évoque la parité inscrite dans la Constitution.Il s’agit de rappeler que les femmes n’ont rien à faire en politique, qu’elles devraient retourner à leurs casseroles ou s’occuper de leur mari, quand on ne dit pas qu’elles n’ont mérité leur poste que parce qu’elles ont eu des relations intimes avec tel ou tel autre homme politique influent.

Mais aujourd’hui, en RDC, les femmes estiment qu’elles sontdes actrices du développement. Elles sont actives dans l’économie du pays, sont regroupées dans des associations qui travaillent au développement communautaire et, de plus en plus, dans des partis politiques, non seulement en travaillant avec des femmes en tant que mobilisatrices, mais en créant des fédérations de femmes et en les faisant participer à leur gestion.

Malgré le conservatisme culturel qui fait que même si elles représentent 60 % de l’électorat, les congolaises ne représentent que 20 % des candidats et n’occupent à peine que 10 % des postes décisionnels.

Le projet de loi de mise en œuvre de la parité qui prévoit des mesures contraignantes pour que les partis politiques présentent des femmes et des hommes en nombre égal sur leurs listes électorale, devra rectifier la situation actuelle et rendre justice aux femmes en politique. Cela devrait également permettre de réduire la stigmatisation dont les femmes sont l’objet en politique car leur présence sera justifiée par la loi.

En ce qui concerne sur la répression des infractions commises contre les femmes, le Code pénal est devenu obsolète car il ne prend pas en compte les nouvelles formes de violences faites aux femmes. Si la violence sexuelle fait l’objet d’une loi spécifique et que le Code de procédure pénal a été modifié pour permettre de s’adapter à leur spécificité, une loi réprimant les violences faites aux femmes liées a la technologie devraient également être envisagée.

En outre, les femmes et les filles victimes de ces abus ne connaissent généralement pas les recours qui s’offrent à elles. Les entreprises qui offrent des services sur le net devraient également réfléchir à la mesure dans laquelle leur politique clientèle devrait être rendue publique si elles ont déjà trouvé des solutions technologiques aux vols de données personnelles, à l’usurpation d’identité, aux menaces envoyés par téléphone, etc.

Conclusion

Les violences faites aux femmes politiques au moyen des technologies de l’information et de la communication (TIC) ne sont peut-être que le reflet du conservatisme culturel qui veut que la femme ne soit pas faite pour prendre les décisions, mais les Congolaises, au-delà des femmes politiques, ont besoin d’une loi sur les violences qui leur sont faites et sur l’utilisation des TIC. Ces abus devront être pris en compte pour leur permettre de participer efficacement et de façon égale au développement du pays.

Mesures à prendre

Cette interview a été mené en 2010 par Mavic Cabrera-Balleza (MCB) pour le compte de l'association for progressive communications (APC)

(MCB) : Françoise et Sylvie, je suis ravie de vous rencontrer. Parlez-nous d’abord un peu de vous.

Françoise Mukuku (FM) : Je suis la coordonnatrice nationale d’un groupe de jeunes féministes appelé Si Jeunesse savait , que j’ai créé avec des amis en 2001. Je suis basée à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC). J’ai travaillé comme journaliste dans la presse écrite et audiovisuelle pendant huit ans et j’ai passé cinq ans à Radio Okapi, le premier média indépendant de RDC, qui est un partenariat entre la mission de maintien de la paix de l’ONU et Hirondelle, une ONG suisse. J’ai pensé alors que je ne pouvais plus me contenter de simplement observer la situation et en rendre compte.

Je voulais agir et avoir mon mot à dire sur les événements. Je voulais également me servir de mon expérience d’activiste et de journaliste pour recueillir des sujets et partager des informations avec ceux qui peuvent faire davantage pour régler les problèmes de notre pays. Par ailleurs, il y avait trop de gens qui s’exprimaient au nom des Congolaises, qui arrivaient avec des a priori et ne présentaient que l’aspect de la situation qu’ils voulaient privilégier. J’étais persuadée que comme Congolaise, j’aurais accès à davantage d’informations et que ma perspective refléterait les réalités, les besoins et les aspirations des autres Congolaises.

En ce moment, je fais de la consultation en communication et en recherche sur la santé sexuelle et reproductive et sur les droits et les questions de genre en général avec plusieurs ONG de la sous-région des Grands Lacs.

