SI JEUNESSE SAVAIT
Pour que le choix de la jeunesse compte
Association des jeunes féministes de la République Démocratique du Congo

Journée de la Jeune fille célébrée chaque 11 octobre, est une occasion de repenser aux nouvelles stratégies pour la sensibilisation et l’accompagnement des adolescentes sur les questions liées à leur sexualité, leur autonomisation et leurs droits.
Cette année, le thème en rapport avec cette journée est « Génération numérique, notre génération », ce thème qui est une occasion d’une part de rappeler à la jeune fille la nécessité de s’approprier de l’outil informatique et de tous les avantages qu’il présente dans ce monde en pleine évolution. Cette fille qui est au centre de cette journée et qui doit activement contribuer au développement du pays doit se doter des compétences qui lui permettrons d’être compétitive dans le monde professionnel et dans la vie active.
Et d’une part, cette journée est une occasion de rappeler aux autorités les efforts à fournir pour répondre aux besoins des jeunes filles pour contribuer pleinement à leur émancipation.
En effet, malgré les efforts du gouvernement à répondre aux besoins des adolescentes dans certains domaines qui leur préoccupent notamment l’éducation, la santé, le droit à l’information. Le domaine lié à la santé sexuelle et reproductive des adolescentes restent à ce jour très préoccupant car plusieurs défis à relever sont encore là, tels que l’accès à l’information, l’accès aux services, l’accès aux produits.
Notons par ailleurs que cette responsabilité d’accompagner les jeunes filles n’inclus pas seulement les autorités mais également nous les organisations de la société civile. Bien que le terrain reste encore vaste à couvrir concernant cette mission que les organisations doivent s’assigner, nous nous devons avec les faibles moyens que nous possédons accentuer nos actions pour que chaque fille à travers le pays prenne conscience de sa valeur et des moyens mises à sa disposition pour atteindre son émancipation.


Technologie de l’information et de la communication

La promotion des technologies de l’information et de la communication par SJS se fait de façon innovante et plaisante.

En tant que Féministe, nous reconnaissons l’importance de faire entendre notre voix et parler pour nous même.

Nous utilisons les TIC puisqu’elles sont de notre temps et correspond parfaitement à nos besoins, en plus d’être un moyen efficace d’atteindre un grand nombre de personnes.

Nos actions comprennent

Les droits à la Santé Sexuel et reproductifs sont des droits de la personne liant la sexualité aux principes du respect de la vie privée, de l’égalité ainsi qu’aux valeurs d’intégrité, d’autonomie et de dignité des indivisdus (fédération laïque de planning familial)

Même en mettant de côté des us et coutumes d’un autre siècle ou pratiques de religion qui dictent un certain nombre de comportements sexuels et reproductifs, il existe encore des usages qui nuisent au bien être sexuel et reproductif des populations. (Les viols et autres formes de violences sexuelles, l’excision, les mariages précoces/ forcées la reconstruction de l’hymen, etc.)

Si jeunesse contribue au plaidoyer pour que les femmes, les filles et minorités sexuelles du Congo puissent être libre de faire des choix quant à leur sexualité, qu’elles puissent accéder aux services de santé et à l’information qui respectent et soutiennent leurs choix.

Sachez que ce qui s’est passé n’était pas de votre faute, c’est la faute de votre agresseur, alors n’ayez aucune crainte dites-nous tous, nous sommes là pour vous aider.

Une agression sexuelle désigne tout acte sexuel non désiré commis par une personne sur une autre. Elle n’est jamais acceptable,

L’agression sexuelle, qui est un acte de violence commis par une personne dans le but d’exercer son pouvoir sur une autre, peut se manifester sous différentes formes :

Ceci est puni dans la loi n° 06/018 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le Décret du 30 janvier 1940 portant Code pénal congolais dans la Section III : Des autres infractions de violences sexuelles

Appelez-nous ou écrivez-nous pour une assistance au +243 890 000 660 ou +243 840 114 114

L’homophobie désigne les manifestations de mépris, rejet, et haine envers des personnes, des pratiques ou des représentations homosexuelles ou supposées l'être.

Est ainsi homophobe toute organisation ou individu rejetant l'homosexualité et les homosexuel-le-s, et ne leur reconnaissant pas les mêmes droits qu'aux hétérosexuel-le-s. L'homophobie est donc un rejet de la différence, au même titre que la xénophobie, le racisme, le sexisme, les discriminations sociales, liées aux croyances religieuses, aux handicaps, etc.

Oui, en RDC comme yailleurs, il y a des personnes victimes d’homophobies.  Si vous avez besoin de notre aide ou de témoigner, contacter nous au numéro Whatsapp 0840114114/ 0890000660.  Nous pourrons vous aider du mieux que nous pourrons. Sachez toute fois, bien que la RDC n’autorise pas le mariage des personnes du même sexe, la législation congolaise ne criminalise pas l’homosexualité et l’autorise pas pour autant. Elle reste donc muette. Ainsi, vous ne devez donc pas comparaitre devant la loi du simple fait d’être homosexuelle. Si vous ou l’un de vos proches se retrouve dans cette situation, écrivez-nous au numéro WhatsApp pour comprendre comment vous apporter notre solidarité.

Salut ! Cher(e) ami (e)

De quel service as-tu besoin ?

As-tu besoin d’une information particulière ?

As-tu besoin d’un service de contraception ?

As-tu besoin d’un service de soins après avortement ?

As-tu besoin d’un service de soutien contre les violences sexuelles ?

As-tu besoin d’un conseil sur la sécurité en ligne ?

As-tu besoin d’un conseil sur un projet entrepreneurial ?

As-tu besoin d’une formation ou d’un renforcement des capacités ?
Autre ?

Contactez nous au +243 840 114 114 / +243 890 000 660

Ou envoyez nous un mail sur contact@mwasi.com

Autrefois, l’avortement était interdit sous toutes ses formes en RDC y compris par le code pénal. mais depuis le 14 mars 2018, date de la publication au journal officiel de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relatifs aux droites de la femme en Afrique communément appelé Protocole de Maputo , l’avortement sécurisé  est autorisé dans certains cas suivant les prescrits de l’article 14, alinéa 2 point C de ce protocole qui indique que les états s’engagent à :

« Protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus. »

Pour plus amples d’explication contacter nous au numéro Whatsapp :  0890000660/ 0840114114

Peu de Congolais cernent aujourd’hui tous les contours de la loi en vigueur sur les questions d’avortement. A Kinshasa, même celles qui en ont légalement droit recourent à des avortements clandestins, craignant les stigmatisations et le regard des autres…

Ozone, quartier situé dans la commune de Ngaliema, à l’Ouest de Kinshasa. Sur une des avenues qui jouxtent la Route de Matadi, une parcelle (résidentielle) a, d'emblée, un air commode : une cour commune. Pourtant, dans une des maisons annexes contigüe à une grande bâtisse, un "hôpital" clandestin de deux pièces fonctionne uniquement sur rendez-vous. On peut y trouver une table – sans dossier – sur laquelle montent des femmes enceintes qui désirent avorter. Au coin de l’angle de la fameuse table, un vase de curettes utérines visiblement rouillées par le mauvais nettoyage après usage. Pas des gants stérilisés. Le maitre du lieu (qui joue le rôle d'un médecin) fait le toucher vaginal au moyen d’un préservatif masculin porté comme un gant.

A l’entrée à droite, un lit grinçant réservé à la récupération des femmes qui se font avorter sous anesthésie générale. Un peu comme une sorte de salle de réveil. Sur ce lieu servant également de salle de réception, une dame – la cinquantaine révolue – attend avec un air inquiet la sortie de sa fille de 15 ans qu’elle a accompagnée pour une IVG.

La fille est enceinte d’un homme d’environ 40 ans que sa mère estime être un inconnu pour la famille. « Cette fille va me faire tuer. Ma réputation et celle de la famille sera mise en mal, si cette histoire [de grossesse] ne s’arrête pas », murmure la mère de la fille. Elle dit éviter d’amener son enfant à l’hôpital où est abonnée toute la famille par crainte de propager la nouvelle de cette grossesse et de l’avortement qui s’en suivra, affirmant que la tante paternelle de cette mineure travaille également dans ce grand hôpital. « Si elle apprend que c’est pour l’avortement, notre vie est foutue », craint-elle.

*La loi congolaise et le Protocole de Maputo*

Pourtant sa fille, 15 ans, était en droit de bénéficier d’une assistance médicale par des prestataires qualifiés. La loi congolaise considère tout rapport sexuel, quoique consenti, entre une personne majeure et une personne mineure comme un viol. Au-delà du fait que sa mère pouvait porter plainte pour viol, la grossesse de sa fille est donc issue de cette circonstance. L’article 14, alinéa 2, point C, du Protocole de Maputo d’application en République démocratique du Congo, depuis 2018, autorise l’avortement sécurisé « en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus. »

Sur le plan médical, cet avortement doit aussi obéir aux normes universelles édictées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce qui n’est pas le cas du lieu secret où cette mère a amené sa fille par peur des stigmatisations. Cela, avec le risque de perdre la vie de son enfant ou d’hypothéquer ses chances de devenir mère, à son tour, dans l’avenir.  Parmi les femmes et jeunes filles qui vont dans cet endroit, se trouvent celles dont la loi interdit l’interruption volontaire de grossesse. Mais, aussi, d’autres dont les cas entrent – sans le savoir – dans la catégorie des avortements autorisés par la loi.

Equipe de campagne

Quelques semaines après avoir sollicité discrètement un avortement, une fille de 16 ans se dispute avec sa voisine et amie qui trahit leur confidence. Depuis, les regards des habitants du quartier sur la fille ont changé négativement.

Nicha*, c’est l’histoire d’une fille de 16 ans, dans la commune de Kintambo, à Kinshasa, née au moment où sa mère décède après son accouchement. Elle ne vit désormais qu’avec son père dans la maison familiale. Son grand frère est parti de la maison suite aux mésententes avec la compagne de son père. Une compagne qui a fini, elle aussi, par quitter le père de Nicha un peu vieillissant.

Alors, quand Nicha réalise qu’elle est enceinte, elle se tourne vers une voisine proche, la mère de son amie du quartier. Cette mère va la conseiller de garder la grossesse et d’avoir le courage de partager la nouvelle à son père. Mais Nicha connaît peut-être mieux son père que quiconque et décide de prendre le chemin inverse. Elle va finalement interrompre cette grossesse.

Mais quelques mois après l’avortement, lorsqu’une dispute sur un sujet banal éclate entre Nicha et son amie, cette dernière balance la confidence au milieu de plusieurs curieux. Des mots qui vont bouleverser le quotidien de Nicha.

« Elle est, depuis, catégorisée dans le quartier comme un mauvais exemple. Beaucoup de parents ont même interdit à leurs enfants de la fréquenter. Je me mets parfois à sa place et imagine ce que cela représente d’être pointée constamment du doigt, raconte Emilie, une autre voisine de Nicha. C’est tout le monde qui est au courant que la fille avait avorté ».

La confidentialité est une des armes contre la stigmatisation des soins d’avortement. Si elle est trahie comme pour le cas de Nicha, elle peut avoir un effet inverse nuisible. La Loi sur la Santé publique de 2018, dans son article 15, stipule  qu’en « matière d’accès aux soins de santé, nul ne peut faire l’objet de discrimination, de brimade ou de toute autre forme ou de privation en raison des considérations tribale, ethnique, religieuse, raciale, professionnelle, sociale, philosophique, politique ou de sexe ».

Dans la société congolaise, des pesanteurs socioculturelles et religieuses continuent d’être des freins à l’acceptation des évolutions légales dans l’accès à l’avortement.

