femme sida

Dans quelle mesure le VIH/SIDA affecte-t-il différemment les femmes et les hommes ? Face à cette « sexospécificité » de l’épidémie, quelles actions les communautés et les gouvernements peuvent-ils mettre en oeuvre pour lutter de façon efficace contre ce fléau ?

Ce document de l’ONUSIDA (Programme Commun des Nations Unis sur le Sida/VIH) a été rédigé afin de promouvoir une action accrue et améliorée dans les domaines interdépendants du sida et de l’inégalité entre les sexes à l’échelon des pays. Il souligne trois principes transversaux essentiels : connaître l’épidémie ; faire en sorte de fonder les ripostes sur des preuves éclairées; et ancrer les stratégies, politiques et programmes dans les droits de la personne.

Le document souligne que la définition des priorités relatives à la sexospécificité et aux programmes sida pourra varier en fonction de la situation épidémique du pays et des contextes locaux. Par exemple, dans les épidémies généralisées et les situations hyperendémiques, une action efficace et durable de prévention du VIH exigera des activités concertées et d’une grande portée pour mettre en question et modifier les normes sexospécifiques néfastes et les inégalités entre hommes et femmes, mais aussi des activités ciblées pour rendre plus sûres les communautés, en particulier pour les jeunes femmes et les fillettes.

Extrait :

« C’est par la voie sexuelle que le VIH est le plus souvent transmis. De ce fait, il est depuis longtemps admis que l’inégalité des rapports entre hommes et femmes et les normes sociales de féminité et de masculinité ont une influence importante sur les épidémies de VIH. L’inégalité entre les sexes et les normes sexospécifiques néfastes ne sont pas seulement associées à la propagation du VIH mais aussi à ses conséquences. Par exemple, les femmes et les jeunes filles portent souvent un fardeau disproportionné de responsabilités dans les familles touchées par le VIH. Les normes et attentes sexospécifiques rendent également les hommes vulnérables au VIH – notamment en influant sur la sexualité et la prise de risque chez les hommes et en rendant les hommes et les garçons moins prêts à se faire soigner lorsqu’ils tombent malades.

Le but du présent document d’orientation est de promouvoir une action accrue et améliorée dans les domaines interdépendants du sida et de l’inégalité entre les sexes à l’échelon pays, soulignant trois principes transversaux essentiels, à savoir ‘connaissez votre épidémie’ ; faites en sorte que les ripostes soient fondées sur des preuves éclairées et ancrez les stratégies, politiques et programmes dans les droits de la personne. Ce document complète les directives et outils sexospécifiques existants en mettant l’accent sur le processus de renforcement de l’action destinée à s’attaquer aux inégalités entre les sexes. Il n’a pas pour but de décrire en détail comment intervenir dans des domaines ou secteurs thématiques particuliers, car un large éventail de matériels et outils de formation existent déjà pour guider et soutenir des interventions spécifiques. »

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