Je me passionne pour la technologie. Dans la mesure du possible, j’essaie de regrouper tous mes domaines de travail, d’expertise et d’intérêts personnels. C’est là ma vision des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour le développement. Je travaille également à la question de la violence et des TIC cas j’ai été moi-même une victime de la violence. Je sais ce que l’accès aux technologies peut apporter aux gens…elles peuvent être des outils très puissants qui offrent des informations utiles et aident à guérir.

Sylvie Niombo (SN) : Actuellement, je suis coordonnatrice régionale pour le projet MDG3: Réappropries-toi la technologie! pour mettre fin à la violence faite aux femmes au Congo – Brazzaville et en RDC pour le Programme d’appui au réseau des femmes de l’Association pour le progrès des communications. Je travaille aux questions liées aux TIC et à la violence faite aux femmes et aux filles depuis plus de cinq ans.

Je suis aussi la cofondatrice de AZUR Développement, une organisation de femmes du Congo Brazzaville. À AZUR, j’ai lancé plusieurs initiatives de renforcement des capacités en matière de leadership, de droits des femmes et de violence faite aux femmes à l’intention des jeunes femmes et des responsables des ONG. Je mobilise des jeunes femmes pour approfondir l’analyse féministe, enseigner des compétences organisationnelles et acquérir des outils de communication pour favoriser les projets concernant les droits des femmes.

J’ai travaillé à des projets d’avant-garde pour les femmes et les filles, notamment un projet sur l’accès à la thérapie antirétrovirale. Mon engagement dans la lutte contre le sida a conduit à la création du Réseau SIDA Afrique, qui est maintenant sur les grandes plateformes francophones en ligne et du monde réel pour la lutte cotre le VIH/sida et la malaria en Afrique. J’ai également travaillé à des projets de l’ONU au Congo-Brazzaville, au Comité international de la Croix-Rouge et comme consultante pour Panos Afrique de l’Ouest (projet CIPACO), pour le Conseil de recherche en sciences sociales et quelques autres.

MCB : Notre sujet recoupant les technologies de l’information et de la communication (TIC), la violence faite aux femmes et la vie privée, pouvez-vous faire un état des lieux des TIC en RDC?

FM : La pénétration de l’internet est très faible. Nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir des ordinateurs personnels chez nous ni une connexion mobile, même si nous avons des ordinateurs portatifs. La plupart du temps, les gens qui vivent dans les grandes villes se rendent dans les cybercafés où la connexion est lente et où la majorité des ordinateurs sont vieux. La proportion des fournisseurs de services internet (FSI) par rapport à la population est très basse et les FSI sont concentrés à Kinshasa. Ils utilisent tous le satellite et une technologie coûteuse et les tarifs douaniers sur les produits électroniques sont très élevés.

L’accès aux TIC est une question de développement qu’encouragent les acteurs des mouvements sociaux de RDC. La connectivité internet pourrait être plus rapide depuis que les compagnies de téléphonie mobile offrent un General Packet Radio Service (service général de paquets radio) (GPRS). Mais il faut un téléphone intelligent qui coûte cher pour profiter de ce service et il faut savoir s’en servir. La langue est un autre problème car ce service n’est pas offert en général dans les langues locales. Et les villageois ne pourraient toujours pas utiliser l’internet à moins de venir en ville.

Sylvie NiomboSylvie NiomboSN: Je suis d’accord avec Françoise. L’internet n’est pas encore une réalité pour tous en RDC, non seulement en raison du coût élevé de la navigation sur l’internet dans les cafés et de la connexion internet au bureau ou au domicile, mais également du coût du matériel. Mais la téléphonie mobile est très populaire et largement utilisée par tout le monde, y compris ceux qui ne savent ni lire ni écrire et ceux qui vivent en milieu rural. La radio est aussi populaire en RDC, et il existe de nombreuses stations de radio communautaires qui diffusent dans les langues locales. Beaucoup de gens regardent aussi la télévision.

MCB: Quelle est l’importance des TIC dans la vie des Congolais? Des Congolaises en particulier?

SN: Le téléphone mobile sert à garder le contact avec la famille, bien entendu, mais également dans les affaires. Les entrepreneurs et les commerçants l’utilisent pour communiquer avec leurs clients. Avec l’arrivée de l’internet et l’ouverture des cafés internet, les étudiants et les femmes dans les petites et moyennes entreprises l’utilisent pour l’éducation, le travail de bureau, les affaires et pour trouver des informations sur des débouchés à l’étranger.