Par ailleurs, la loi congolaise considère  tout rapport sexuel, quoique consenti, entre une personne majeure et une personne mineure comme un viol. La grossesse de Nicha à 16 ans est donc issue d’un viol. L’article 14, alinéa 2, point C, du Protocole de Maputo d’application en RDC, depuis 2018, autorise l’avortement sécurisé notamment si la grossesse est issue d’un viol. Sur le plan médical, cet avortement doit obéir aux normes universelles édictées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Equipe de campagne

*Prénom d’emprunt

Ayant grandi dans une banlieue de Kinshasa, Louise* – 15 ans – est devenue mère à 14 ans après avoir été violée par un jeune homme de son quartier. Orpheline de mère, sa tante qui l’héberge n’a pas voulu la soumettre à l’IVG pour, lui disait-elle, éviter la honte de la famille. Et pourtant, c’est ce que Louise  a toujours vécu depuis ce malheureux accident de la vie.

Silhouette d’enfant, faible de poitrine, Louise n’affiche aucune apparence d’une mère. Pourtant, elle l’est devenue depuis plus d’une année. Fin 2018, elle fréquentait une famille dans son quartier où elle avait une amie. « Pendant que je somnolais chez mon amie,  un de ses cousins m’a demandé d’aller me coucher puisque je ne me sentais pas aussi bien. Pendant que mon amie s’attelait à autre chose un peu  plus loin dans la parcelle, son cousin m’a violé », explique Louise.

Un fait qu’elle n’a communiqué qu’à son amie. Celle-ci l’a fait savoir à sa famille et le cousin a été renvoyé de la maison.  Mais près de trois mois après, Louise réalise que l’acte n’était pas sans conséquence. Elle était enceinte. « J’ai parlé de cette situation à ma tante, elle a menacé aussi de me chasser du toit familial. Je lui ai demandé si elle pouvait m’aider à se faire avorter, elle m’a répondu qu’elle ne devait pas assumer cette honte de la famille. Ma grossesse était le fruit de mon imprudence, je devais m’assumer », relate-t-elle.

Son amie qui connaissait déjà sa situation de grossesse a contribué à la propagation de la nouvelle dans le quartier. « J’étais devenue doublement un sujet de moquerie. A la fois de ma tante qui me qualifiait de ‘‘pute’’ par ce que j'ai pensé à l’avortement et de certaines personnes du quartier parce qu’on m’a rendu grosse par un inconnu », se rappelle Louise.

Après son accouchement, la jeune femme n’a pas pu allaiter le bébé. Un  des membres de la famille de l’auteur du viol a récupéré le bébé.

" Ma vie a basculé, regrette Louise. Puisque j’ai arrêté mes études et je ne vis plus comme un enfant. Ma famille me demande parfois de cotiser pour la nourriture. Quand je réponds en blaguant que je ne suis qu’un enfant et que je ne travaille pas, certains se moquent en s’interrogeant : mais comment tu as pu enfanter ? ».

Pourtant, le problème de Louise pouvait bénéficier d’une assistance, étant un des cas repris dans le Protocole de Maputo qui apporte un assouplissement au Code pénal congolais qui  interdit toute pratique d'avortement. Le Protocole de Maputo en vigueur en RDC autorise l'avortement dans des cas spécifiques, notamment « en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du foetus. » La peur de la stigmatisation a empêché Louise d'agir selon son choix. Et malheureusement, elle vit cette stigmatisation chaque jour.

 

Équipe de campagne

 

Louise*, prénom d’emprunt

Ignorant qu'elle était enceinte, Prisca, 28 ans, a pris des antibiotiques pour guérir ce qu'elle pensait être des infections vaginales. Mais ces produits, pris sans consulter un médecin, vont mettre en danger sa vie et celle du fœtus. 

Dans le cadre de la campagne #RespectezMonChoix, Prisca s'est confiée à santesexuelle.cd.

La jeune dame sort d'un mariage, il y a plus d'une année.

" Mon ex-mari et sa famille estimaient que j'étais stérile", raconte-t-elle.

Après la fin de l'union coutumière avec le premier homme de sa vie, Prisca a trouvé un nouveau compagnon avec qui elle partage une vie amoureuse depuis 7 mois. Et, c'est dans cette relation qu'elle est tombée enceinte, sans le savoir.

Influencée par son passé, elle ne croyait plus être capable de procréer. Et quand elle ressent l'inconfort dans son intimité féminine, Prisca a pensé à tout sauf à un malaise de grossesse.

" Mes amies m'ont dit que ça devait être des infections ovulaires et m' ont proposé de prendre quelques antibiotiques ", révèle-t-elle.

"Après quelques semaines, rien ne changeait. Au contraire, mon état s'était aggravé. Je commençais à avoir de petits saignements régulièrement.  C'est alors que je me suis rendue à l'hôpital. Là, le médecin m'a diagnostiqué une grossesse en souffrance.  Ce n'était plus possible de la garder au regard des médicaments que j'avais pris pour me soigner des infections. A ma grande surprise, le médecin m'a proposé un avortement par perfusion. Après trois séances, les choses s'aggravaient toujours. D'après le médecin, mes  trompes avaient des problèmes. En harmonie avec la famille, je devais subir une intervention chirurgicale pour extirper tous les déchets dans mon utérus".

Après cette dure épreuve, Prisca doit maintenant faire face à la stigmatisation dans le quartier, voire dans sa famille. Même sa relation avec l'auteur de la grossesse est au bord de la rupture. "Il m'accuse, comme presque tout le monde, d'avoir volontairement chercher cet avortement. Or, j'ignorais totalement être enceinte", regrette-t-elle.

Selon l'article 14 du Protocole de Maputo, un avortement est notamment autorisé si la grossesse met en danger la vie de la mère ou du fœtus. Et Prisca s'est retrouvée, sans le souhaiter, dans ce cas.

Jules Ntambwe

 

Il y a plus d’une année, Anne*, la vingtaine révolue, devait choisir entre soigner une tuberculose osseuse aigue et garder sa première grossesse après le mariage. Aujourd’hui guérie et à nouveau enceinte, elle nous partage, non sans peine, une page la plus difficile de sa vie.

« En mai 2019, j’avais de sérieuses douleurs au dos. Je ne pouvais plus me lever. Mon mari, c’est mon héros. Il pouvait bien m’aider à tout faire, mais ce n’était pas facile», témoigne Anne, non sans laisser échapper quelques gouttes de ses yeux perçantes, en se remémorant ce qu’elle qualifie de « pire moment de son existence ».

« Nous sommes allés voir un ami à mon mari qui est médecin. N’étant pas spécialiste en la matière, il va tout de même constater une anomalie et va nous recommander chez un médecin spécialiste dans un centre hospitalier de la place où je vais subir quelques examens  », raconte-elle.

La radiographie va révéler une tuberculose osseuse, à la grande incrédulité du couple.

« Le cliché démontrait que j’avais trois vertèbres, au total, qui s’abimaient déjà. Au niveau de ma hanche, j’avais un os gonflé. Mais, on a eu du mal à y croire et nous avons pris l’option d’aller dans un grand hôpital de la capitale », renchérit Anne.

« J’ignorais que j’étais enceinte »

Le couple espère que dans ce grand hôpital situé dans la commune de Limete, les résultats du cliché précédent seront démentis.

« Nous avons passé un tas d’examens, dont celui de VIH/Sida. Le médecin va nous demander de tout recommencer à zéro : la radiologie, l’IRM ... Mais avant tout, il avait constaté que j’étais enceinte, ce dont j’ignorais. Il a pris le temps d’en parler à mon mari. Pour le médecin, avant d’entrer dans toutes ces machines, il n’était pas bon pour moi de garder cette grossesse, explique Anne. Et avec les anciens clichés qui évoquaient une tuberculose osseuse, le médecin parlait d’une impossibilité de garder la grossesse qui était à ses premières semaines ».

Choix difficile

Ainsi, Anne devait-elle choisir entre soigner une tuberculose osseuse aigue et garder une première grossesse après le mariage.

«Après mon mari, le médecin a décidé de m’en parler, car c’est de mon corps qu’il s’agissait. Après l’avoir écouté, j’avais des larmes. C’était ma première grossesse et je voulais bien avoir cet enfant. Mais le médecin m’a dit : ‘’nous devons te sauver, le bébé viendra toujours. Ce n’est pas grave et tout va bien se passer ».

Et de poursuivre : « Je n’avais plus de choix. J’avais tellement mal... Il était encore 9 heures lorsque la grossesse a été interrompue en toute sécurité. Après quelques heures de repos, nous sommes repartis sur d’autres examens. Au finish, l’hôpital va confirmer la tuberculose osseuse aigue. Je devais prendre des médicaments sans interruption pendant douze mois ».

Un avortement sécurisé sauve des vies

Aujourd’hui, Anne a retrouvé le sourire. Totalement guérie de cette tuberculose, elle est retombée enceinte depuis 32 semaines et sera bientôt mère d’un garçon. Sa grossesse évolue bien et sans complications.

L’histoire d’Anne est riche en enseignements. Elle démontre que, très souvent, des femmes se retrouvent dans des situations où l’avortement s’impose comme la seule alternative pour leur santé ou leur vie.

Cette histoire souligne aussi, à elle seule, la nécessité de recourir aux soins d’avortement dans des conditions sécurisées, selon les normes de l’OMS. Un avortement sécurisé sauve non seulement des vies, mais épargne également des complications qui peuvent avoir des conséquences sur la procréation.

Face à une grossesse qui met en danger la vie d’une femme, le recours à l’avortement sécurisé est autorisé en RDC, conformément à l’article 14, alinéa 2, point C, du Protocole de Maputo publié en avril 2018 au Journal Officiel. D’ailleurs depuis 1990, le Code d’éthique des médecins autorise les avortements thérapeutiques.

Le cadre légal sur les questions d’avortement ayant évolué en RDC, la perception des uns et des autres devait aussi évoluer. Stigmatiser une femme ou une fille pour avoir recouru au service d’avortement, sans connaître ses vraies raisons est une atteinte à ses droits.

Equipe de campagne

*Anne, prénom d’emprunt     

 

 

Si Jeunesse Savait et Santesexuelle.cd lancent la campagne "Respectez Mon Choix!" Cette campagne, essentiellement en ligne, vise à réduire les impacts de la stigmatisation sur des femmes et filles ayant bénéficié de soins d'avortement, grâce à une communication de changement de mentalité.

La République démocratique du Congo a adhéré en 2008 à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples relative aux droits de la femme en Afrique, communément appelée "Protocole de Maputo". Publié le 14 mars 2018 dans le Journal Officiel congolais, cet instrument international autorise, dans son article 14, alinéa 2, point C, les recours à l'avortement en cas de grossesses issues « de viols, d'agressions sexuelles, d'incestes et celles qui mettent en danger la santé mentale et physique des femmes ou la vie de la mère ou encore du fœtus ».

Dans sa circulaire publiée dans le Journal Officiel le 6 avril 2018, le président du Conseil supérieur de la Magistrature a rappelé aux chefs des juridictions et office des parquets civils et militaires l'application de cette disposition. La Constitution, dans son article 125, consacre la primauté des dispositions d'un traité ou d'un accord international régulièrement conclus sur les dispositions légales contraires. Ainsi, l'article 14.2.C du Protocole de Maputo prime sur le Code pénal congolais qui, dans ses articles 165, 166 et 178, interdit tout recours à l'avortement quelles qu'en soient les raisons.

Bien avant le Protocole de Maputo, l'avortement thérapeutique et les soins après avortement sont appliqués depuis 1970, dans les règles de la déontologie médicale.

Malgré toutes ces avancées en termes des droits, des femmes et des filles qui ont eu recours aux services légaux d'IVG continuent de faire l'objet des stigmatisations et des rejets dans une société congolaise moins informée sur la question et dominée par des pesanteurs socioculturels.

A travers la campagne #RespectezMonChoix, Si Jeunesse Savait, structure féministe qui promeut le leadership des jeunes femmes dans les domaines des droits sexuels et reproductifs, l’entrepreneuriat et les technologies de l’information et de la communication et  Santesexuelle.cd, premier média congolais spécialisé sur les questions de santé sexuelle et reproductive  veulent réduire les impacts de la stigmatisation des femmes ayant bénéficié des soins après avortement. Cela, grâce à une communication de changement de mentalité. La campagne bénéficie de l'accompagnement de Monde selon les  Femmes, de la Coalition de lutte contre les grossesses non désirées (CGND) et de Hesperian Health Guides.

