Difficile de se réveiller un jour et d’admettre que vous n’avez plus de contrôle sur vos comptes, vos données et informations compte tenu du fait qu’un malintentionné a volé toutes vos données et les utilise à sa guise ou vous exige des sommes d’argent pour les récupérer.

Comme une hémorragie difficile à interrompre, ces pratiques sont devenues monnaie courant dans le monde virtuel et la République Démocratie du Congo ne fait pas exception, plusieurs cas de vol ou d’usurpation d’identité, de harcèlement sexuel, de circulation d’image sans consentement, de menaces pour ne citer que cela surgissent fréquemment et ce qui est déplorable est que certain.es ont un regard ludique face à ces pratiques.

Des faits réels

Certains pourraient croire que ces violences sexistes et sexuelles en ligne passent et n’affectent pas et bien si, celles qui en sont victimes sont réellement affectées et ont du mal à avoir une vie sociale virtuelle et parfois physique assez épanouie.

Nous nous rappellerons de cette jeune femme Gladys qui a été violentée physiquement et en ligne par sa rival chose que personne ne mériterait, humiliée au regard de tous et toutes et perdant ainsi sa réputation dans sa société.

Ceci n’est pas un cas isolé, une star comédienne congolaise ayant eu l’imprudence de laisser son partenaire intime gérer ses comptes de réseaux sociaux et autres, va perdre les codes d’accès et verra ses photographies être manipulées et mises en ligne comme des photo pornographies dans le but de salir sa réputation et détériorer son image dans la société qui est ancrée dans les us et coutumes pour lequel la question de la nudité est taboue.

Eliane Bafeno, influenceuse congolaise qui grâce aux réseaux sociaux devenu un canaux d’impact et un refuge, pouvant crier haut et fort pour réclamer ses droits et devenir pour certaines la voix des sans voix en donnant courage à d’autres femmes de dénoncer les violences dont elles sont victimes. Suivie par plusieurs personnes portant sa cause dans la lutte contre les violences faites aux femmes, avec plus de 120000 abonné.es à son actif sur Instagram, elle s’est retrouvée pirater et faisant face à un chantage à autour de 2000 euro pour récupérer son compte, obligée de créer un autre compte pour contourner les usurpateurs ainsi perdant quasiment la totalité de ses abonné.es qui puiser en elle une force de caractère et de lutte.

Une jeune activiste kidnappée a vu son compte Facebook être utilisé par ses kidnappeurs pendant 6 mois, usurpant son identité pour extorquer de l’argent à ses ami.es ou autres

Ces violences sexuelles ou sexistes n’arrivent pas qu’aux stars ou femmes mais aussi à des personnes qui s’identifient comme LGBTQ, un jeune homme qui a été primé pour ces actions dans le cadre de la lutte contre l’homophobie s’est vue être inondés par des propos méprisants, injurieux et menaces de mort, donc a vécu un harcèlement en ligne pour son activisme et sa vocation.

À la base l’internet a été crée pour faciliter la communication et offrir un espace permettant à ses utilisateurs de s’exprimer, d’apprendre, de se propulser mais actuellement certain.es au vue de ces violences ont jugé mieux de rester dans leurs coquilles et d’être déconnecté du reste pour garder leurs vies privées bien au chaud à la place de les perdre

Donc agissons car #TechSansViolences est possible lorsque nous changeons notre façon de faire.