A la découverte du module, Masculinité positive et santé co-responsable d’après les échanges entre Si Jeunesse Savait et les motocyclistes en ville de Kinshasa.

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Dans la communauté africaine en général, la masculinité positive est un processus de voyage transformationnel complet. Ce modèle est d’abord proposé par SJS aux différentes catégories des personnes. Pour le motocycliste, partant de l’analyse de leurs comportements et des pressions de la société voici en quelques points ce qui représente la masculinité positive :

  1. La construction de la masculinité est le processus qui définit le "vrai homme" dans la société. Dans notre module les participants ont discuté des attentes et des pressions sociales qui pèsent sur les hommes, notamment en ce qui concerne la bravoure, la prise de risque et la transgression des règles. Cela soulève des questions sur la manière dont la masculinité est construite et perçue dans cette communauté.
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Un participant déclare : "Dans notre société, un homme doit être courageux et prêt à prendre des risques. Si vous ne faites pas preuve de bravoure, vous êtes considéré comme faible."

 

Un autre participant ajoute : "Il y a une pression énorme pour les hommes d'être forts et de ne pas montrer leurs émotions (surtout ne pas pleurer). Cela crée une image de masculinité toxique."

  1. L'abus de substances psychoactives chez les motocyclistes : Un autre thème important est l'abus d'alcool et de drogues parmi les motocyclistes. Pour eux, pour être Homme, et motocycliste digne, tu dois avoir au moins une drogue que tu prends. Pendant les échanges, on a abordé aussi les raisons et les conséquences de cette consommation excessive.

Un motocycliste témoigne : "Après une longue journée de travail, je me sens tellement stressé que je suis tenté de boire pour me détendre. C'est devenu une habitude dangereuse."

Un autre motocycliste explique : "Il y a une culture de la consommation d'alcool et de drogues parmi les motocyclistes. Si vous ne participez pas, vous êtes exclu du groupe."

  1. Parlant des conséquences sociales de l'abus de ces substances : les participants ont souligné les conséquences négatives de l'abus de substances sur les individus et la société en général et mettre en évidence les problèmes de violence, de perte de potentiel et de coûts sociaux associés à la consommation de drogues.
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Au travers ces activités, Si Jeunesse Savait a compris certaines de motivations qui enfoncent les jeunes dans les pratiques de la masculinité toxique, c'est ainsi qu'après plusieurs séances parlant d'échange et sensibilisations sur les pratiques pouvant les aider à vaincre les pressions sociales ces motocyclistes ont signés la charte de masculinité positive dans leurs zones de santé respective.

PREMIERE SEANCE DE SESSION DE REFLEXION DES PRESTATAIRES DE SOINS

session avec les prestataire de sante

PREMIERE SEANCE DE SESSION DE REFLEXION DES PRESTATAIRES DE SOINS

Depuis son lancement, en  2022, Le projet Masculinité positive et Santé Co-responsable qui vise à lutter contre la culture de la virilité et du risque chez les jeunes en RDC plus précisément dans la ville de Kinshasa pour le compte de si jeunesse savait  évolue bon trait.

Ces derniers jours les activités ont été centrées sur les séances de réflexions avec les prestataires au sein des communes cibles du projet à savoir masina, bandalugwa, kintambo, kimbanseke et Ndjili. Ayant plusieurs thème à développer par séance, la première séance a eu lieu dans la commune de bandalugwa et a porté sur les fondamentaux pour la préparation des hommes au voyage transformationnel. 

Lors de cette séance, les prestataires ont bel et bien compris les éléments essentiels de la transformation individuelle, et promet de travailler en synergie afin de combattre de pesanteur socio culturelle.

Sous une ambiance de débats et réflexions les prestataires de santé ont élaborés une liste de quelque principale raison pour lesquels ils doivent travailler ensemble pour construire l'égalité des sexes dans leur milieu de travail qui sont :

  1. Eviter des incompréhensions au tour de l'égalité genre et soins de santé de la reproduction.
  2. Vulgariser les informations et les bonnes pratiques sur la Santé Sexuelle et de Reproduction.
  3. Mobiliser les prestataires sanitaires pour lutter contre les inégalités de genres.
  4. Acquérir les connaissances nouvelles en rapport avec le DSSR et le genre.
  5. Changer les stéréotypes et/ou les fausses croyances par rapport à la relation homme et femme.
  6. Lutter contre la stigmatisation des femmes et filles qui recourent au service de Santé Sexuelle et de Reproduction.
  7. Faire la différence entre Violence et Violence basée sur le genre.