Durant un mois, soit du 10 août au 10 septembre, des articles de presse narratifs et des messages accompagnés des visuels seront partagés en ligne sous le hashtag #RespectezMonChoix! pour toucher les internautes congolais et de l'Afrique.

Il est également envisagé, dans le cadre de cette campagne, un accompagnement de personnalités (artistes, politiques…) qui soutiennent les droits en santé sexuelle et reproductive des femmes et jeunes filles. Mais aussi des plaidoyers auprès des décideurs pour que le choix légal de chaque femme et chaque fille congolaise en cette matière soit respecté.

Equipe de la campagne

Le 17 mai est consacré à la lutte contre l’homophobie, aussi la promotion des Technologies de l’information et de la communication, dans cette optique nous dédions la fin de ce mois  à l’apprentissage du numérique chez nous, Si jeunesse savait. 

En cette période pandémique dû à la Covid-19, l’expansion significatif du numérique et les apparitions en continue des nouvelles applications offrent la possibilité de garder contact avec ses proches malgré les mesures préventives visant à restreindre les contacts physiques dans le but de limiter la propagation du virus, néanmoins comme toute médaille, les TIC ont deux revers le positif et le négatif.  Le positif est qu’elle nous  simplifient la vie et certaines choses du quotidien tels que la rencontre avec ses proches, les partages, l’apprentissage, le commerce, et tant d’autre et le négatif qui entre autre ouvre la porte aux abus perpétrés par des utilisateurs/trices malveillant.e.s ou facilite les violences basées sur le genre.  C’est ainsi qu’il est recommandé d’avoir une certaine connaissance des règles de sécurité en ligne pour bien profiter de cette innovation.

Et pour vous aider, dans cet article nous vous avons concoctés une soupe des règles indispensables de la sécurité en ligne.

Aujourd’hui, nous parlerons du MOT DE PASSE : la première ligne de défense pour sa sécurité en ligne

Ce qu’il faut savoir

Toujours avoir un mot de passe FORT (comment le rendre fort)

Fréquence changement mot de passe

Choses à éviter pour le mot de passe

Nous espérons que cet article vous aidera à avoir une sécurité maximale en ligne et à profiter pleinement de ce monde virtuel.

 

Si Jeunesse Savait (SJS), Association Sans But Lucratif, invite votre Cabinet à soumettre des offres techniques et financières d’audit de l’Association.

L’offre technique et l’offre financière devront être soumises à la direction exécutive de l’Association Si Jeunesse Savait avant le 03/04/2020.

Retrouvez toutes les informations relatives à l'appel en cliquant sur ce lien  Offre d'appel pour un cabinet d'audit SJS

Toutes les offres ainsi que la correspondance doivent être adressées à :

Si Jeunesse Savait au n° 08, avenue Bamboma, Q/ Bisengo, C/ Bandaluga

E-mail : coordination@mwasi.com avec copie pour agathe@mwasi.com

Agressivité, violences domestiques, comportements nocifs ou agressifs envers les femmes ou les hommes, la domination par la violence : toutes ces actions énumérées et pleines d’autres encore constituent les signes d’une masculinité toxique.

Ces comportements sont surtout liés à la répression des émotions, à la fausse idée que pour être un “homme” il faut d’abord être invulnérable, insensible et se donner au maximum à son travail.

Bien souvent dans nos familles, nos communautés, nos écoles, nous observons des comportements agressifs de nos amis ou de nos frères ; quelles attitudes avons-nous face à cela?

Face à ce comportement qui plonge les jeunes dans des actes des violences, nous, Jeunes de Si Jeunesse Savait, à travers le projet EKOKI nous sensibilisons les jeunes filles et garçons dans les clubs dans le souci de prévenir ce comportement toxique, diminuer l’incidence de la violence auprès des jeunes et renforcer l’empouvoirement des filles pour dénoncer ces violences.

A travers ce projet, d’un côté, les filles participent aux clubs des jeunes filles et voient leur pouvoir renforcé pour dénoncer et ne pas se soumettre à la violence, d’un autre côté, les garçons intègrent des attitudes et des comportements équitables entre les garçons et les filles et ainsi, les communautés sont impactées par les campagnes et le relais des messages antiviolence.

Le projet est mis en œuvre pour créer effectivement des environnements favorables pour empêcher la participation des jeunes et des adolescents dans les situations de violences et ainsi transformer les comportements toxiques en comportement positifs.

Face aux comportements toxiques, nous devons tous agir, agir pour stopper cela, agir pour changer des mentalités, agir pour instaurer le respect et l’égalité entre tous.

Nous ne sommes pas obligés de faire la même chose, nous devons imiter les bonnes choses et abandonner celles qui sont nuisibles à nous et aux autres pour mettre fin aux masculinités toxiques et les transformer en masculinités positives.

Au cours d’une cérémonie organisée le mardi 03 Décembre 2019 à l’espace Bilembo, Si Jeunesse Savait a été honoré de recevoir par les mains de sa Directrice exécutive, Richine Masengo, le Prix Human Rights Tulip Award 2019 décerné pour la première fois à une congolaise et pour la deuxième fois en Afrique.

Ce prix organisé par le gouvernement néerlandais, récompense dans le monde, des hommes et des femmes qui promeuvent et défendent les droits humains de façon courageuse et novatrice.

Depuis sa création en 2008, la Human Rights Tulip Award a été décernée à des personnes et des organisations originaires de divers pays. A partir de 2013, une attention particulière a été accordée au caractère novateur de leurs efforts. Le caractère novateur implique que le défenseur des droits humains travaille à impulser un changement au niveau social, politique ou technologique.

Cette année, et pour la première fois, le prix a été décerné, au niveau national, à un défenseur des droits humains congolais Richine Masengo, choisi par le Ministère néerlandais des Affaires Etrangères pour le combat qu’elle mène avec Si Jeunesse Savait à Kinshasa contre les inégalités et injustices que subissent certaines communautés et minorités.

De par cette récompense, Richine Masengo a rappelé l’importance d’aborder des questions taboues au sein de la société congolaise et la reconnaissance de la liberté et des droits des jeunes. “Nous, les jeunes de Si Jeunesse savait, avions décidé de ne pas tourner autour du pot, et de mettre carte sur tables les questions pertinentes qui nous concernent et  qui gênent. Nous avons décidé d’en parler sans tabou. Nous prônons le respect de la vie privée de tout un chacun, raison de notre dévouement dans la lutte pour les droits à la Santé sexuelle et de la reproduction de tous les jeunes y compris les droits des LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et les personnes intersexes)”. Retrouvez l’integralité de son Discours de Richine Masengo lors de la remise du Trophée Human Rights Tulip Award DRC 2019

A travers sa lutte pour une meilleure prise en compte des droits sexuels et reproductifs, pour une réduction du risque liés aux avortements clandestins et pour l’accompagnement de la communauté LGBT en RDC, l’ambassadeur des pays bas en RDC, Robert Schuddeboom, a reconnu en elle l’exemple par excellence d’une défenseuse des droits humains.

Le Ministère néerlandais des Affaires Etrangères a salué Richine pour ce travail important, et espère que ce prix sera un encouragement pour tous ceux qui luttent pour le respect des droits humains dans leurs communautés.

Ainsi, ce prix donne à Richine Masengo l’avantage de participer à un programme qui se tiendra aux Pays-Bas et de bénéficier d’une contribution financière du gouvernement néerlandais dans le cadre d’un projet de promotion des droits humains.

Le Comité Technique Multisectoriel de la Planification Familiale (CTMP/PF) a organisé du 03 au 05 Décembre 2019 à Kinshasa la 4e Conférence Nationale pour le Repositionnement de la Planification Familiale(CNRPF) sous le thème : « Emergence de la RDC en 2030 : place et rôle de la planification familiale ».

Initié depuis 2004, la CNRPF de cette année avait pour objectif de mobiliser plus de fonds et améliorer l'accès aux services de planification familiale auprès des adolescents et jeunes.

En marge de cette conférence, une pré-conférence des jeunes a été organisée du 02 au 04 Décembre 2019 à l’Institut National Pilote des Sciences de Santé, INPESS en sigle.

Présentation du Directeur de PNSA

Réunis autour des sujets qui traitent des problèmes de la santé sexuelle et reproductive des jeunes, les services et offres que proposent les organismes ainsi que les questions relatives à la planification familiale, les jeunes des différentes associations ont savouré des moments des partages et des connaissances enrichissants.

Plusieurs organisations nationales tant qu’internationales ont pris part à cette activité en disposant des services de la SSR et de la PF aux participants.

Stand Si Jeunesse Savait, les jeunes sensibilisent les participants sur les méthodes de contraception

 

Saisissant cette opportunité pour faire connaitre ce que nous sommes et ce que nous faisons,  l’ONG Si Jeunesse Savait à travers son stand a sensibilisé les participants sur l’usage des méthodes contraceptives afin de se protéger des Infections Sexuellement Transmissibles et d’éviter des grossesses non désirées.

Ainsi, à l’issu de cette pré-conférence réunissant des jeunes ; les préoccupations majeures de la jeunesse sur la Santé Sexuelle et Reproductive ont fait office d’une déclaration des jeunes qui a été lu dans la grande conférence devant le gouvernement, les partenaires et les bailleurs des fonds.

Le Harcèlement Sexuel est une forme de la masculinité toxique, ensemble des caractères propres aux hommes. La société dicte à l’homme sa façon de se comporter, comme par exemple souvent on dit « l’homme ne doit pas exprimer ses émotions » ou « mobali alelaka te ».

Les formes toxiques de masculinité sont définies comme un ensemble de comportements tels que :

C’est une image stéréotypée de l’homme : un homme doit être viril, maître de lui-même, courageux, volontaire, fort et dominant. Le sexe est vu comme un acte de domination et non d’affection et la violence est vue comme un indicateur de pouvoir. En d’autres termes: un homme, un vrai, ne pleure pas, ne craque pas, doit se battre pour se faire respecter, doit subvenir aux besoins de sa famille et ne doit pas exprimer ses émotions ouvertement. Tout autre comportement le rendra « féminin » ou faible.

Les formes positives de masculinité : serait cependant celle qui est dépourvue des violences, des   injustices, des viols, d’harcèlement et autres méfaits »,

Les masculinités toxiques ont des conséquences néfastes, ce n’est pas le fait d’être un homme qui est toxique. Heureusement! Mais, le fait que certains hommes peuvent avoir un comportement qui déstabilise, inhibe ou écrase les autres personnes comme les violences physiques ou mentales, abus de pouvoir, arrogance, engagement dans les bagarres, harcèlement sexuel, agression sexuelle, etc.…sont des comportements toxiques.

Même parmi les hommes, les formes toxiques de masculinité font des victimes. Et bon nombre d’hommes la subissent au quotidien parce qu’ils ne sont pas dans la « norme » de leur genre ou qu’ils ne respectent pas les attentes qui pèsent sur leurs épaules.

Il faudra noter qu’il y a des avantages à transformer les masculinités toxiques en masculinités positives.

Comment transformer les masculinités toxiques en positives ? S’attaquer aux obstacles et saisir les opportunités de changement ; engagement pour arrêter la violence ; fixer des limites : collaboration et négociation dans le respect mutuel ; dispositions juridiques qui réprimandent la violence.

Il existe des différences entre les hommes et les femmes. Cependant, bon nombre des différences ne sont pas biologiques. Elles sont plutôt construites par la société. Ce sont des caractéristiques avec lesquelles nous ne sommes pas nés mais qui nous dictent comment nous sommes censés nous comporter, agir et ressembler. Il est important de définir pour nous-mêmes ce que signifie être des hommes et des femmes, et de changer ces stéréotypes et / ou croyances qui sont nuisibles.