Les médias audiovisuels sont importants pour les entreprises du fait de la publicité et de l’énorme audience à rejoindre. Mais le coût élevé de la publicité ne les rend pas très accessibles. Les médias créatifs comme le théâtre et les sketches sur la vie quotidienne sont très populaires même dans l’autre Congo, à Brazzaville. Ces sketches traitent des problèmes qui touchent les femmes et le reste de la population.

FM: Comme Sylvie l’a dit, les téléphones mobiles sont très importants pour les Congolais. Ils ont remplacé les téléphones terrestres. Les gens ont un téléphone mobile pour leur bureau et un pour leur maison. Quand vous appelez un « bureau », vous obtenez parfois quelqu’un dans un autobus avec le bruit de fond en prime. De plus en plus de publicitaires les utilisent pour rejoindre des clients éventuels, ce qui augmente la quantité des pourriels. …Mais le téléphone mobile ne sert toujours pas pour des services essentiels comme appeler la police ou les services médicaux d’urgence. Il n’existe pas de numéro spécial à cette fin.

MCB: Les Congolais ont-ils une façon particulière de se servir des TIC? Par exemple, dans mon pays, les Philippines, les gens s’envoient des textes sans arrêt. Les Philippines sont considérées comme le centre mondial du texto.

FM: L’utilisation de la sonnerie sur les téléphones mobiles est une particularité de la RDC. Les gens étant pauvre et ne pouvant pas acheter de crédit, ils font sonner. Si vous êtes vraiment intéressé, vous pouvez rappeler. On peut sonner toutes les 10 minutes pendant deux jours jusqu’à ce que vous rappeliez. Les Congolais aiment aussi les forfaits promotionnels, par exemple un crédit de un dollar et la possibilité de faire des appels illimités toute la journée. On en arrive à une vraie folie où tout le monde appelle tout le monde, ce qui surcharge la bande passante ou occasionne une panne à la compagnie de télécom.

SN: En RDC, on utilise beaucoup le SMS, en particulier les filles et les garçons. On entend fréquemment aussi les gens appeler les journalistes pendant les émissions de radio et de télévision.

MCB: Comment décririez-vous les liens entre les TIC et la violence faite aux femmes, y compris la violence sexuelle?

FM: Il existe un lien très concret entre les TIC et la violence faire aux femmes. Le téléphone est souvent utilisé pour harceler. Les hommes donnent un téléphone à leur femme pour surveiller leurs activités ou soudoient les employés des services de télécoms pour avoir accès à la liste des appels de leur femme ou leur petite amie. Il y a d’autres formes de violations du droit à la vie privée, notamment les écoutes téléphoniques des organisations de la société civile ou des activistes politiques par le gouvernement, l’interruption de la connexion des activistes, comme cela s’est passé après les élections pour empêcher les gens de suivre les résultats et de parler des élections entre eux.

On voit de plus en plus de montages photo de gens connus dans des situations compromettantes. Il est difficile d’expliquer au gens que ce ne sont pas de vraies photos. J’ajouterais à cette longue liste le fait que nous avons plus de 300 stations de radio et de télévision. La majorité ne sont pas gérées par des professionnels et ne font que diffuser des propos haineux, de stigmatisation et de discrimination contre les femmes qui ne se conforment pas à ce qu’ils appellent les « valeurs africaines ou chrétiennes ».

Certains stations de radio religieuses disent que si les femmes sont violées, c’est parce qu’elles l’on cherché. Ils découragent les femmes de s’exprimer. Ils disent aux femmes de garder le silence car Dieu se bat pour elles. J’ai déjà entendu des incitations à haine, mais heureusement, cela reste limité. Ce genre de médias compense le manque de contenus intéressants en donnant le micro à n’importe qui prêt à dire n’importe quoi sans se préoccuper s’ils sont en train de violer la dignité et le droit à la vie privée des autres.

Sylvie N close upSN: J’ajouterais à ce qu’a dit Françoise que les TIC peuvent exacerber la violence faite aux femmes car elles servent à envoyer des messages obscènes aux femmes et aux filles. Pire encore, si les hommes peuvent voir les courriels et les appels faits par leur femme ou leur petite amie, ce qui est souvent le cas, et découvrent qu’elles ont communiqué avec d’autres hommes, ils deviennent soupçonneux, ce qui peut conduire à une violence physique. Il est fréquent également de voir les hommes changer les cartes SIM de leur femme ou petite amie de temps à autre pour s’assurer qu’elles n’ont pas un amant.

