SI JEUNESSE SAVAIT
Pour que le choix de la jeunesse compte
Association des jeunes féministes de la République Démocratique du Congo

Les besoins en planification familiale (PF) chez les jeunes sont d’autant plus criants que les complications liées à la grossesse sont la première cause de mortalité chez les femmes de 15 à 19 ans. Il faut noter par ailleurs que les adolescentes contribuent à 20 % à la mortalité maternelle dans le pays. Mais l’analyse des normes et directives de la SRMNEA montre que ces dernières ne sont pas adaptées aux besoins des adolescents et jeunes tels que exigés par les normes actuelles de l’OMS qui recommandent la prise en compte des aspects spécifiques des adolescents et jeunes dans la prestation des services de santé sexuelle et reproductive, particulièrement les services de PF.

Pour répondre à ce problème, la DSFGS, le PNSA ont organisé en collaboration avec le PNSR avec l’appui financier de SANRU et SI Jeunesse Savait et les Partenaires Techniques intervenants dans le domaine de PF un atelier de mise à jour des documents normatifs SRMNEA interventions de Planification Familiale (Volume 6) du 22 au 23 aout 2018. Afin de Contribuer à l’amélioration de la qualité des soins de santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’Adolescent en R.D. Congo.

Découvrez le résumé de ces échanges qui permet aux documents normatifs de prendre en compte les besoin

s des adolescent et jeunes de la R.D. Congo en matière de Planification Familiale en cliquant sur ce lien Rapport atelier de mise à jour des docuements normatifs

Rapport mise a jour des documents normatifs

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La sexualité des femmes en Afrique est très souvent mal interprétée et incomprise, surtout quand deux femmes sont concernées.

Ainsi la conception du sexe entre femmes est très souvent obscurcie par les représentations machistes que l’on trouve habituellement sous la catégorie «Lesbiennes » des sites pornos. ces films réduisent les relations érotiques entre femmes à des gémissements bidons, des jouets sexuels et des doigts aux ongles longs, irréalistes et franchement inquiétants.

Ce guide traduit de l’anglais se propose  de monter comment se satisfaire sexuellement, sensuellement et surtout, prudemment. Plusieurs trucs et astuces. Depuis l’utilisation des préservatifs pour recouvrir tout objet utilisé lors de la relation sexuelle, en passant par le bricolage des jouets sexuels ou à la discussion sur le consentement sexuel, ce guide en renferme pour tous les goûts.

Dans le cadre d'une recherche qu'elle mène sur la qualité des services de planification familiale à Kinshasa, Si Jeunesse Savait (SJS) a organisé en février 2016, un atelier méthodologique avec quelques expert-es ainsi que les acteurs/trices clés de la planification familiale de Kinshasa, en RDCongo.

Le rapport de ces échanges intergénérationnels qui contribuent à la connaissance d'un des domaines les plus importants qui permettraient de donner plus de pouvoir aux femmes et filles est disponible en cliquant sur ce lien.

cette recherche qui porte sur la population en général fera également le point sur les barrières à un meilleure accès des jeunes ayant entre 15 et 24 ans dans les programmes de planification familiale à Kinshasa

femme sida

Dans quelle mesure le VIH/SIDA affecte-t-il différemment les femmes et les hommes ? Face à cette « sexospécificité » de l’épidémie, quelles actions les communautés et les gouvernements peuvent-ils mettre en oeuvre pour lutter de façon efficace contre ce fléau ?

Ce document de l’ONUSIDA (Programme Commun des Nations Unis sur le Sida/VIH) a été rédigé afin de promouvoir une action accrue et améliorée dans les domaines interdépendants du sida et de l’inégalité entre les sexes à l’échelon des pays. Il souligne trois principes transversaux essentiels : connaître l’épidémie ; faire en sorte de fonder les ripostes sur des preuves éclairées; et ancrer les stratégies, politiques et programmes dans les droits de la personne.