Selon la culture, et même certaines religions l’homme est éduqué de sorte qu’il soit supérieur, le plus cultivé, préparer à diriger pour qu’une fois adulte il prend les postes de prise de décision le plus élevés dans la société.

Il suffit d’observer les cadeaux que les parents offrent à leurs

 

enfants, quand il s’agit d’un garçon c’est des motos, des voitures de course, des fusils, jeu de Monopoli etc.… parce que un jour il prendra le rôle du chef et pour les filles des poupées, des jeux de cuisine ainsi le rôle de la procréation est attribué à la fille. Elle est préparée à la maternité et à être femme au foyer.

Puisque le genre (masculin et féminin) est dictée par la société, la culture elle peut être changé. Petit illustration avec un tableau des manières ou comportements que la société dicte, ce qu’il faut ou pas dire ou encore ce que tu penses ne le dit pas tout haut.

Le genre peut changer, nous pouvons donc changer certaines cultures qui n’aident pas la fille à émerger dans une société patriarcale. Et pour parvenir à ce changement, une éducation égalitaire entre fille et garçon est impérieux.

Ensemble mobilisons-nous pour avoir une génération qui ne distingue point le sexe mais valorise les compétences.

Pour prévenir les violences à l’égard des femmes et des filles, chaque année depuis 28 ans, le monde célèbre la campagne 16 jours d’activisme pour mettre fin à toutes formes des violences faites aux femmes. La campagne annuelle débute le 25 novembre qui est la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et s’achève le 10 décembre dédié à la Journée des droits de l’homme.

 

Cette année, à travers le projet EKOKI (Assez en français) : « les jeunes femmes et les jeunes hommes contre les masculinités toxiques et les violences basées sur le genre à Kinshasa », projet qui a pour objectif de prévenir et répondre à la violence faite aux femmes et aux filles perpétrée en milieu scolaire (harcèlement, violences sexuelles, violence entre partenaires intimes, etc.) en incluant à la lutte contre ses violences la stratégie complémentaire de lutte contre les masculinités toxiques qui s’adressent aux hommes, Si jeunesse savait s’engage dans cette campagne pour continuer d’exiger que les Etats en générale et en particulier l’Etat congolais prennent toutes les mesures nécessaires pour que toutes les femmes et les filles soient à l’abri. SJS veut ainsi devenir un canal de communication pour la lutte contre les violences sexuelles, physiques, économiques, ou harcèlements à l’égard des femmes et filles.

Et pour y arriver, plusieurs activités de sensibilisation sont prévues dans les 4 communes de la villes provinces de Kinshasa à savoir : Bandalugwa, Masina, Kimbaseke et Nd’jili. Au travers de ces activités dans les clubs de jeunes, sensibilisation de masses dans les écoles, dans la communauté, les centres de formation et universités, Si Jeunesse Savait se donne la mission de faire comprendre à la communauté d’ici et d’ailleurs, le danger de la masculinité toxique et ses conséquences néfaste dans la promotion du genre.

Ceci dit, la difficulté de l’homme à reconnaitre qu’homme et femme sont égaux favorise les violences basées sur le genre ainsi que les masculinités toxiques. Nos cultures, communautés, nos croyances sont remplies des attitudes toxiques qui contribuent aux actes de violences à l’égard des femmes et des filles. Et aujourd’hui, nous disons EKOKI !

Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons y arriver. Joignez-vous à nous et ensemble tressons des stratégies simples de lutte contre les violences basées sur le genre et les masculinités toxiques pour un monde libre et égalitaire.

Dans la province, des cas provoqués d’avortement sont signalés dans certains coins. Ils s’opèrent dans la pure clandestinité sans se rendre compte des conséquences sur le plan à la fois sanitaire et psychologique. Dans le territoire de Kabare, plus d’une adolescente est tentée par la tendance à avorter une fois engrossée. Des témoignages piquant de certaines personnes qui ont pratiqué ces avortements relèvent des conséquences néfastes.   

Interrogée sur cette situation le week-end dernier par mamaradio, une fille de 17 ans a reconnu, larmes aux yeux pour avoir provoqué l’avortement.  Elève en cinquième année secondaire, elle se retrouvée engrossée par son copain, puis abandonnée.

« Le garçon a renié être l’auteur de cette grossesse. Depuis, il m’a détesté me traitant de tous les noms d’oiseaux. Je ne pouvais pas en parler à mes parents, sachant que mon père, militaire de son état, pourrait dans son agressivité me loger une balle dans la tête en apprenant que je suis enceinte. J’ai dû aller me faire discrètement avorter chez un ‘’médecin’’ de fortune », signale Claire Mugisha.

Une autre fille rencontrée à Katana, toujours dans ce territoire, reconnait, non sans tristesse, avoir décidé d’interrompre la grossesse au motif que son rêve serait brisé si elle mettait au monde. Encore que le garçon disait ne pas avoir besoin de la voir enfanter.

Avortement criminel justifiable ?

Des cas de ce genre, il y en a souvent dans plus d’une zone de santé de Kabare, et mieux encore, sur l’étendue du Sud-Kivu. Tout se passe dans la plus grande clandestinité et ignorance, estime le médecin gynécologue obstétricien à l‘hôpital Skyborne à Bukavu, docteur Ernest Munjo Munzenze. Il distingue les deux types d’avortement en indiquant que tout n’est pas si mauvais qu’on le croirait.

« Il y a l’avortement criminel ou clandestin qui souvent entraîne plus de complications. Il y a aussi l’avortement thérapeutique qui est plutôt sécurisé pour des raisons raisonnables. La législation le reconnait en tant que tel ».

Selon les réactions des jeunes adolescents, plusieurs facteurs poussent à l’interruption volontaire de la grossesse.

« L’entourage nous influence aussi pour autant qu’une fois grosse sans être mariée, on est mal vue. La peur d’être chassée du toit parental, l’incapacité du garçon, auteur de la grossesse à prendre ses responsabilités, le souci de sauver son honneur, la crainte de ne pas interrompre ses études ou laisser son ambition détournée,’’.

D’autres sources ajoutent le problème de la sexualité considérée comme un tabou en famille est un autre acteur favorisant.

Un acte, plusieurs inconvénients

Dans tous les cas, l’avortement provoqué comporte des sérieuses conséquences du point de vue de la santé de la fille ou la femme.

Le médecin directeur du centre de santé MALKIA WA AMANI, docteur Boshabo Hembi s’explique :

« Lorsque le curetage est mal fait, il peut créer chez la fille un saignement abondant, delà, une forte anémie avant de causer la mort. Des risques d’infection aussi dans le cas où cet avortement est clandestin, et effectué par des profanes, des plaies à l’utérus qui peuvent, à la longue, rendre infertile la femme, des risques de perforation de l’utérus et consorts ».

Ce n’est pas que sur ce point sanitaire que les filles ou femmes se heurtent aux conséquences. L’état psychologique est également affecté, argumente Héritier Djunga.

« Plusieurs sentiments négatifs peuvent envahir la personne qui avorte de manière provoquée, et non donc spontanée. La culpabilité, le traumatisme, la dépression, des troubles anxieux, la peur d’être mère dans sa vie, et ainsi de suite ».

Au vu de ce chapelet d’inconvénients, Noëlla Bahati du projet Jeune S3 à l’ONG ‘’SOS Sida’’ exhorte les filles à se rendre dans une structure de santé pour des conseils en cas d’une grossesse non désirée.

« Au lieu d’aller chez des charlatans, il vaut mieux voir les médecins pour des conseils, ce qui donnerait un choix éclairé à qui veut avorter ». Une précision de taille est à signaler, dit-elle.

« La fille ou la femme peut provoquer l’avortement sous quelques conditions, entre autres si la santé de la mère et/ou du fœtus est en danger, si elle a subi le viol ou l’agression sexuelle ou connu l’inceste, comme l’autorise le protocole de MAPUTO ».

L’OMS indique que  97% des cas d’avortement provoqués se comptent dans les pays en voie de développement dont la RDC fait partie.

Alice Kajabika

Journaliste formée dans le cadre du projet « Mongongo na Biso 2 » à Bukavu (Sud-Kivu)

Jeune santé est allée à la rencontre d’une jeune ménagère rescapée d’un avortement « maison ». L'histoire révèle une dangereuse tendance au Nord-Kivu : se faire conseiller par ses amies du quartier sur les techniques d'avortement. Tombée dans les bras d’un homme marié peu de temps après la mort de son propre époux, Aïcha se retrouve enceinte. De peur d’être rejetée par ses proches, elle prend la décision d’avorter.

Au même moment, les femmes de son entourage rapportent que l’avortement en est tabou mais à la mode. La question qui fait tourner sa tête devient celle de savoir « comment avorter ».

Aïcha se lance dans sa propre course à l’avortement. « Comment avorter à la maison » ou « comment avorter à deux mois de grossesse » sont les phrases qui font le débat avec ses conseillères.

Et ce qu’elle entend comme réponses ferait frémir n’importe quel médecin. L’une d’elles, lui conseille de se procurer deux médicaments, notamment un traitement contre les ulcères et brûlures de l’estomac. En les combinant, apprend-t-elle, le fœtus devrait être expulsé en toute sécurité.

Aïcha sort du monde théorique pour entrer dans le monde pratique et s’embarque dans une procédure qui aurait pu lui être fatale.

Elle se procure les médicaments conseillés, dépose sa fille dans son village familial, se prépare à effectuer elle-même une intervention extrêmement risquée.

Avant de passer à la dernière étape, « elle se fait conseiller par une autre de ses débatteuses pour se rassurer ». Puis elle avale sa première tablette, suivie d’une deuxième six heures après.

La douleur devient vite insupportable. Aïcha est seule dans sa chambre et vit un enfer.

« Je me suis mise à crier, et entendre quelqu’un frapper à la porte. J’étais étendue au sol, suant et saignant à profusion. Je ne pouvais même pas me déplacer pour aller ouvrir la porte », se souvient-elle.

Elle est transportée d’urgence à l’hôpital et doit acheter le silence d’un de ses voisins qui menace de révéler son avortement.

C’est ainsi que la jeune Aïcha a enfin bénéficié après cette tragédie, d’une assistance médicale et des meilleurs soins pour son avortement (…)

Innocente KABANO

(Journaliste formée dans le cadre du projet « Mongongo na Biso 2 » à Goma)

OFFRE D'EMPLOI   Nº 03/2019/ SJS

Avez-vous moins de 30 ans, Êtes-vous un(e) activiste féministe, êtes-vous intéressé(e) par les droits sexuels des adolescentes, internet et l’entreprenariat ?

 Aimeriez-vous diriger une équipe dynamique, et motivée à faire avancer les droits des jeunes congolais (es) ?

Vous êtes certainement le (la) prochain(e) Directeur/trice Exécutif/ve adjoint/e que recherche si jeunesse savait.

Titre du poste :

Directeur/trice Exécutif/ve Adjoint/e

Lieu : Kinshasa
Mandat

de SI JEUNESSE SAVAIT :

SI JEUNESSE SAVAIT (SJS), association des jeunes féministes de la RDC, est sans but lucratif, apolitique et n'appartenant à aucune obédience religieuse.

SJS a pour mission de faire la promotion et la protection des droits humains, réaliser des études et des recherches, offrir des services, renforcer les capacités, et assurer l’autonomisation financière de tous adolescents et jeunes en particulier, les filles et des minorités sexuelles, puis promouvoir et renforcer un leadership fort de ces personnes pour qu’elles puissent parler pour elles-mêmes, en leur nom, dans leur propre environnement.

But du poste : Le/la Directeur/trice Exécutif/ve adjoint/e assure la mémoire de l’organisation. Elle élabore les rapports d'activités et est associée à la gestion financière, matérielle et administrative.

Elle donne son avis sur les priorités des dépenses et contribue à la réflexion sur l'utilisation optimale des ressources.