On voit aussi fréquemment des photos de filles nues qui circulent par bluetooth dans les téléphones mobiles des jeunes étudiants. Les jeunes gens imitent les films et les photos pornographiques qu’ils voient dans les cafés internet, ce qui peut conduire à l’inceste.

L’autre dimension du lien entre TIC et la violence faite aux femmes est le rôle de symbole de statut social des téléphones mobiles. Ils sont devenus des objets de désir et des symboles de statut social et il n’est plus rare d’entendre des jeunes femmes accepter d’offrir des services sexuels en échange d’un cellulaire. Il y a eu également des cas de jeunes femmes qui utilisent l’internet pour trouver des partenaires dans les pays occidentaux et qui sont amenées à la prostitution.

Comme Françoise l’a également mentionné, les médias audiovisuels perpétuent les stéréotypes qui normalisent la violence faite aux femmes et aux filles, plus spécialement la violence familiale.

MCB: De l’autre côté de la médaille, les TIC peuvent-elles réduire l’incidence de la violence?

SN: Pour que les TIC réduisent l’incidence de la violence, elles devraient servir à informer et à sensibiliser la population. Il faut également augmenter la production de contenus pour que les outils TIC soient utiles aux filles et aux garçons.

FM: Oui, les TIC peuvent contribuer à réduire la violence faite aux femmes. Mais dans la plupart des cas, lorsque se produisent les formes les plus cruelles, les plus brutales de violence, il n’y a pas de réseau ni d’émission de radio susceptibles de donner des informations utiles.

(En RDC, il est évident que de nombreuses personnes et organisations utilisent les TIC, en particulier les téléphones cellulaires, les ordinateurs et l’internet, dans le cadre de leurs activités pour mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles. Pourtant dans ce contexte, les TIC sont plutôt considérés comme des outils – créer des documents, des présentations en Powerpoint, utiliser les cellulaires pour la communication, chercher des informations sur l’internet, trouver des contacts sur l’internet, etc. Les pétitions en ligne, par exemple http://www.rdcviolencesexuelle.org/, les communiqués de presse et les appels à l’action pour soutenir les causes circulent en ligne.

Il existe une campagne qui demande aux utilisateurs de cellulaires, d’ordinateurs portables et autres appareils électroniques de faire campagne auprès des entreprises pour garantir que les revenus de leurs achats ne contribueront pas à la violence sexuelle en RDC)

MCB: Parlant de l’épidémie de violence sexuelle en RDC, Yakin Erturk, l’ancien Rapporteur spécial de l’ONU sur la violence faite aux femmes a déclaré un jour que l’accès to TIC est vital pour les Congolaises car ce pourrait être la seule chose susceptible de les faire sortir de leur isolement par rapport au reste du monde. Que pensez-vous de cette déclaration?

FM: Je pense que le rapporteur a raison, mais comme je l’ai déjà dit, il n’existe aucun réseau qui soutient les survivantes de la violence sexuelle, même dans les cas les plus brutaux et les plus cruels. [Dans certains parties du] pays où la violence familiale est très répandue, nous avons besoin de numéros verts ou de numéros d’urgence pour appeler la police ou l’hôpital ou toute personne qui peut apporter une aide. Nous avons besoin d’un site de type Ushaidi pour cartographier les endroits où la violence augmente afin d’encourager les gens à faire pression auprès des parlementaires et autres élus pour qu’ils remédient à la situation. Nos décideurs ne comprennent pas que nous avons beaucoup à gagner en investissant dans les TIC. C’est vraiment dommage.

SN: Les TIC peuvent non seulement servir à briser le silence, mais peuvent aller plus loin et sensibiliser à la violence faite aux femmes et aux filles sous toutes ses formes. En RDC, on a beaucoup parlé de la violence sexuelle, mais pas des autres formes, en particulier dans les médias occidentaux. Même si les TIC ont contribué à susciter la solidarité et un engagement de la part des organisations internationales, les organisations locales ou nationales de RDC qui travaillent avec les femmes et les groupes locaux restent invisibles. Les TIC peuvent contribuer à documenter cette réalité et à encourager les femmes et les filles locales à raconter ce qui n’a pas encore été dit. Avec les TIC, elles pourraient faire connaître des initiatives locales qui contribuent à réduire la violence faite aux femmes et aux filles.

MCB: La communauté internationale a l’impression que la situation en RDC est très sombre. On a dit que c’était la « capitale mondiale du viol », « le pire endroit sur la terre pour être une femme » et bien d’autres descriptions déprimantes. Qu’en pensez-vous? Comment peut-on utiliser les TIC pour que ces descriptions soient placées dans un contexte plus exact et plus réaliste?