Le document souligne que la définition des priorités relatives à la sexospécificité et aux programmes sida pourra varier en fonction de la situation épidémique du pays et des contextes locaux. Par exemple, dans les épidémies généralisées et les situations hyperendémiques, une action efficace et durable de prévention du VIH exigera des activités concertées et d’une grande portée pour mettre en question et modifier les normes sexospécifiques néfastes et les inégalités entre hommes et femmes, mais aussi des activités ciblées pour rendre plus sûres les communautés, en particulier pour les jeunes femmes et les fillettes.

Extrait :

« C’est par la voie sexuelle que le VIH est le plus souvent transmis. De ce fait, il est depuis longtemps admis que l’inégalité des rapports entre hommes et femmes et les normes sociales de féminité et de masculinité ont une influence importante sur les épidémies de VIH. L’inégalité entre les sexes et les normes sexospécifiques néfastes ne sont pas seulement associées à la propagation du VIH mais aussi à ses conséquences. Par exemple, les femmes et les jeunes filles portent souvent un fardeau disproportionné de responsabilités dans les familles touchées par le VIH. Les normes et attentes sexospécifiques rendent également les hommes vulnérables au VIH – notamment en influant sur la sexualité et la prise de risque chez les hommes et en rendant les hommes et les garçons moins prêts à se faire soigner lorsqu’ils tombent malades.

Le but du présent document d’orientation est de promouvoir une action accrue et améliorée dans les domaines interdépendants du sida et de l’inégalité entre les sexes à l’échelon pays, soulignant trois principes transversaux essentiels, à savoir ‘connaissez votre épidémie’ ; faites en sorte que les ripostes soient fondées sur des preuves éclairées et ancrez les stratégies, politiques et programmes dans les droits de la personne. Ce document complète les directives et outils sexospécifiques existants en mettant l’accent sur le processus de renforcement de l’action destinée à s’attaquer aux inégalités entre les sexes. Il n’a pas pour but de décrire en détail comment intervenir dans des domaines ou secteurs thématiques particuliers, car un large éventail de matériels et outils de formation existent déjà pour guider et soutenir des interventions spécifiques. »

voir le doc Ici 

téléchargement (1)Pourquoi être noir et être féministe ne semble pas se conjuguer alors que des coutumes instrumentalisant la femme telles que l’excision ou encore le mariage forcé sont encore pratiquées en France et en Afrique ?

Quand vous êtes une femme noire et que vous naissez de parents immigrés, dans de nombreux cas, vos parents vous apprennent à entretenir une maison, à cuisiner et a espérer un bon mariage. Des valeurs importantes et utiles pour une future vie d’adulte, selon moi. Ces valeurs ne sont en aucun cas opposées au féminisme. On peut avoir à cœur de lutter contre toutes sortes d’inégalités sociales, politiques ou culturelles touchant les femmes en étant une femme au foyer, par exemple. Là ou ça devient plus compliqué, en tout cas pour moi, c’est lorsque j’ai eu à dire à mes parents que « Non, le fait que je ne sois pas bonne cuisinière ne ruinera pas plus ma vie que celle de mon frère», ou encore de défendre l’idée selon laquelle Julie a autant le droit d’avoir des partenaires sexuels multiples que Victor sans que cela fasse d’elle ce qu’on appelle couramment « une fille facile ». Le slut-shaming est une notion qui regroupe un ensemble d’attitudes individuelles ou collectives, agressives envers les femmes dont le comportement sexuel serait jugé « hors-norme ». Le slut-shaming consiste donc à faire se sentir coupable ou inférieure une femme dont l’attitude ou l’aspect physique seraient jugés provocants ou trop ouvertement sexuels (Source : Wikipédia). Pratique presque banalisée au sein des communautés noires et maghrébines où la virginité féminine est souvent considérée comme le Graal et où la sexualité de la femme est encore un sujet tabou allant parfois jusqu’à placer la femme comme un être dépendant du jugement de l’homme.