Responsabilité
  • Il /Elle élabore les rapports d'activités et les rapports financiers de Si Jeunesse Savait (SJS).
  • Il / Elle assure également la trésorerie de SJS et gère les fonds de l'association en concertation régulière avec la Directrice exécutive. Exécutive et si cette dernière lui en donne mandat.
  • IL / Elle a sous sa responsabilité tout le personnel d'appui.
  • IL / Elle assure l'exécution, le suivi, contrôle et l'évaluation du plan d'activités ;
  • Il / Elle est garant des obligations légales et réglementaires et pilote les dossiers administratifs et juridiques.
  • IL / Elle assure l’encadrement de l’équipe financière et comptable
  • Il / Elle conduit l’audit
Profil requis
  • Avoir moins de 30 ans
  • Être un (e) activiste féministe
  • Être détenteur (trice) d’un diplôme en sciences de gestion et de comptabilité, études supérieurs ou spécialisées en fiscalité (comptabilité, contrôle, audit) ou en finance ou d’une expérience équivalente
  • Avoir une expérience dans la gestion des projets et possédé une connaissance suffisante sur la notion du genre
  • Avoir Capacité de communiquer en français.
  • Connaitre au moins une langue nationale.
  • La connaissance de l’anglais et d’autres langues nationales est un atout.
  • Aptitudes suffisantes à utiliser l’ordinateur et la maîtrise de Windows Excel avec des connaissances de Word, Access, power point, internet.
  • Etre disponible à travailler au-delà des heures normales de service et avoir le sens de l’initiative ;
  • Etre capable de gérer le stress ;
  • Être rigoureux/se ; curieux/ se et avoir le sens de l’anticipation
  • S’engager à respecter le caractère confidentiel des informations reçues
  • Avoir des capacités à travailler en équipe et à développer de bonnes relations de travail. Le (la) candidat (e) devra incarner les idéaux et la philosophie féministe en général et en particulier ceux de SI JEUNESSE SAVAIT
  1. Une lettre d’une page (maximum) qui explique vos motivations à travailler avec SI JEUNESSE SAVAIT
  2. Une dissertation de 5 pages page maximum sur ce que signifie pour vous le féminisme et comment est-ce que vous le concevez en RD Congo
  3. Un CV à jour
  4. Une photocopie de la carte d’identité
  5. La photocopie du diplôme ou attestation tenant lieu ;
  6. Trois personnes de référence avec contacts email et   téléphonique

 

Merci de cliquer sur soumettre pour postuler

soumettre

 

 

 

Date limite: Le  15 janvier 2020

Tous les emails recevront un accusé de réception mais seules les candidates et candidats présélectionnées seront contacté-es.

Fait à Kinshasa, le 18 septembre 2019

 

Le bureau exécutif SI JEUNESSE SAVAIT

 

 

Pour toutes préoccupations, veuillez nous contacter à info@mwasi.com

Les étudiantes en sont victimes directes et les conséquences sont néfastes. Le harcèlement sexuel. Mais il y a aussi un autre aspect de ce problème qui est vrai et réel que nous devons relever. Puisque certaines personnes en ont subi les conséquences. Il s’agit des victimes indirectes, l’entourage.

Comment sont-ils affectés ? Je vous donne quelques explications dans ce billet, partant d’une expérience vécue.

Nous étions dans une réunion d’information organisée par l’ONG Si Jeunesse Savait pour un renforcement des capacités sur les violences basées sur le genre. Activité organisée lors de l’implémentation du projet AWDF « Ensemble avec les étudiants pour lutter contre le HS des femmes à l’université ».

L’experte sur les questions VBG (Violences Basées sur le Genre) dit aux étudiants : « je vais partager mon expérience en ce qui concerne le Harcèlement Sexuel en milieu universitaire. Puisque je l’ai aussi vécue ». La voici.

Les « petits bitinda » et les messages d’amour

Nous sommes en 1969 à l’Université de Kinshasa, appelée « LOVANIUM » à l’époque. Notre témoin est alors étudiante en Droit et fiancée. Par chance ou peut-être pas, elle partage le même auditoire que son fiancé, ce qui fait que tous les deux passent pratiquement toutes les journées ensemble au campus.

Malheureusement, explique-t-elle, un professeur commence alors à la courtiser en envoyant un étudiant avec qui il s’entend bien pour faire sa commission. On les appelle les « petits bitinda », en lingala, ce genre des garçons.

Du commissaire donc, l’enseignant passe aux lettres d’amour tout en exprimant ses sentiments ou en proposant des rendez-vous auxquels l’étudiante refuse d’aller. « Voyant que je ne réponds pas favorablement à ses avances, explique l’ancienne étudiante, il passe aux menaces disant qu’il me fera échouer si je ne deviens pas sa concubine ».

Le refus de la jeune fille d’alors, enrage l’enseignant qui décide de rendre la vie dure à son fiancé. Le pauvre ! Désormais, il ne fait qu’essuyer des échecs dans chaque interrogation et travail pratique des cours dispensés par le professeur harceleur.

C’est donc devenu un bras de fer entre lui et le professeur qui ne manque pas une occasion pour le ridiculiser en plein cours en présence des autres camarades.

« Nous commençons sérieusement à prendre des dispositions pour changer d’option, explique notre témoin. A cette époque, changer d’université n’est pas facile. Nous étudions déjà dans l’université la plus prestigieuse du pays LOVANIUM », Université de Kinshasa aujourd’hui.

Coup de grâce, en fin d’année, c’est de justesse que le fiancé passe de promotion, parce que le professeur était en mission en Europe pour des études!

Et si on en prenait conscience ?

Cette triste histoire vraie à la fin heureuse est juste pour vous faire comprendre que le Harcèlement Sexuel n’est pas un nouveau problème que les femmes rencontrent et se racontent entre elles à l’université. Cela existe depuis toujours.

Aujourd’hui, le problème est devenu crucial. Parce qu’on n’a jamais trouvé de solution pour mettre fin à cela. Je crains qu’il soit difficile, si non un frein, à la parité que nous voulons absolument voir venir effectivement les prochains jours dans toutes les instances de prise de décision de ce pays. Cela, tant que toute la société reste silencieuse.

Pour revenir sur l’histoire de l’experte, son fiancé est devenu son mari après leurs études de droit. Quant à elle, elle était ministre pendant quelques années en RDC, ce qui était son rêve. En passant, combien de femmes n’ont pas pu réaliser leurs rêves à cause du Harcèlement Sexuel à l’université ? À vous d’en juger !

 

Ils ont été 120 à être formés en techniques de communication en droit santé sexuelle et reproductive en Avril 2019 dans le cadre du projet « Mongongo na Biso 2 »  de Si Jeunesse Savait réalisé avec la Coalition de lutte contre les Grossesses Non Désirées, sous l’appui financier de Amplifychange

Ils sont des jeunes professionnels des médias des 4 provinces de la République Démocratique du Congo  ( Kongo central, Kinshasa, Nord et Sud-kivu)  et avaient pour mission de réaliser des productions journalistiques de tout genre sur la thématique de la Santé Sexuelle et Reproductive et de contribuer à la vulgarisation de l’article 14 du Protocol de Maputo ratifié et domestiqué par le gouvernement de la RDC.

Et parmi eux ; UN seul sera couronné comme lauréat du trophée « Mongongo na Biso » ce 3 octobre à Pullman Hôtel de Kinshasa pour avoir réalisé avec le respect de l’art  ces productions en éclairant l’opinion sur la question de la mortalité et de la morbidité maternelle. . Cette remise de trophée interviendra en marge de la célébration de la journée internationale de l’avortement sécurisé à la présence des invités et plusieurs personnalités issus de la société civile, des membres du gouvernement de la RDC, des ONG et ONGI ainsi sans oublier des institutions journalistiques de la place.

Notons que, 3 journalistes nominés des provinces précitées prendront part à cette grande journée, afin de tenter de remporter ce grand prix « Mongongo na Biso », le 1er en RDC en ce qui concerne  la santé sexuelle et reproductive.

Qui sera le (la) gagnant-e ? Quelle province marquera l’histoire en  remportant  le tout premier trophée qui récompense les journalistes sur la santé sexuelle et reproductive ? Et  comment se présente donc ce fameux trophée ? Nous le découvrirons tous ce 3 octobre 2019 !

Alors qu’il était déjà établi que nombre d’étudiants et étudiantes subissaient de multiples formes de harcèlement sexuel de la part de leurs professeurs et autorités académiques, une recherche-action menée par l’Association Si Jeunesse Savait dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Ensemble avec les étudiantes pour lutter contre le harcèlement sexuel fait aux  femmes en milieu universitaire » financé par le Fonds Développement  pour la Femme Africaine a permis de mettre en lumière plusieurs cas avérés de ce type de violence sexuelle.

En effet, des témoignages anonymes recueillis dans trois grandes universités de Kinshasa, à savoir : l’Université protestante du Congo, l’Institut supérieur de commerce et l'Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication ont conduit à prendre conscience de la gravité du problème.

D’autre part, il a été constaté que l’administration du ministère chargée de l’enseignement n’a pas pris des mesures adéquates pour protéger les étudiant(e)s vis-à-vis de leurs harceleurs et le personnel du ministère n’est pas outillé pour bien appréhender la notion même de « harcèlement sexuel ».

SI JEUNESSE SAVAIT  et HABARI RDC lancent aujourd'hui la campagne de sensibilisation #UnivSansharcelement. Cette campagne impliquera toute la communauté de blogueurs de Habari RDC ainsi que l’ensemble des lecteurs et followers de nos plateformes en ligne. Elle sera accompagnée en parallèle par des activités hors ligne (Face aux jeunes) dans les quatre régions de notre intervention (Katanga, Kasaï, Kivu et Kinshasa).

L’objectif général de cette campagne sera d’amplifier le travail de sensibilisation en partenariat avec l’association Si Jeunesse Savait, afin que :

Merci de dénoncer par vos multiples témoignages si vous avez été victime ou témoin du harcèlement sexuel dans nos milieux universitaires en écrivant des posts, des blogs avec hashtag #UnivSansharcelement #Harsexuniv #SJS #AWDF #HABARIRDC.

 

Guy Muyembe

OFFRE D’EMPLOI   Nº 01/2019 SJS

Avez-vous moins de 30 ans, Êtes-vous un/une activiste féministe, êtes-vous intéressé-e par les droits sexuels des adolescentes, internet et l’entreprenariat ?

Aimeriez-vous travailler dans une équipe dynamique, et motivée à faire avancer les droits des jeunes congolais ?

 Vous êtes certainement  le/la prochain-e administrateur (trice) que recherche si jeunesse savait.

Titre du poste :

Administrateur (trice)

Lieu : Kinshasa
Mandat

de SI JEUNESSE SAVAIT :

SI JEUNESSE SAVAIT (SJS) est une association des jeunes féministes, sans but lucratif, apolitique et n'appartenant à aucune obédience religieuse.

SJS a pour mission de faire la promotion et la protection des droits humains, réaliser des études et des recherches, offrir des services, renforcer les capacités, et assurer l’autonomisation financière de tous adolescents et jeunes en particulier, les filles et des minorités sexuelles, puis promouvoir et renforcer un leadership fort de ces personnes pour qu’elles puissent parler pour elles-mêmes, en leur nom, dans leur propre environnement.