SN: Il est vrai que les femmes et les filles ont été victimes de nombreuses atrocités en RDC et cela nous rend très tristes, mais nous sommes à l’écoute du combat pour mettre fin à ces atrocités. C’est ce qui explique la forte mobilisation des femmes et des organisations des droits humains pour que cesse l’impunité des auteurs des violences sexuelles dans ce pays. Le renforcement des capacités des femmes et des filles, de la société civile et des médias dans l’utilisation des TIC est essentiel pour pouvoir raconter ce qui se passe dans la perspective congolaise et faire entendre les voix des filles et des femmes courageuses qui se battent pour les droits des femmes en RDC. Un certain nombre de campagnes ont été lancées par des organisations internationales en RDC sur Facebook, You Tube et sur plusieurs blogues, mais très peu d’activistes congolais se servent des TIC pour s’exprimer et pour partager des histoires et des idées en ligne. Les activistes congolais devraient exploiter ces outils.

FM: Nous avons une longue et terrible histoire de dictatures dans notre pays et les gens ont peur de demander des comptes à leurs leaders au sujet de ce qu’on leur fait. Mais nous les femmes, en particulier les jeunes femmes, nous sommes prêtes à briser ce silence. Nous n’avons pas connu cette époque sombre où les gens disparaissaient parce qu’ils ne disaient pas ce qu’il fallait en public, mais nous voyons toujours à quel point il est risqué d’aller contre les normes car nous pouvons devenir des boucs émissaires. C’est pourquoi nous agissons en ligne; tous les jours, de plus en plus, nous renforçons notre conscience politique. Nous prenons des détours, en utilisant par exemple la créativité pour faire comprendre ce qu’il faut faire pour mettre fin à la pauvreté, pour faire partie des décideurs et créer une conscience politique. Il nous faut davantage de projets sur l’exercice de nos droits de communication afin de pouvoir changer la situation.

Je suis convaincue que les femmes sont les seules à pouvoir mettre fin à la violence parce qu’elles la vivent dans leur corps et dans leur âme. Mais vous savez, lorsqu’on présente un projet de TIC aux bailleurs de fonds, ils nous demandent: « comment allez-vous faire dans un pays sans électricité, où le niveau d’analphabétisme est si élevé chez les femmes et où tant de gens se démènent pour mettre de la nourriture sur la table? Les projets de TIC ne font pas partie de nos priorités ». Notre principal défi est de leur expliquer que les TIC peuvent être une solution aux problèmes qu’ils veulent régler. Nous avons encore de la difficulté à leur faire comprendre l’importance des TIC.

MCB: Qu’en est-il de la vie privée? Est-ce considéré comme un problème par les Congolaises? Quel est le rapport avec les TIC?

FM: La protection de la vie privée est un vrai problème, en particulier dans une société patriarcale comme la nôtre où les femme appartiennent au mari, la fille au père et la soeur aux frères. Il est impossible d’avoir une vie privée; une femme mariée ne peut même pas répondre au téléphone lorsqu’elle seule. Elle sera accusée de tromper son mari. Les petits amis veulent le mot de passe au courriel de leur copine lorsqu’ils ne partagent pas le même compte. La plupart du temps, c’est le garçon qui a le mot de passe et il peut le changer ou utiliser la boîte vocale comme il l’entend.

Celles d’entre nous qui utilisent des alias pour protéger notre vie privée ou pour des raisons de sécurité ou les deux, sont également vulnérables lorsque des gens révèlent notre identité ou lorsqu’ils disent ce qu’ils savent de nous en public. Ils se pensent drôles. Ils se moquent des lois ou des conséquence de ce qu’ils disent pour vous ou votre famille.

SN: L’utilisation des TIC conduit souvent à une violation de la vie privée par exemple lorsque des photos de jeunes filles nues circulent sur les cellulaires ou l’internet. Les gens sont très peu sensibilisés aux questions de violation de la vie privée et de protection des données personnelles.

MCB: Existe-t-il une loi qui pénalise la violation du droit à la vie privée?