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Je me souviens avoir demandé à de nombreuses femmes noires ce qu’elles pensaient du féminisme, la plupart me répondaient qu’elles n’en avaient pas besoin, que les hommes et les femmes devaient rester à leur place et qu’il y avait des combats à mener beaucoup plus importants. Loin de se douter que le féminisme avait fait ce qu’elles étaient aujourd’hui. Si toutes les femmes du monde s’étaient dit « Bof, je ne me sens pas spécialement opprimée », les femmes n’auraient pas le droit de voter, pas le droit s’instruire, pas le droit de prendre la parole en public…Et j’en passe. Ce constat concerne d’autant plus la femme noire, qui a longuement été hyper-sexualisée par les hommes qui la considéraient parfois comme un objet visant à satisfaire le désir grâce à ses courbes généreuses. Avec ce constat d’une femme noire vue comme mère, servante ou objet du désir, les féministes noires se sont battues pour faire changer les mentalités et montrer que les femmes noires sont intelligentes et peuvent au même titre qu’un homme ou qu’une blanche, accéder à des postes à responsabilités.

Je me considère comme féministe. Je rêve, par un moyen ou par un autre, de participer à l’amélioration de la condition des femmes dans le monde. Je pense vouloir voir mes enfants évoluer dans un monde ou ma fille aura les mêmes chances de réussite que mon fils. Même si il est vrai que les conditions des femmes ont été grandement améliorées depuis plusieurs années en France, on constate que dans de nombreux pays, la condition des femmes est précaire. En Inde, le viol est considéré comme le crime le plus commun à l’encontre des femmes. De nombreuses femmes indiennes sont violées, parfois en pleine rue et devant des témoins. Dans de nombreux cas, les femmes doivent porter la culpabilité de ce viol, salies, et rejetées par leurs familles. En Afrique, les inégalités et discriminations vécues par les femmes sont aussi nombreuses. Il y a alors un clivage entre les coutumes des parents immigrés et la vie à l’« occidentale » que se sont créent les enfants nés en France. Les mariages forcés ou encore l’excision sont encore des coutumes pratiquées par de nombreuses familles, et qui servent à l’instrumentalisation de la femme. Dire qu’on est féministe n’est pas dire qu’on se sent opprimée par les hommes, c’est avoir à cœur de vouloir que la condition des femmes s’améliore. Je me sens concernée par cela, ayant été victime de discrimination à l’emploi par rapport à mon sexe, de remarques dégradantes par rapport à mon sexe, parfois même on ne m’a pas prise au sérieux à cause de mon sexe.

Être noire et à la fois féministe a toujours été vécue comme une chose étrange par mon entourage. Pour beaucoup d’entre eux, la condition des noirs en France restait l’une des seules causes qu’il était légitime de défendre. Lorsque certains de mes amis minimisaient l’importance du féminisme, ma famille était parfois choquée par mes prises de positions qui allaient à l’encontre des valeurs familiales et culturelles qu’elle m’avait inculquées. La femme africaine berceau de la nativité, mère aimante, épouse attentionnée : telle est la vision cultivée dans l’imaginaire de la plupart des noirs. Le féminisme est souvent vu par les hommes noirs comme un danger, comme un mouvement visant à se rebeller contre les hommes et à se libérer d’une position de servante. De plus, la médiatisation de groupes extrémistes tels que «Femen » offrent aux hommes une vision erronée du féminisme, d’autant plus aux hommes noirs pour qui les codes culturels de ces groupes sont difficilement identifiables ou assimilables.

Pour ma part, je crois vouloir participer, même modestement, à l’amélioration de la condition des femmes. En voyant de nombreuses femmes se mettre à banaliser les agressions physiques ou morales dont elles sont victimes, en les qualifiant de pratiques ancrées dans les mœurs et qui n’évolueront jamais, je me rend compte à quel point le combat est long et difficile.

 

Source:  Ecrit et publier par Nofi.

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