But du poste : l’administrateur (trice) est la personne  qui assure la bonne marche du bureau, et dans le fonctionnement régulier de l'association y compris la maintenance du bureau et de ses biens.
Structure du poste : L’administrateur (trice) rend compte à la Directrice exécutive adjointe
Durée d’engagement Une année avec possibilité de renouvellement
Responsabilité
  • Elle/Il assure la bonne  gestion des ressources humaines, matérielles et financière ;
  • Elle/Il tient et gère les dossiers du personnel ;
  • Elle/Il fait le suivi de l’exécution et le respect des lignes budgétaires ;
  • Elle/Il supervise l’inventaire des équipements et bien de l’organisation;
  • Elle/Il organise et préside les réunions de staff
  • Elle/Il accompagne la Directrice exécutive et son adjointe dans la gestion des activités courantes de l’ONG ;
  • Elle/Il propose à la Directrice adjointe la cotation annuelle des agents
Profil requis
  • Être âgé de moins   30 ans
  • Être détenteur(trice) d’un diplôme en sciences commerciales, en administration,en finance, gestion des entreprises, ou domaines similaires

 Compétences et connaissances techniques requises :

  • Savoir préparer, faire le suivi et exécuter le budget ;
  • Maîtriser le classement des courriers et le traitement des courriers entrant et sortant ;
  • Connaissances suffisantes  de communication écrite et orale en français. La connaissance de l’anglais et quelques langues nationales est un atout.
  • Aptitudes suffisantes  à utiliser l’ordinateur avec des connaissances de MS Office ( Word, Excel, Access, power point), internet.
  • Être proactive dotée d’initiative et de dynamisme, honnête et un niveau élevé d’intégrité.
  • Forte compétence Organisationnelle et gestion

Compétences comportementales :

  • Avoir l’aisance orale et relationnelle ;
  • Avoir la capacité d’écoute et être disponible ;
  • Avoir la capacité d’adaptation et d’intégration ;
  • Être disponible à travailler au-delà des heures normales de service et avoir le sens de l’initiative et de créativité;
  • Être capable de  travailler sous pression ;
  • S’engager à respecter le caractère confidentiel des informations reçues
  • Avoir des capacités à travailler en équipe et à développer de bonnes relations de travail.

Expérience requise :

  • Avoir une expérience d’au moins 1 année dans la gestion administrative,
  • Avoir travaillé (e) dans une ONG serait un atout.

Le candidat ou candidate devra incarner  les idéaux et la philosophie féministe en général et en particulier à ceux de SI JEUNESSE SAVAIT

Contenu du dossier
  1. Une lettre d’une page (maximum) qui explique vos         motivations à travailler avec SI JEUNESSE SAVAIT
  2. Une dissertation de 5 pages maximum sur ce que signifie pour vous le féminisme et comment est-ce que vous le concevez  en RDCongo
  3. Un CV à jour
  4. Une photocopie de la carte d’identité
  5. La photocopie du diplôme ou attestation tenant lieu ;
  6. 3  personnes de référence

 Merci de cliquer sur soumettre pour postuler soumettre

 

 

Date limite :  le 15 juin 2019

Tous les e-mails recevront un accusé de réception mais seul(e)s les candidat(e)s présélectionné(e)s seront contactés.

Fait à Kinshasa, le 14 Mai 2019

Le bureau exécutif  de SI JEUNESSE SAVAIT

 

Pour toutes préoccupations, veuillez nous contacter sur info@mwasi.com

Chaque année depuis 1977 le monde entier célèbre la journée internationale de droits de femme, l’objectif étant de parvenir à une véritable parité entre femmes et hommes.

Le thème retenu en cette année 2019, « Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement », l’innovation par les femmes et les filles, pour les femmes et les filles, est placée au cœur des efforts pour parvenir à l’égalité des sexes.

Il est impératif  d’avoir des innovations sociales qui profitent à la fois aux femmes et aux hommes pour atteindre cette égalité des sexes, sans laissés-pour-compte. Qu’il s’agisse de planification urbaine axée sur la sécurité communautaire, de plates-formes d’apprentissage en ligne ouvrant les salles de classe aux femmes et aux filles, de garderies de qualité à des prix abordables ou de technologies conçues par les femmes pour surmonter les obstacles persistants qui les freinent, l’innovation peut permettre à la course engagée pour l’égalité des sexes. Un défi idéal pour toutes les femmes du monde.

Depuis des années, les femmes possédaient un réel désir de changement pour lequel elles se sont battues pour s’offrir cette victoire. Notons que la lutte ne se vit  pas seulement le 08 mars. Bien au contraire, ce mois de Mars est l’occasion de s’arrêter autour d’un thème précis et réorganiser les stratégies pouvant déboucher à une solution rationnelle pour éradiquer les inégalités entre homme et femme.

Ainsi, au regard de plusieurs efforts entrepris, nous saluons les exploits de ces femmes qui ont travaillé pour le changement de la vie des femme en mettant en place des solutions novatrices.

Notamment, Lady Ada Byron Lovelace, la première femme à avoir écrit un programme informatique.

d’Anna Connelly inventrice de la toute première sortie de secours sous forme d’un escalier extérieur qui fut brevetée en 1897 et est devenue obligatoire dans les années 1900 dans le code du bâtiment Américain.

Joséphine Cochran inventa la première machine à laver la vaisselle, Cette machine utilise la pression de l’eau. Elle reçut un brevet en 1886 ;

Sandrine Ngalula, une congolaise de la RD Congo, inventrice de la voiture hybride, pour ne citer que cela...

Les femmes sont capables d'autant d'innovations dans le monde. Il suffit qu'elles prennent en charge leurs responsabilités de s'engager dans ce combat.

L’égalité des sexes est un droit. La réalisation de ce droit est le meilleur moyen de surmonter certains défis les plus urgents de notre époque

Vive la #Femme Vive la #Journéedesfemmes

 

Le forum en ligne est l’une des activités qui nous permet d’atteindre un grand nombre des participants issus des universités et autres corporations à savoir les associations de lutte contre les violences faites aux femmes, organisations de la société civile et d’assistance juridique, et clubs des étudiants. Au cours d’un forum en ligne sur la page Facebook https://www.facebook.com/Sjsawdf-163826447666632/ dont le thème était « quelles sont les formes que peut prendre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et universitaire ? » , ce thème a abouti à une discussion en ligne très participative et interactive.

J’étais touché  par la contribution d’une participante  sur un fait vécu dans son auditoire. Elle était victime du harcèlement sexuel par son directeur de travail de fin de cycle, ce dernier lui a envoyé des mails et messages de menaces en lui spécifiant « si tu parles, tu seras grillée, moi la faculté me soutiendra toujours, alors tu ne pourras jamais être une financière. » La victime était très paniquée, pour remédier aux intimidations et menaces de son professeur, elle a relaté les faits répétitifs en exhibant les preuves écrites à quelques amis de son auditoire, elle s’est rendue compte que plusieurs filles de son auditoire aussi étaient victimes du harcèlement sexuel par le même professeur. Un jour, pendant que le professeur harceleur entrait dans l’auditoire pour dispenser son cours, toutes les étudiantes victimes avec le soutien des autres étudiants ont commencé à hurler sur l’enseignant :

‘’’’’SEMEKI !!! SEMEKI !!! SEMEKI !!! éééé ééééé ééééé éééé’’’’’’’’’ qui signifie beau-frère !!!!

Ce professeur réputé grand harceleur sexuel était convaincu qu’il bénéficierait d’une totale impunité, finalement il a été démasqué, et même s’il n’est pas allé comparaitre devant une juridiction compétente mais il a été sanctionné de façon diffuse par les victimes et l’ensemble de son auditoire.

Ensemble luttons contre le harcèlement sexuel fait aux femmes en milieu universitaire, par manque des mécanismes internes sur la sanction des auteurs de ces abus, ont poussés ces étudiants à agir.

Mettons en place de mesures disciplinaires de sanction pour qu’aucun abus ne reste impuni.

La République Démocratique du Congo vient de traverser la plus lourde restriction de l’internet de son histoire. Cette coupure a intervenu le 31 Décembre 2018 dans l’avant midi, 24 heures après les scrutins du 30 Décembre dont on avait combiné : le présidentiel, les législatives nationales et provinciales dans l’ensemble du territoire congolais. Il a fallu serrer la ceinture pendant près de vingt jours, soit jusqu’au 19 Janvier 2019, pour voir le rétablissement de l’internet, avec une lenteur considérable. Un désarroi inédit !

 

Pourquoi cette coupure ?

Tout a commencé avec des publications des résultats des élections des bureaux de vote à travers les réseaux sociaux qui ont alimenté la nuit du 30 au 31 Décembre. Avec l’individualisation des informations, certaines personnes avaient en leur possession, les résultats des votes écrit à la main ou saisis à la machine, qu’ils  mettaient en ligne ou les partageaient via WhatsApp.

Ce qui s’est avéré menaçant pour le Gouvernement qui a pris l’option de restreindre la connexion internet, et des messages téléphoniques, afin d’empêcher, selon lui, la propagation spectaculaire des fake news dans l’opinion, avant la publication des résultats provisoires par l’organe ayant habileté qu’est la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Des inquiétudes…

Face à un tel « shutdown », les Congolais ont déploré, avec leur dernière énergie, ce comportement que certains qualifiaient d’entrave à la liberté d’expression et du droit humain parce que avoir l’internet est un droit. Le monde d’aujourd’hui est dominé par les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, et l’on ne peut plus se passer de l’internet. Des nombreux commerces, des transactions, les études, le travail, etc.,  se font aujourd'hui grâce à l’internet, des nombreuses familles vivent grâce à un parent à l’étranger. Cette dernière étant devenue indispensable dans le quotidien des congolais. C’est ainsi que la majorité d’entre eux souhaitent que le Gouvernement change des stratégies quant au maintien de la sécurité nationale.

 

Des Navigateurs d’internet, en passant par les réseaux sociaux, le peuple congolais passe des temps forts de communication sur internet. Ce qui paraît impossible, pour certains, de vivoter deux jours sans connexion internet. Leur priver de l’internet c’est violé leurs droits.

Une dissuasion économique

Selon les derniers chiffres donnés par CIPESA sur l’impact économique des distributions d’arrêt d’internet en Afrique subsaharienne, en septembre 2017, la RDC perd un coût total de 1.936.911 dollars américains par jour, en cas de coupure d’internet. Alors, imaginez pour les 20 jours. Les chiffres sont alarmants.

C’est un record de coupures à l’échelle mondiale. Il est impérieux d’en arrêter là. Sinon, comment vouloir construire une économie prospère en posant en même temps des actes qui la détruisent ? A chacun d’y répondre…

Mais il faudra se poser la question qui paie le pot cassé ? les répercutions se feront sentir au niveau de la population.

Quel gâchis !

 

Pendant la vidéo projection organisée par Si Jeunesse Savait (SJS) dans le cadre de la clôture des activités des seize jours d’activisme, ces assises étaient une occasion de réunir les étudiants des universités suivantes : Université Protestante au Congo(UPC), Institut Supérieur de Commerce( ISC), Institut Facultaire des Sciences de L’Information et de la Communication (IFASIC), Université de Kinshasa( UNIKIN), Institut Supérieur des Techniques Appliquées (ISTA), Académie des Beaux-Arts (ABA), Université Technologique Bel Campus( UTBC), Université Simon Kimbangu(USK), Université Islamique Al-Mustapha(UIAM)… pour suivre les films et documentaires sur le harcèlement sexuel fait aux femmes en milieu universitaire.

Le silence lié au harcèlement sexuel, d'où provient-il? 

Cette vidéo projection a engendré un débat houleux qui m’a personnellement instruit sur la culture du silence lié au harcèlement sexuel, les victimes (étudiantes) n’ont jamais approchées les instances judiciaires ou l’administration de leurs universités respectives pour parler de leur expérience dont elles sont victimes, même si elles avaient  des preuves  du harcèlement sexuel.

Elles ont peur de dénoncer ce problème dont elles sont victimes de façon récurrente, pour des raisons suivantes : certains  harceleurs sont élevés en dignité, ils  occupent des fonctions influentes dans notre pays, Ces derniers se croient au-dessus de la loi et autres mécanismes internes de sanctions des universités. D’autre parce que ils ont des relations particulières avec les membres du comité de gestion, et ils savent que quoi qu’il arrive ils ne seront pas poursuivis ou chassés de l’université ou institut.