FM: Oui, cette loi existe, pour toutes sortes de violation de la vie privée, mais il y en a aussi une autre pour le délit de presse (diffamation), lorsque cela se produit dans les médias. On peut poursuivre un journaliste ou un journal, et je sais que certains l’ont fait – en particulier les politiciens, mais pas les gens ordinaires. Mais ce qui me préoccupe le plus, ce sont les cas de violation de la vie privée à partir de l’étranger. Nos lois ne contiennent pas de dispositions à ce sujet. J’ai été moi-même confrontée à ce problème. Les autorités ici au Congo m’ont dit d’appeler notre ambassade et de communiquer avec les autorités du pays dans lequel je pensais que se trouvait la personne en question. Cela ne m’a menée nulle part. Je n’ai pas pu obtenir justice. Imaginez, si une accro de la techno comme moi n’a pas de recours, ce qu’il en est des autres femmes qui n’ont même pas accès à l’internet?

SN: En ce qui concerne les lois sur la protection de la vie privée, il n’existe pas de loi spécifique en RDC qui protège la vie privée. Il y a cependant différents textes juridiques qui protègent la vie privée (sur la résidence, la correspondance privée, le mariage, etc.). Il y a le Code pénal congolais qui date du 30 janvier 1940, mais dans lequel il reste à intégrer de nombreux concepts. La loi condamne les attaques contre la liberté individuelle, protège l’inviolabilité du domicile et condamne les attaques sur l’inviolabilité des lettres (articles 69 à 79). La correspondance électronique peut faire partie de la correspondance privée, mais ce n’est pas explicité.

MCB: Les Objectifs du millénaire pour le développement font des TIC un instrument essentiel à l’atteinte de l’éducation pour tous. Qu’en pensez-vous? Voyez-vous d’autres liens entre les TIC et les OMD?

FM: Les TIC sont un outil transversal de l’atteinte de tous les OMD – en particulier dans les pays comme les nôtres qui ont des années de retard dans l’atteinte des objectifs de développement. Nous avons besoin des TIC pour stimuler tous les secteurs de la société. Nous avons besoin des technologies pour combler une diversité de lacunes, notamment le manque de professeurs et d’infrastructures scolaires, le manque d’accès à de bonnes études universitaires, le manque d’accès à toute sorte de connaissances et le manque d’accès à l’information sur les marchés pour les produits agricoles.

Nous avons besoin des TIC pour mobiliser la population au moment des élections ou lorsqu’il faut faire pression sur les responsables et les décideurs dans un cadre de bonne gouvernance. Nous avons besoin de la télémédecine et des applications médicales qui peuvent sauver des vies. Dans un pays aussi vaste que l’Europe occidentale, mais sans infrastructures, les TIC peuvent sauver des vies. … je pourrais continuer indéfiniment à essayer de faire comprendre l’importance critique de l’accès aux TIC en RDC.

SN: Les TIC peuvent également jouer un rôle dans les secteurs de développement comme l’agriculture, pour la formation des agriculteurs, le partage des connaissances sur les technologies agricoles et le réseautage des agriculteurs et des acheteurs. Les femmes rurales en tireraient un énorme avantage. On sait que l’accès aux services sociaux et aux services de santé demeurent problématiques dans la plupart des pays africains, or les TIC pourraient servir, grâce à la télémédecine, à remédier à certains de ces problèmes, à offrir des soins de santé aux populations et à contribuer à réduire la morbidité et la mortalité maternelles.

MCB: Qui fait connaître la question de l’accès aux TIC en RDC et comment?

FM: Beaucoup de gens travaillent à la promotion de l’accès aux TIC, mais sans que ce soit de façon systématique. La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CENUA) a créé un plan d’infrastructures nationales de l’information et de la communication (NICI) afin de normaliser ce que nous faisons dans notre pays avec ce qui a été convenu au niveau international au Sommet mondial sur la société de l’information. La Banque mondiale a présenté une politique sectorielle sur les télécoms. Certains bailleurs de fonds ont entamé les discussions sur les infrastructures en disant que nous n’avions pas besoin de politique avant les infrastructures. Certaines organisations de la société civile demandent également un plan national de TIC avant de passer à la planification sectorielle. Où cela nous a-t-il mené?

Rien de concret n’a été accompli après plus de quatre ans! J’apprécie beaucoup le travail de la société civile, mais il faut une volonté politique pour faire avancer les choses. Nous avons tellement de gens, de bailleurs de fonds qui sont prêts à nous aider car ils savent que le développement des TIC en RDC profitera à toute la région. Mais lorsqu’ils se rendent compte que rien de concret ne se fait dans ce pays, ils abandonnent ou reportent leurs projets.

SN: Si la stratégie sectorielle de développement des TIC formulée par le gouvernement est mise en œuvre, elle réduira la fracture numérique. Les organisations de femmes et de la société civile devraient également participer davantage au processus de développement des TIC en RDC.