Notons que pour ces activités certains points forts ont été soulevés du coté participant et facilitateur  dont :

PARLONS DES FORMES TOXIQUES DE MASCULINITÉ

Le Harcèlement Sexuel est une forme de la masculinité toxique, ensemble des caractères propres aux hommes. La société dicte à l’homme sa façon de se comporter, comme par exemple souvent on dit « l’homme ne doit pas exprimer ses émotions » ou « mobali alelaka te ».

Les formes toxiques de masculinité sont définies comme un ensemble de comportements tels que :

C’est une image stéréotypée de l’homme : un homme doit être viril, maître de lui-même, courageux, volontaire, fort et dominant. Le sexe est vu comme un acte de domination et non d’affection et la violence est vue comme un indicateur de pouvoir. En d’autres termes: un homme, un vrai, ne pleure pas, ne craque pas, doit se battre pour se faire respecter, doit subvenir aux besoins de sa famille et ne doit pas exprimer ses émotions ouvertement. Tout autre comportement le rendra « féminin » ou faible.

Les formes positives de masculinité : serait cependant celle qui est dépourvue des violences, des   injustices, des viols, d’harcèlement et autres méfaits »,

Les masculinités toxiques ont des conséquences néfastes, ce n’est pas le fait d’être un homme qui est toxique. Heureusement! Mais, le fait que certains hommes peuvent avoir un comportement qui déstabilise, inhibe ou écrase les autres personnes comme les violences physiques ou mentales, abus de pouvoir, arrogance, engagement dans les bagarres, harcèlement sexuel, agression sexuelle, etc.…sont des comportements toxiques.

Même parmi les hommes, les formes toxiques de masculinité font des victimes. Et bon nombre d’hommes la subissent au quotidien parce qu’ils ne sont pas dans la « norme » de leur genre ou qu’ils ne respectent pas les attentes qui pèsent sur leurs épaules.

Il faudra noter qu’il y a des avantages à transformer les masculinités toxiques en masculinités positives.

Comment transformer les masculinités toxiques en positives ? S’attaquer aux obstacles et saisir les opportunités de changement ; engagement pour arrêter la violence ; fixer des limites : collaboration et négociation dans le respect mutuel ; dispositions juridiques qui réprimandent la violence.

EKOKI ! Rejoignons la campagne 16 jours d’activisme pour mettre FIN aux violences basées sur le genre

Pour prévenir les violences à l’égard des femmes et des filles, chaque année depuis 28 ans, le monde célèbre la campagne 16 jours d’activisme pour mettre fin à toutes formes des violences faites aux femmes. La campagne annuelle débute le 25 novembre qui est la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et s’achève le 10 décembre dédié à la Journée des droits de l’homme.

 

Cette année, à travers le projet EKOKI (Assez en français) : « les jeunes femmes et les jeunes hommes contre les masculinités toxiques et les violences basées sur le genre à Kinshasa », projet qui a pour objectif de prévenir et répondre à la violence faite aux femmes et aux filles perpétrée en milieu scolaire (harcèlement, violences sexuelles, violence entre partenaires intimes, etc.) en incluant à la lutte contre ses violences la stratégie complémentaire de lutte contre les masculinités toxiques qui s’adressent aux hommes, Si jeunesse savait s’engage dans cette campagne pour continuer d’exiger que les Etats en générale et en particulier l’Etat congolais prennent toutes les mesures nécessaires pour que toutes les femmes et les filles soient à l’abri. SJS veut ainsi devenir un canal de communication pour la lutte contre les violences sexuelles, physiques, économiques, ou harcèlements à l’égard des femmes et filles.

Et pour y arriver, plusieurs activités de sensibilisation sont prévues dans les 4 communes de la villes provinces de Kinshasa à savoir : Bandalugwa, Masina, Kimbaseke et Nd’jili. Au travers de ces activités dans les clubs de jeunes, sensibilisation de masses dans les écoles, dans la communauté, les centres de formation et universités, Si Jeunesse Savait se donne la mission de faire comprendre à la communauté d’ici et d’ailleurs, le danger de la masculinité toxique et ses conséquences néfaste dans la promotion du genre.

Ceci dit, la difficulté de l’homme à reconnaitre qu’homme et femme sont égaux favorise les violences basées sur le genre ainsi que les masculinités toxiques. Nos cultures, communautés, nos croyances sont remplies des attitudes toxiques qui contribuent aux actes de violences à l’égard des femmes et des filles. Et aujourd’hui, nous disons EKOKI !

Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons y arriver. Joignez-vous à nous et ensemble tressons des stratégies simples de lutte contre les violences basées sur le genre et les masculinités toxiques pour un monde libre et égalitaire.