Cela décourage les victimes à déposées plaintes via les canaux institutionnels de l’université ou saisir les instances  judiciaires compétentes en matière du harcèlement sexuel et autres formes des violences, elles ont témoignées à tour de rôle pour signifier que ces harceleurs suite à leur positionnement dans la société et de l’impunité dont ils jouissent, ces derniers n’ont pas la crainte de laisser les traces écrites (sms), des vidéos pornographiques, des intimidations, des insultes…

Au cours de ce débat, c’est encore l’accoutrement des femmes qui revient comme cause du harcèlement sexuel. Étudiants, ont déclarés en disant « lorsque les femmes à l’université s’habillent de manière sexy, c’est une façon de dire aux hommes, suivez nous, nous sommes la proie du harcèlement sexuel !!! » ; ces croyances préjudiciables culpabilisent les victimes et déresponsabilisent les auteurs du harcèlement sexuel. Après avoir visionné le film prévu pour le débat de ce jour-là, les étudiants ont compris qu’être victime du harcèlement sexuel n’est pas seulement due à l’accoutrement, c’est l’état d’esprit de la personne qui veut à tout prix avoir des relations sexuelles avec son étudiante. Raison pour laquelle il multiplie des tacts, des chantages, menaces, des pièges etc…

Comment remédier à ce problème liée à l’impunité et d’abus du pouvoir des harceleurs

A mon humble avis, pour répondre à cette situation préoccupante liée à l’impunité et d’abus du pouvoir des harceleurs dignitaires de l’enseignement supérieur et universitaire, l’élaboration des normes disciplinaires par les experts de l’ESU et experts en droit, appuyé par Si Jeunesse Savait (SJS) est une urgence qui viendra en appui de la loi N° 017/002 du 3 octobre 2002 portant code de bonne conduite de l’agent public de l’Etat.

Les enseignants jouant de trafic d’influence ou de leur position hiérarchique dans la société doivent servir la génération future de modèles en cherchant à se corriger de toute immoralité qui ternie l’image de nos universités et instituts supérieurs.

En juin 2015, SJS a été choisi par PAI, une ONG américaine pour être partenaire sur le projet QUEST qui vise à comprendre la qualité des services de planification familiale dans 5 pays à savoir la RD Congo, l’inde, Myanmar, l’Éthiopie que le Pakistan. Cette recherche est financée par la fondation Packard

Le projet de recherche sur la qualité des services de planification familiale était focalisé principalement sur la ville de Kinshasa. Dont vous trouverez plus amples d’informations sur ce lien https://mwasi.com/planification-familiale-en-rdc-les-jeunes-recherchent-la-qualite-des-services-recus/

La recherche avait finalement démontré que Les adolescents surmontent de nombreux obstacles pour obtenir les services de santé de qualité et les produits de base dont ils ont besoin. C’est ainsi qu’une deuxième phase a été mené par Si jeunesse savait en partenariat avec SANRU pour faciliter l'accès aux services de qualité de planification familiale aux adolescents et jeunes en RDC.

Cette deuxième phase a eu comme objectifs :

Voici les fiches techniques PF actualisés pour répondre ce problème :

FICHES TECHNIQUES POUR PAIRS ÉDUCATEURS ET MENTORS

Lors d’une réunion organisée tôt dans la matinée par l’association des jeunes féministes « Si Jeunesse Savait » (SJS) les étudiants de l’UPC, l’ISP et l’IFASIC étaient invités à participer à des conférences sur le thème du harcèlement sexuel. Parmi ces étudiants, nombreux étaient ceux qui venaient pour la première fois et n’avaient jamais été sensibilisés sur la problématique du HS à l’université.

Certains des participants taquinaient une étudiante qui venait juste d’arriver. Ils l’ont fixée du regard et ont commencé  à la submerger de questions, du genre « pourquoi était-elle venue en retard ? Pourquoi était-elle mal-habillée comme ça? Ne savait- elle pas qu’elle faisait honte à voir ? »

L’accoutrement de la jeune étudiante , est une raison valable pour se faire harceler ?

Ces garçons lui demandaient donc la raison qui l’avait

poussée à porter une petite robe fleurie parce qu’ils trouvaient cette robe très sexy et ils la considéraient comme une impudique de se vêtir de cette manière. La jeune femme s’était retrouvée accablée de honte, mise extrêmement mal à l’aise et ne pouvait supporter de suivre sa formation tant l’attitude de ces garçons l’avaient dérangée. Heureusement que le thème de la formation parlait du Harcèlement Sexuel !

La première intervenante, avait comme thème « les violences sexuelles et le genre ». Ce thème tout justement nous avait emmené à faire un débat sur l’habillement des filles/femmes. Elle avait pris la parole pour interpeller ces étudiants sur le fait qu’ils avaient intimidé et menacé cette jeune étudiante en raison de son habillement. Elle leur avait expliqué et fait comprendre que ce n’est pas le fait que la fille s’habille en une courte robe qui leur donne le droit de la harceler.

Ce jour-là, cette histoire de robe  avait servi de parfaite illustration pour sensibiliser les étudiants sur la lutte contre le harcèlement sexuel en milieu universitaire. En effet, même des remarques anodines sur la manière de s’habiller peuvent être assimilé à du harcèlement sexuel.

Selon moi je pense que les étudiants avaient eu beaucoup de chance à pouvoir participé à cette réunion d’autant plus parmi ces étudiants, il y a encore une majeure partie qui vivent dans l’ignorance, et qu’ils n’ont pas souvent l’occasion de participer à des telles formation. Il sera donc impérieux de penser à sensibiliser également le corps professorale, académique et administratif car à nos jours le harcèlement sexuel est un fait réel qui semble être négligé.

Les enseignants aussi doivent s’investir dans l’éducation éthique et morale des étudiants et étudiantes, ce n’est pas seulement former des médecins, économistes, avocats ; mais aussi quand ils terminent l’université ils accèdent dans le monde professionnel avec un bagage d’éthique avec eux.

 

Les besoins en planification familiale (PF) chez les jeunes sont d’autant plus criants que les complications liées à la grossesse sont la première cause de mortalité chez les femmes de 15 à 19 ans. Il faut noter par ailleurs que les adolescentes contribuent à 20 % à la mortalité maternelle dans le pays. Mais l’analyse des normes et directives de la SRMNEA montre que ces dernières ne sont pas adaptées aux besoins des adolescents et jeunes tels que exigés par les normes actuelles de l’OMS qui recommandent la prise en compte des aspects spécifiques des adolescents et jeunes dans la prestation des services de santé sexuelle et reproductive, particulièrement les services de PF.

Pour répondre à ce problème, la DSFGS, le PNSA ont organisé en collaboration avec le PNSR avec l’appui financier de SANRU et SI Jeunesse Savait et les Partenaires Techniques intervenants dans le domaine de PF un atelier de mise à jour des documents normatifs SRMNEA interventions de Planification Familiale (Volume 6) du 22 au 23 aout 2018. Afin de Contribuer à l’amélioration de la qualité des soins de santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’Adolescent en R.D. Congo.

Découvrez le résumé de ces échanges qui permet aux documents normatifs de prendre en compte les besoin

s des adolescent et jeunes de la R.D. Congo en matière de Planification Familiale en cliquant sur ce lien Rapport atelier de mise à jour des docuements normatifs

Rapport mise a jour des documents normatifs

Avez-vous moins de 30 ans, Êtes-vous une activiste féministe, êtes-vous intéressé-e par les droits sexuels des adolescentes, internet et l’entreprenariat ?

Aimeriez-vous diriger une équipe dynamique, et motivée à faire avancer les droits des jeunes congolais ?

Vous êtes certainement la/le prochain-e directrice/teur exécutive/tif que recherche si jeunesse savait.

Date limite le 31 mai 2019

Postulez

Le protocole de Maputo représente un enjeu de taille pour la grande communauté qui lutte pour que les femmes et les filles de la république démocratique du Congo accède aux services de santé reproductive.

En 2017 encore, au moins 3 différentes recherches produites par me ministère de la santé publique, Guttmâcher Institute et la Columbia university avec ses partenaires locaux a montré que la RDC continue de figurer parmi les 6 pays plus gros contributeurs à la mortalité maternelle et que les avortements clandestins en sont une des raisons.

Le fait que l’avortement sous toutes ses formes soit rendu illégal par un code pénal datant de l’époque coloniale a poussé la réalisation des besoins en avortements dans les mains des charlatans peu scrupuleux de l’hygiène, ne pouvant s’informer sur les techniques les plus récentes.

Ceci a exposé beaucoup de femmes et des filles surtout à des conséquences graves qui ont très souvent entrainé la mort.

C’est donc pour trouver des solutions à tout ceci que le ministère de la santé publique a mené une étude sur la contraception et les avortements en 2017, avec l’appui financier de IPAS. Cette étude a permis d’avoir des évidences sur les pratiques, conséquences et besoin en matière d’avortements sécurisés

Les résultats de cette étude ont été disséminé, avec le concours de la coalition de lutte contre les grossesses non désirées (CGND), auprès de différentes parties prenantes que sont les médecins et autres corps médicaux, les juristes ainsi que de la société civile en générale.

En mars 2018, une réunion a ensuite, été organisé avec les hauts magistrats du conseil supérieur de la magistrature (CSM). Cette dernière réunion a sorti 3 principales recommandations qui sont la publication du protocole de Maputo au journal officiel (1), l’harmonisation des textes (2) et l’application immédiate du dit protocole.

C’est en se basant sur ces recommandations de la haute magistrature du pays que le ministère de la santé publique de la RD Congo est allé vers le directeur de publication du journal officiel.

En outre, il a été saisi l’opportunité de publié également les observations générales par la même occasion.

Il faut rappeler ici que même si la RDC a signé et ratifié le protocole depuis 2008, son application restait suspendu au fait que ledit protocole n’avait jamais été publié au journal officiel, conditions sine qua non pour la rendre opposable à tous.

Avec cette publication, ainsi que les mesures d’applications et autres lignes directrices et fiches techniques qui seront élaborés cette fois-ci par les techniciens du ministère de la santé et les différents programmes nationaux, l’on peut dire certainement que cet accès à un service sécurisé est ouvert à toutes.

Il faut dire que dans un pays ou les violences sexuelles sont presque quotidienne, le protocole de Maputo qui enjoint les états de protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus est d’une importance vitale pour assurer le respect et la promotion des droits de la femme à la santé, y compris la santé sexuelle et reproductive

L'équipe Si jeunesse savait (SJS) chargée de la gestion des projets a participé du 06 au 09 Mars 2018 dans l’enceinte de la paroisse Saint Clément à Kinshasa, à une formation de 4 jours en suivi-évaluation orchestrée par Monsieur Floribert KABEYA IBANDA, Senior Manager de projets et, Président du Conseil d’Administration de l’ONGD Appui Conseil pour le Développement ; « ACODEV ».

En 4 jours d'échanges et d'harmonisation des pratiques, les staffs Si jeunesse savait ont revisité les principes fondamentaux et les subtilités des méthodologies et processus d'évaluation en matière de développement de projet.

Après une phase d'introduction et la définition des concepts de suivi et d'évaluation, de gestion axée sur les résultats de développement et de la théorie du changement dans le cycle de projet, les notions de pertinence, efficacité, efficience, impact, durabilité ainsi que la définition de la structure de projet,  plan de suivi de projet et le système d’évaluation   ont été approfondies à travers des analyses et des études de cas tirées des projet réellement mis en œuvre par Si jeunesse savait.

Pour lire le rapport, merci de cliquer sur ce lien. Rapport-de-Formation-en-Monitoring-et-Evaluation-des-Staffs-de-SJS.pdf

A l’occasion du 8 mars, Journée international des droits des femmes, Seronet fait le point sur quelques chiffres relatifs au VIH concernant les femmes dans le monde.

VIH dans le monde : la part des femmes

En 2015, à l’échelle mondiale, environ 17,8 millions de femmes (âgées de 15 ans et plus) vivaient avec le VIH, soit 51 % de toute la population vivant avec le VIH. Environ 900 000 des 1,9 million des nouveaux cas d’infection par le VIH constatés dans le monde en 2015 – soit 47 % – ont concerné des femmes. Ce sont les jeunes femmes et les adolescentes de 15 à 24 ans qui sont particulièrement touchées. A niveau mondial, environ 2,3 millions d’adolescentes et de jeunes femmes vivaient avec le VIH en 2015, représentant 60 % de toute la population de jeunes (de 15 à 24 ans) vivant avec le VIH. 58 % des nouveaux cas d’infection par le VIH chez les jeunes de 15 à 24 ans en 2015 touchaient des adolescentes et des jeunes femmes.