MCB: Merci beaucoup de nous avons consacré ce temps et de nous avoir fait part de vos réflexions.

SN: Merci de nous avoir donné cette occasion de nous exprimer.

FM: Je vous en prie. Ce fut un plaisir de m’entretenir avec vous.

_Mavic Cabrera-Balleza est la coordonnatrice internationale du Global Network of Women Peacebuilders. Elle produit des émissions de radio en langues locales dans les pays touchés par la guerre comme le Liberia et l’Ouganda, afin de donner aux femmes la possibilité de s’exprimer dans les débats et dans le cadre des processus décisionnels sur les femmes, la paix et la sécurité et assurer la participation des femmes à la consolidation de la paix et au règlement des conflits.

Mavic est également présidente de l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires – Réseau international de femmes. Elle est aussi membre du Comité exécutif du comité des ONG de l’ONU sur la condition féminine à New York. Elle est en outre membre de Isis International et représentante à New York de Asia Pacific Women’s Watch. Mavic est membre du groupe des rédacteurs de GenderIT.org depuis 2006._

Le jour où Sifa (appelons-là ainsi) m’a appelé pour de me dire qu’elle était avec sa sœur et qu’elles devaient à tout prix me parler, je ne saurais dire pourquoi mais j’ai su que nous n’allions pas parler du nouveau bar en vue, ni de qui est qui ou encore qui sort avec qui.

Pour la petite histoire, Sifa est une lesbienne de 36 ans, de forte corpulence, avec une voix grave, toujours à la dernière mode des jeunes artistes Hip Hop branchés. Sifa est une fille fascinante : Belle, toujours a fréquenté les stars de la musique congolaise, qui d’ailleurs, très souvent lui laissent la garde de leurs maitresses quand ils ne sont pas disponibles…elle est le genre de personne qui fait facilement des ami(e)s.

Orpheline de mère, Sifa est la fille d’un de ces hommes d’affaires Congolais qui a fait fortune dans le commerce. J’ai rencontré Sifa il y a près de 5 ans aujourd’hui. Une amie commune, en apprenant que je militais pour les droits des personnes gays et lesbiennes, nous a mise en contact. En fait, nous nous étions croisées brièvement à l’école mais je ne me souvenais plus très bien d’elle.

L’histoire commence après qu’elle ait rencontré une congolaise sur Facebook et qu’elles se soient liées d’amitiés au point que la fille en question ait décidé de venir en vacances au Congo, après plusieurs années à l’extérieure. Les deux entament alors une relation très intense que la famille de la fille n’appréciait guère. Cette famille décide alors de dénoncer Sifa aux services de renseignements sous prétexte qu’elle faisait du détournement de filles mineures pour tourner des clips pornographiques chez elle.

Le jour où elle et sa sœur que je rencontrais pour la première fois, sont venues me voir a la maison donc, je voyais Sifa pour la première fois après son opération chirurgicale. J’apprend par la sœur que Sifa vit chez elle depuis deux jours et qu’elle l’accompagnait afin que je sache que la situation était sérieuse. Convoquées par leur père ce jour-la, le but de leur visite chez moi était de me demander de les accompagner à cette convocation pour mieux expliquer à leur père ce qui se passait dans la tête (et dans le corps) de sa fille, Sifa.

Elles avaient mise une voiture à ma disposition pour me permettre d’avoir un trajet aller-retour plus ou moins agréable dans les embouteillages de Kinshasa. Dans toute l’histoire qui suit, ce qui m’a le plus touché dans l’entretien avec le père, cet homme d’affaires dont toute la ville avait entendu les exploits mais que je n’avais jamais vu, était sa grande sincérité devant une situation qui le dépassait complètement. Cet homme d’une soixantaine d’années, encore en pleine forme malgré son âge, me reçu dans son salon particulier où il me servi lui-même de l’eau et amuse-gueule.
– As-tu vu ce qui vient de se passer ? (je ne comprenais pas le sens de sa question)
– As-tu vu comment tous ces hommes se sont battus pour allumer le générateur d’électricité? et c’est Sifa qui vient de leur montrer comment le faire fonctionner ?
En effet, j’étais arrivée dans une grande demeure complètement plongée dans le noir et d’où on entendait que les arguments des gardiens, chauffeurs et autres travailleurs de la maison qui essayaient de faire fonctionner le générateur.