Selon la même source, les différences régionales concernant les nouveaux cas d’infection par le VIH chez les jeunes femmes et la proportion de femmes (âgées de 15 ans et plus) vivant avec le VIH par rapport aux hommes sont considérables. Elles sont encore plus importantes entre les jeunes femmes (âgées de 15 à 24 ans) et les jeunes hommes infectés. En Afrique subsaharienne, 56 % des nouveaux cas d’infection par le VIH ont touché des femmes, et ce taux a été encore plus élevé chez les jeunes femmes de 15 à 24 ans, représentant 66 % des nouveaux cas d’infection.

Dans les Caraïbes, les femmes ont représenté 35 % des adultes nouvellement infectés, et 46 % des nouveaux cas d’infections ont touché les jeunes femmes de 15 à 24 ans. En Europe de l’Est et en Asie centrale, 31 % des nouveaux cas d’infection par le VIH ont touché des femmes ; toutefois, le taux des nouveaux cas d’infection touchant les jeunes femmes de 15 à 24 ans a atteint 46 %. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les femmes représentent 38 % des adultes nouvellement infectés, alors que 48 % des jeunes femmes de 15 à 24 ans sont nouvellement infectées. En Europe occidentale, en Europe centrale et en Amérique du Nord, 22 % des nouveaux cas d’infection ont touché des femmes, ce taux étant plus élevé chez les jeunes femmes de 15 à 24 ans, avec 29 % de nouveaux cas d’infection (1).

Des inégalités entre les femmes elles-mêmes

Certaines femmes sont plus exposées au VIH que d’autres. C’est notamment fonction de l’appartenance à certaines groupes. L’incidence du VIH sur certains groupes spécifiques de femmes est disproportionnée. Selon une analyse d’études mesurant la prévalence cumulée du VIH dans 50 pays, on estime que, dans le monde, les travailleuses du sexe ont environ 14 fois plus de risques d’être infectées par le VIH que les autres femmes en âge de procréer (2). Par ailleurs, d’après des données émanant de 30 pays, la prévalence cumulée du VIH chez les femmes qui consomment des drogues injectables était de 13 %, contre 9 % chez les hommes qui consomment des drogues injectables (3).

Une féminisation de l’épidémie de VIH en France

Au fil des années, l’épidémie à VIH/sida s’est fortement féminisée en France aussi : la part de nouveaux diagnostics est passée, en France, de 13 % en 1987 à 33 % en 2009. La contamination hétérosexuelle est le principal vecteur de transmission du VIH (54 % des découvertes de séropositivité) et les femmes constituent la majorité de ces contaminations. Par rapport aux hommes, elles sont contaminées plus jeunes.

En France, les femmes représentent environ 30 % des nouvelles contaminations par le VIH chaque année, une part importante d’entre elles sont nées à l’étranger et en particulier en Afrique subsaharienne. Si on regarde les données de 2016, on note que les hétérosexuels, la majorité des découvertes de séropositivité est constituée par les 2 300 personnes nées à l’étranger. Il s’agit à 80 % de personnes nées en Afrique subsaharienne et à 63 % de femmes. Les découvertes à un stade avancé concernent plus particulièrement les hommes que les femmes.

Les femmes migrantes, en plus grand nombre que les hommes en France, subissent plus de problèmes liés à la santé sexuelle : complications propres à la grossesse et à l’accouchement, violences sexuelles. Ces états sont dépendants des conditions du pays d’origine (mutilations sexuelles, mariages forcés), et du parcours migratoire (viols, trafic d’êtres humains). Ils peuvent être renforcés à l’arrivée dans le pays d’accueil, la période d’installation correspondant souvent à une période de précarité sanitaire et sociale, qui accroît les risques d’exposition aux VIH et aux infections sexuellement transmissibles.

Quels facteurs exacerbent la prévalence du VIH ?

C’est une évidence… mais qu’il est bon de rappeler. La violence à l’égard des femmes et des filles augmente leurs risques d’infection par le VIH (4). Une étude menée en Afrique du Sud a démontré que le lien entre la violence infligée par un partenaire intime et le VIH était plus marqué en présence d’un comportement dominateur et d’une prévalence élevée du VIH.

Dans certains contextes, jusqu’à 45 % des adolescentes indiquent que leur première expérience sexuelle a été forcée. Dans le monde, plus de 700 millions de femmes en vie aujourd’hui ont été mariées avant leur dix-huitième anniversaire. Souvent, elles disposent d’un accès restreint aux informations de prévention, et de moyens limités pour se protéger contre une infection par le VIH. A l’échelle mondiale, sur dix adolescentes et jeunes femmes de 15 à 24 ans, seulement trois d’entre elles ont des connaissances complètes et exactes sur le VIH (5). Le manque d’informations sur la prévention du VIH et l’impossibilité d’utiliser de telles informations dans le cadre de relations sexuelles, y compris dans le contexte du mariage, compromettent la capacité des femmes à négocier le port d’un préservatif et à s’engager dans des pratiques sexuelles plus sûres, rappelle l’ONU Femmes.

La séropositivité : une double peine pour les femmes

D’autres données indiquent que les femmes vivant avec le VIH sont davantage exposées à des actes de violence (6), y compris des violations de leurs droits sexuels et génésiques (la santé reproductive). Des cas de stérilisation involontaire ou forcée et d’avortements forcés chez les femmes vivant avec le VIH ont été signalés dans au moins quatorze pays. De plus, les normes juridiques affectent directement le niveau de risque pour les femmes de contracter le VIH, rappelle l’Onu Femmes. Dans bon nombre de pays où les femmes y sont le plus exposées, les lois qui sont censées les protéger sont inefficaces. Le manque de droits juridiques renforce le statut de subordination des femmes, en particulier au regard des droits des femmes de divorcer, de posséder et d’hériter de biens, de conclure des contrats, de lancer des poursuites et de témoigner devant un tribunal, de consentir à un traitement médical et d’ouvrir un compte bancaire. Par ailleurs, les lois discriminatoires sur la criminalisation de la transmission du VIH peuvent avoir des répercussions disproportionnées sur les femmes, car elles sont plus exposées à être soumises à des tests de dépistage et ainsi à savoir si elles sont ou non infectées lors de soins au cours de la grossesse. Les mères séropositives sont considérées comme des criminelles en vertu de toutes les lois relatives au VIH en vigueur dans plusieurs pays en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, ce qui leur interdit, explicitement ou implicitement, d’être enceintes ou d’allaiter, de crainte qu’elles transmettent le virus au fœtus ou à l’enfant (7).

La réponse face au VIH pour les femmes

A l’échelle mondiale, entre 76 et 77 % des femmes enceintes ont eu accès à des médicaments antirétroviraux pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant, indique l’Onu Femmes (données pour 2015). Malgré ce taux encourageant, plus de la moitié des 21 pays prioritaires du Plan mondial d’Onusida ne parvenaient pas à répondre aux besoins en services de planning familial d’au moins 25 % de l’ensemble des femmes mariées. Autre élément : les gouvernements reconnaissent de plus en plus l’importance de l’égalité des sexes dans les interventions face au VIH qui sont menées à l’échelle nationale. Cependant, seulement 57 % (sur les 104 pays qui ont soumis des données) d’entre eux disposaient d’un budget spécifique. De leur côté, les dépenses du Fonds mondial de lutte contre le sida consacrées aux femmes et aux filles ont augmenté, passant de 42 % de son portefeuille total en 2013 à environ 60 % en 2015.

 
(1) : Onusida, estimations de 2015 provenant de la base de données en ligne AIDSinfo. Les données désagrégées supplémentaires correspondent aux estimations non publiées fournies par l'Onusida pour 2015, obtenues à partir de modèles des épidémies de sida spécifiques aux pays.
(2) : Stefan Baral et al. (15 mars 2012), "Burden of HIV among female sex workers in low-income and middle-income countries: a systematic review and meta-analysis", The Lancet Infectious Diseases, vol. 12, no 7. p. 542.
(3) : Onusida (2014) The Gap Report, p. 175.
(4) : R. Jewkes et al. (2006) « Factors Associated with HIV Sero-Status in Young Rural South African Women: Connections between Intimate Partner Violence and HIV », International Journal of Epidemiology, 35, p. 1461-1468 ;
(5) : Onusida (2015) Rapport 2015 sur la Journée mondiale de lutte contre le sida "On the Fast-Track to end AIDS by 2030: Focus on Location and Population", p. 75.
(6) : L’OMS et ONUSIDA (2010) "Addressing violence against women and HIV/AIDS: What works?", p. 33.
(7) : Commission mondiale sur le VIH et le droit (2012) « Risques, droit et santé », p. 23.

Le Comité Technique Multi sectoriel Permanent pour le repositionnement de la planification familiale en RDC

Mis en place en 2009 par le Ministère de la Santé Publique avec l’appui de ses différents partenaires, ONG nationales et internationales. A la suite de la 2e conférence sur le repositionnement de la PF.

Ce comité sera rejoint plus tard par d’autres Ministères impliqués dans la PF comme le Ministère du Plan et de suivi de la mise en œuvre de la révolution de la modernité ; le Ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant ; le Ministère des Affaires Sociales ainsi que beaucoup d’organisations de la société civile, y compris les confessions religieuses et les associations des jeunes. Ce comité se réunit chaque dernier Jeudi du mois en session, et en session extraordinaire chaque fois qu’une question importante de PF l’exige.

Parmi les réalisations à l’actif de ce comité, on cite la mobilisation de la forte délégation de la RDC qui avait participé à la conférence internationale sur la PF organisée au siège de l’union Africaine à Addis Abeba en Novembre 2013 ; l’élaboration d’un plan stratégique national de PF à vision multisectorielle ; l’élaboration d’une proposition de loi sur la SR/PF en instance d’examen à l’assemblée nationale, et l’organisation technique de la 3ème conférence nationale de PF en cours.

Ce comité est présidé par le Dr Arsène Binanga.

Qui est Arsène Binanga ?

Dr. Arsène Binanga est le coordonnateur national du CTMP. Il est médecin docteur titulaire d'une maîtrise en santé publique de l'Université de Liverpool, directeur du pays pour l'Université de Tulane et directeur des programmes de planification familiale en République démocratique du Congo (RDC).

Mot de clôture du Dr Arsène Binanga à l’atelier sur la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes.

 Je voudrai sincèrement féliciter l’initiative d’organiser l’atelier

  1. Qui donne de la matinée et aussi les orientations que nous allons mettre dans le plan stratégique pour accélérer l’atteinte des objectifs
  2. Cet atelier a donné une grande opportunité de discuter des questions des Jeunes et Ado et avoir un contenu à mettre dans le rapport de la revue à mi-parcours

Le souhait

  1. Capitaliser cette activité et partager largement les acquis
  2. Que la DPS nous aide à avoir / inclure les éléments de cet atelier dans le PAO des provinces

Cependant

En conclusion :

Comme le pays a besoin d’accélérer :

  1. A la prochaine réunion de CTMP, le sous-groupe Jeune et Ado sera créé officiellement et une recommandation sera envoyée aux provinces avec CTMP pour faire la même chose : CREER le SOUS GROUPE ADO ET JEUNES
  2. Les recommandations seront incluses dans la revue mi-parcours du plan stratégique comme stratégie, orientation pour accélérer l’atteinte des objectifs 2020.
  3. Enfin nous allons capitaliser les conclusions sorties de cet atelier. Nous allons convoquer une réunion avec les bailleurs et les organisations de mise en œuvre pour partager ces pratiques et encourager leur utilisation.

Dr Arsène Baninga

Dr Arsène Baninga

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8, Bamboma, Q/Bisengo, Kinshasa/ Bandalungwa, Rep. Dom. Du Congo
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