Son père a commencé par me raconter l’histoire de sa fortune, comment il l’avait amassé petit a petit, à force de sacrifice. Lui qui grandi auprès d’une veuve et qui mangeait le même poisson pendant deux jours, me raconta comment il avait vendu des allumettes de ville en ville, avait pris, pendant plusieurs années l’unique douche de sa journée dans les gares de train, jusqu’à devenir un jour le premier fournisseur de container de l’état Congolais. «Pour l’africain que je suis, cela me choque énormément qu’on me dise que j’ai sacrifié le bonheur de mes enfants contre ma fortune. Ces enfants sont nés avant que je ne sois riche. J’ai déjà une fille malade. Elle fait une collepsie. Elle dort plus que la normale. On m’a traité de tous les noms à cause de sa condition et j’ai du l’envoyer à l’étranger pour des soins appropriés. Et Maintenant mon autre fille, Sifa, me dit qu’elle se sent homme dans son corps!»

Ce cri de cœur venait d’un homme qui venait de payer 5000 Dollars américains pour qu’un groupe de policiers et agents de renseignements Congolais n’amène pas sa fille, toute juste sortie de l’hôpital dans un lieu inconnu. Ce n’était pas la première fois qu’il faisait un tel geste, et même s’il aimait ses enfants, tous avec leurs qualités et leurs défauts, il se disait qu’il était temps que cette situation avec Sifa cesse. Il avait donc chassé Sifa de la maison et lui avait coupé de tous les vivres jusqu’à ce qu’elle lui dise qu’elle était l’alternative de ce comportement qui privait la famille entière d’une revenue substantielle.

Je me trouvais donc au milieu de ce drame familial, car la sœur ainée de Sifa avait promis de trouver quelqu’un qui parlerait à leur père, lui expliquerait l’orientation sexuelle de sa fille et lui prouverait qu’elle n’est pas la seule. Sifa, elle-même tenait à ce que leur père sache que les gens comme elle, peuvent vivre heureux. Qu’ils peuvent subvenir à leur besoin financier afin de ne pas vivre toute leur vie aux crochets de leurs parents. Me faisait-elle si confiance que ça?

Ma relation avec Sifa, comme je l’ai dit au début, remonte à 5 ans. Nous sommes devenues collègues quand je lui avais récemment offert un travail dans l’ONG que je dirige. On peut dire que j’étais un peu son guide dans l’activisme LGBT. A la centaine de lesbiennes et alter sexuelles qui rêvaient toutes de vivre leur vraie sexualité en Europe ou aux USA, je répétais sans cesse que nous sommes congolaises et c’est dans notre pays que se trouve notre vie. Que nous devrions nous battre pour vivre en paix. Pour ne pas payer ces amendes policières qui nous pourrissent la vie et qui forcent nos familles à s’endetter. Pour ne pas subir ces détentions et ses viols dans les prisons du Congo. Pour ne pas se sentir forcer d’abandonner l’école quand nos camarades de classe, nos professeurs et les administrations scolaires ne nous acceptent pas tels que nous sommes et nous forcent au changement.

C’est aussi ce que j’ai expliqué au père de Sfia. A Sifa qui rêvait toujours d’aller vivre aux Etats-Unis, je lui ai demandé de considérer que même là-bas, les gays et lesbiennes avaient leurs problèmes. A elle qui se faisait du souci de ce que la police et autres extorqueurs allaient nuire à la fortune de son père, J’ai conseillé de prendre toute sa rage, sa déception et de les diriger vers la lutte pour les droits humains en République Démocratique du Congo. A son père, je l’ai supplié de reprendre sa fille, qu’elle avait besoin de sa protection et son amour chaleureux pour vivre « sa vie » à Kinshasa. C’était la première fois que je rencontrais une homosexuelle qui avait autant de soutien familiale.

Depuis cette médiation familiale il y a cinq mois, Sifa est rentrée chez ses parents, mais après avoir passé 3 mois, en dehors de Kinshasa pour se changer les idées. Son père a promis de se rendre disponible pour des émissions publiques où l’on aurait besoin de témoignage de parents sur la vie de leurs enfants homosexuels. Peut-être qu’un jour, nous lui demanderons aussi de contribuer financièrement à notre action?

Chaque fois que je repense à cette histoire, c’est l’image d’une affiche que j’ai au bureau qui me revient. Au dessus d’une belle photo d’une mère qui sourit a son petit bébé, il est tout simplement écrit : “maman, si tu savais que j’étais gay, m’aimeras-tu de la même façon?

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